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« The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE |
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PostPosted: Tue 5 Sep 2017, 20:47    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

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J'ai décidé de reprendre mon témoignage sur la thérianthropie. Cependant, je fais un nouveau sujet parce que je vais tout réécrire.
Je mets quand même les mêmes indications que sur mon ancien témoignage :

Tout commentaire immature, insultant ou violent, sera signalé.
Vous n'aimez pas ? Vous ne comprenez pas ? Vous pouvez toujours commenter, mais inutile de venir cracher votre haine sur moi.
Si vous ne comprenez vraiment pas, passez votre chemin.


----------------------------------------------------



~ THE WOLF INSIDE ~
© dessin de Bubulle

Je m'appelle Marine, j'ai 18 ans, je suis en Terminale L. Je pourrais être comme vous ; une simple adolescente avec ses propres problèmes et ses propres sources de joie. Une adolescente qui aime lire, dessiner et écrire. Une adolescente qui mène une vie plus ou moins normale et qui a comme rêve d'entrer dans la police.
Oui je pourrais être comme vous. Sauf que je suis ce que l'on appelle une thérian.



QU’EST-CE QUE LA THÉRIANTHROPIE ?


Il existe plusieurs hypothèses quant à l’existence de la thérianthropie. Certains disent qu’un thérian a une profonde connexion spirituelle avec l’animal auquel il s’identifie. D’autres affirment qu’un thérian possède une âme animale dans un corps humain. Et d’autres encore parlent de réincarnation. Personne ne sait vraiment lesquelles de ces trois suggestions sont vraies ; peut-être le sont-elles toutes les trois. Chacun vit sa thérianthropie de manière différente, et ne voit donc pas les choses de la même manière.

Être thérian peut sembler être un sentiment bizarre aux yeux des autres, voir même de notre propre vision, mais c’est finalement un ressenti parfaitement réel et profond. C’est intense, unique, inexplicable même. C’est pour cela que je vais faire de mon mieux pour vous expliquer ce que nous ressentons.

Un thérian se ressent comme étant littéralement animal au fond de lui. Cependant, un thérian ne niera JAMAIS son humanité ; il se sait humain et a conscience de sa vie d’humain. Attention : un thérian ne peut PAS se transformer en animal. Nous ne sommes pas des lycanthropes ou autres créatures surnaturelles de ce genre. Nous ne possédons aucun pouvoir, aucune force surhumaine. Nous sommes comme vous d’un point de vue extérieur, des humains. A l’exception que notre âme, elle, n’est pas humaine.

Il faut déjà savoir que la thérianthropie, ce n’est pas un jeu. Ni même une lubie d’un adolescent perdu qui cherche à se rendre intéressant. Ou ni un trouble mental ou une fantaisie. Ce n’est en aucun cas quelque chose de drôle, de « stylé » ou même de « cool ». Les thérians vivent souvent mal leur thérianthropie, et sont sujets à des crises de dysphorie d’espèce. Mais j’y reviendrai plus tard.

Les personnes-animales possèdent donc un thériotype (ou kintype, les deux sont valables). Il s’agit de l’animal auquel elles sont liées. Il arrive qu’un individu s’identifie à plusieurs animaux à la fois ; dans ces cas-là, nous parlons alors de polyanthropes. Il s’avère y avoir énormément de loups dans la communauté thérian, mais nous pouvons également y trouver des blaireaux, des renards, des chouettes, des biches, des lapins, des serpents, des corbeaux… bref, de tout. Personnellement, je connais un blaireau, un chat, un husky, un loup et un dragon. J’ai rejoint un forum sur la communauté thérian, c’est là-bas que je les ai rencontré.

Être thérian, ce n’est pas simplement se sentir proche d’un animal. Si c’était le cas, presque toute la population serait considérée comme étant thérian. Non, c’est quelque chose de beaucoup plus profond. Il faut souvent des mois, voir des années de recherche avant de comprendre que nous sommes thérians et surtout quel est notre thériotype. On ne devient pas thérian du jour au lendemain parce qu’on trouve ça super d’être animal au fond de soi. Je me répète, mais la thérianthropie n’est vraiment pas un jeu ou quelque chose à prendre à la légère. C’est un sujet très sérieux, quoi que souvent moqué par ceux qui ne comprennent pas et qui jugent sans connaitre ou même sans tenter de comprendre ne serait-ce qu’une infime partie de ce que nous sommes.

Il y a tant de façon de vivre notre identité non-humaine.
Des façons que je vous expliquerai bientôt.

MEMBRES FANTÔMES


Un thérian a obligatoirement été confronté au moins une fois dans sa vie à des membres fantômes. Ces apparitions ne s’expliquent pas réellement, elles sont là, c’est tout. Les membres fantômes peuvent se manifester à tout moment ; pour certains toutefois, ils auront tendance à apparaître en situation de stress ou de joie intense.

Il existe toutes sortes de membres fantômes. Queue, oreille, griffes, crocs, museau, ailes, cornes, fourrure… tout y passe. Honnêtement, il est assez difficile d’expliquer ce que l’on ressent lorsque l’on est sujet à des membres fantômes. C’est indescriptible. Vous savez, c’est un peu comme pour une personne amputée ; quelqu’un qui a perdu une jambe va parfois encore ressentir sa jambe comme si elle était encore là. Pour les thérians, c’est la même chose ; ils ressentent des membres inexistants, comme s’ils avaient été là auparavant.

Personnellement, je ressens très souvent une queue et des oreilles. Lorsque je suis très angoissée, je sens ma queue se mettre entre mes jambes et mes oreilles se plaquent contre mon crâne. Cependant, il se peut que ma queue se manifeste sans raison apparence ; lorsque cela m’arrive et que je suis assise, je suis obligée de me tortiller car être à moitié assise sur ma queue me dérange énormément. Il m’arrive aussi d’avoir l’apparition d’un museau fantôme, mais ceci est déjà plus rare.

Les membres fantômes peuvent être appréciés ou détestés. Certains thérians aiment beaucoup les ressentir parce que cela leur permet de se sentir davantage en confiance et en relation avec leur thériotype. Malgré tout, d’autres trouvent cela handicapant et énervant. Prenons pour exemple quelqu’un qui s’identifie à un volatile ; il arrive parfois que cette personne ne parvienne pas à dormir sur le dos à cause de ses ailes.

Si certains thérians détestent leurs membres fantômes, d’autres font tout pour en avoir continuellement. Il arrive alors qu’ils portent des artifices tels que des fausses queues, des fausses-oreilles, de faux crocs etc… pour exprimer leur identité non-humaine. Me concernant, je possède une fausse queue, une paire de fausses oreilles, et des fausses pattes. Je ne les mets cependant que rarement et généralement lorsque je suis toute seule.

Les membres fantômes sont réels, ils ne sont pas du tout le fruit de notre imagination. Il faut savoir qu’un thérian ne s’inventera jamais des membres fantômes pour le simple plaisir de se rendre intéressant.

LES SHIFTS


Plus forts que les membres fantômes, il y a les shifts. Les shifts peuvent comporter l’apparition des membres fantômes, mais pas que. Il s’agit de quelque chose de puissant et de parfois douloureux. En cas de shift, la nature humaine se retrouve assujettie à notre thériotype. Les shifts sont une des choses les moins bien comprises d’un point de vue extérieur aux thérians. Certaines personnes ont tendance à nous dire que c’est simplement dans notre tête, que ce sont des crises d’angoisse que l’on transforme au gré de nos envies et nos désirs. Seulement voilà, ce n’est pas du tout le cas. Les crises de panique et les shifts sont deux choses bien réelles et bien distinctes.

Un thérian shiftant se met à se comporter comme l’animal auquel il est connecté. A l’identique des membres fantômes, les shifts peuvent apparaître en cas de fort stress, angoisse ou joie, mais peuvent également se manifester sans aucune raison apparente. Sentir notre animal prendre le dessus est quelque chose de difficile à expliquer. A cet instant, on se sent vraiment animal. Les membres fantômes se manifestent brusquement de façon très violente, on commence à agir comme notre thériotype.

Un shift peut être vécu de manière positive ou négative. Certains thérians aiment ressentir la présence de shift et parviennent à totalement garder le contrôle d’eux-mêmes. Pour faire simple, ils se sentent davantage animal qu’humain, mais n’ont cependant pas de mal à se contrôler et à ne pas oublier qu’ils sont humains. Malgré tout, d’autres vivent les shifts de façon négative et ne parviennent pas à se contrôler. En cas de shift très puissant, on peut même avoir des pertes de mémoire. Des « black-out » si vous préférez. Cela arrive lorsque l’animal prendre COMPLETEMENT le dessus et que notre esprit humain se déconnecte totalement. Personnellement, ça ne m’est jamais arrivé et heureusement.

Pour vous faire comprendre ce qu’est réellement un shift, je vais vous faire part de ma propre expérience. Je vis des shifts depuis l’âge de 15 ans environ. En situation de shift, je peux ressentir différentes choses. Mes shifts sont parfois négatifs, parfois positifs. Commençons par le négatif ; lorsque cela m’arrive, je me sens étrange et je comprends que quelque chose ne va pas. Mes oreilles se mettent à siffler et je me mets souvent à trembler. Je commence à respirer bruyamment. Cela commence exactement comme une crise de panique, sauf que j’ai fini par savoir faire la différence. Au lieu de me mettre à pleurer comme je le ferais pour une crise d’angoisse, je commence à grogner et gronder comme un animal. Mes sens se mettent tous en alerte et je ne supporte plus que l’on me touche. Je sens les membres fantômes arriver très rapidement ; crocs, griffes, museau, queue, oreilles. Je ressens le loup qui cherche à prendre le dessus sur mon esprit, et je commence à vouloir griffer et mordre. A cet instant, je me sens davantage animal qu’humaine. J’ai envie d’hurler, de me transformer (même si c’est impossible), de m’enfuir. Lorsque je me sens mal, mon loup n’a aucune difficulté à prendre le dessus sur mon esprit. Cependant, je shifte le plus souvent lorsque je suis en colère. En cas d’énervement assez violent, je me mets à agir comme un loup, de façon involontaire.

Mais heureusement, mes shifts se montrent parfois être positifs. Je vais prendre pour exemple ce qui m’est arrivé lorsque je suis revenue de vacances, durant mon trajet de 10h en voiture. J’étais avec ma musique et plongée dans mes pensées et je regardais la nature qui défilait devant moi. J’ai alors commencé à me détendre et à laisser volontairement mon loup se manifester. Les membres fantômes se sont manifestés mais ça ne m’a pas fait souffrir. A cet instant, je me suis sentie libre. Je me suis imaginée sous ma forme lupine en train de courir au rythme de la voiture. A ce moment, je ressentais presque le vent caresser mon visage et je me sentais réellement louve. Cependant, je ne souffrais pas. Je ne pleurais pas. Je n’étais pas en colère, ni triste. J’étais bien, tout simplement.

Contrôler ses shifts demande du temps.
Beaucoup de temps.
Il faut se connaître et connaître son animal.

CRISES DE DYSPHORIE D’ESPECE


Vous avez déjà surement entendu parler des crises de dysphorie de genre. Elles surviennent principalement chez les personnes transgenres. Être transgenre consiste à ne pas se sentir en accord avec le genre qui vous a été assigné à la naissance.

Les crises de dysphorie d’espèce sont plus ou moins semblables. Un thérian ne se sent pas en accord avec l’espèce qui lui a été assignée lors de sa venue au monde ; ici donc, la nature humaine. Un thérian vivant une crise de dysphorie va ressentir un besoin intense de devenir l’animal auquel il s’identifie. Cela ressemble un peu aux shifts, sans les membres fantômes et les comportements animaliers. En cas de crise, un thérian va se maudire d’être humain, va ressentir un profond mal-être presque indescriptible, et va même pouvoir aller jusqu’à se faire du mal, ou même pire.
Les crises de dysphorie ne sont pas aussi courantes qu’on pourrait le penser, cependant elles sont bien là. Elles peuvent se montrer assez violentes et cela peut paraître impressionnant. Un thérian peut être extrêmement mal au point de vouloir commettre l’irréparable. L’animal au fond du thérian prend tellement de place et essaye tellement de se manifester, que cela rend la personne affreusement malheureuse et détruite.

Attention, il ne faut pas confondre une crise de dysphorie avec un simple mal-être qui peut durer quelques minutes, voir une heure ou deux. Vouloir être animal lorsque l’on voit quelque chose qui nous y fait penser, et donc se sentir mal, n’est pas une crise de dysphorie. Les crises sont, je me répète, extrêmement violente et ne ressemblent en aucun cas à un coup de blues ou de déprime.

Personnellement, je ne fais que rarement des crises de dysphorie, et heureusement pour moi. Cependant, lorsque cela m’arrive, je préférerais mourir plutôt que de ressentir et de subir cette crise. J’ai envie de m’arracher la peau si bien que je commence à me griffer les bras parfois jusqu’au sang. Je hurle dans mon oreiller, je ne tiens plus debout, je n’arrive plus à respirer. Je pleure à m’en évanouir, je tremble, je casse des babioles quand je le peux, mon cœur me brûle et je me sens proche de faire une énorme bêtise. Lors d’une crise, je ressens le besoin d’être sous ma forme lupine, de courir dans la nature, de me laisser aller, de libérer mon âme coincée dans le mauvais corps. Et je ressens une tristesse si forte que j’ai l’impression que je n’y survivrai pas. Il m’est déjà arrivé de penser au suicide lors d’une crise de dysphorie tant je me sentais mal. Je brûle d’envie de me punir d’être née humaine, je me hais dans ces moments-là, j’ai envie de tout faire pour mettre un terme à la brûlure qui enflamme ma poitrine et qui me crève le cœur. Cela peut sembler un peu « stupide » d’un point de vue extérieur, mais croyez-moi c’est réel, et je ne vous souhaite pas de vivre ça.

Les crises de dysphorie d’espèce peuvent sembler invraisemblables et être le fruit de notre imagination aux yeux des autres, mais cela existe bel et bien, et ce n’est en aucun cas un jeu venant de notre part. Nous n’essayons pas de faire passer notre douleur pour autre chose, nous savons reconnaître les crises de dysphorie d’espèce.

L’APPEL DES LOUPS

"And somewhere in the back of my mind... I can almost hear wolves. Howling.
The cries of my long-lost pack, calling me home. But sometimes I wonder why I pretend to be human.
Why do I try so hard to be civilized ? Why do I even bother ?
The wolves are singing, beggins me to join their chorus. I want to join them.
Why the fuck not ?"


Vous trouverez la traduction française de cette citation à la fin du chapitre. Elle vient du volume n°1 des comics The Wolf Among Us. Pourquoi j’ai choisi d’introduire cette citation dans ce chapitre ? Tout simplement parce qu’elle représente exactement ce que je pense. Elle représente ma façon d’être. Ma façon de penser. Je n’aurais pas pu trouver mieux.

J’ai lu le volume n°1 aujourd’hui, au Lycée. Lorsque je suis tombée sur ce passage, sur les pensées du personnage principal, j’en ai eu les larmes aux yeux et j’ai senti mon cœur s’emballer. « C’est moi, c’est parfaitement moi », me suis-je dit. Ce passage m’a déclenché des frissons et je n’ai fait que penser à ça le reste de la journée de cours. Je n’aurais jamais pensé qu’une simple citation puisse me faire autant d’effet. Pourtant, c’est arrivé. J’ai eu envie de pleurer de joie devant ces lignes, j’ai eu envie de crier à tout le monde qui m’entourait, de lire ce passage pour leur faire partager mon enthousiasme. Mais je me suis contenue ; et ça a été très dur.

Finalement, lire ce comic m’a donné l’envie de consacrer mes ressentis à ce chapitre, que j’ai nommé L’Appel des Loups. Pourquoi ce nom ? Tout simplement parce que j’ai sans cesse l’impression que ces animaux m’appellent. Ils me hurlent de venir les rejoindre, mais je ne saurais expliquer comment. C’est un peu comme si mes « vrais camarades » me suppliaient de revenir vers eux. Je me sens déchirée entre eux et ma vie d’humaine.

Et parfois, comme l’indique la citation, je me pose cette question ; pourquoi est-ce que je tente tellement de vous ressembler ? D’être humaine ? Pourquoi je tente tant d'être civilisée et à agir comme une gentille fille ? Pourquoi ne puis-je pas rejoindre les miens ? Pourquoi ne pourrais-je pas chanter avec eux ? Pourquoi ne pourrais-je être celle que je suis ? Pourquoi devrais-je suivre les règles ? Je ne suis pas un gentil toutou à qui l’on met un collier et une laisse. Pourquoi est-ce que je me force à agir comme un humain ? Peut-être, me diriez-vous, parce que je suis humaine.
Cependant, j’aurais envie de vous répondre « non ». Non, je ne suis pas humaine, parce que je ne me sens PAS humaine. Vous allez surement me dire que je me contredis, qu’en effet dans un chapitre précédent, j’ai bien dit qu’un thérian était humain. Oui, mais seulement à l’extérieur. Notre âme, elle, est animale. Et je ne me considère pas comme étant humaine, même si je ne nie pas mon humanité.

Mais finalement, je pense savoir pourquoi je me force à agir ainsi. Parce que c’est comme cela que la société veut que je sois. Elle veut que je sois comme les autres. Que je ne me démarque pas. Que je suive le chemin tout tracé. Que je sois identique à mes semblables. Et que tout simplement, pour avancer dans la vie, il faut être humain.
Pourtant je sais qu’à l’intérieur, je n’ai rien d’humain. La seule chose qui me fait vous ressembler, c’est mon enveloppe corporelle. Ça peut sembler exagéré, mais pourtant c’est ce que je ressens. Et personne ne pourra me faire changer d’avis. Je ne vais pas vous le cacher, lorsque l’on me dit quelque chose du genre : « tu es une humaine Marine, tu as le droit de faire des erreurs » blablabla… bref, ce genre de phrases qui comportent le mot « humain » ; eh bien j’ai envie de répondre : « Non. Je suis un loup. » Mais je me retiens. Parce que les trois-quarts des gens me prendraient pour une folle. Je ne dis pas que je nie ma vie humaine, je dis simplement que je me sens davantage louve qu’humaine. J’ai vraiment l’impression d’être un loup qui a simplement l’apparence physique d’une femme et les habiletés d’un être humain. Rien de plus, rien de moins.

Je ne saurais vraiment vous décrire ce que j’ai ressenti lorsque j’ai lu cette citation. Comme je vous l’ai dit, ça m’a vraiment mis un coup. J’ai réellement senti les larmes monter, j’ai senti mon loup hurler en moi et je l’ai senti se débattre de bonheur. Comme s’il était heureux que j’ai réalisé que cette citation avait été comme écrite pour moi. Je… pourrais la relire tellement de fois, elle me fera toujours le même effet. Ce sentiment de liberté, de bonheur, de réalité, de conscience, mais aussi de douleur. « Je peux entendre les loups… ils hurlent dans mon esprit. Ça fait tellement mal. Mais c’est pourtant si plaisant à la fois. »

J’aimerais tellement, TELLEMENT, vous faire comprendre parfaitement ce que cette citation signifie pour moi. C’est tout, absolument tout. Ça veut tout dire. C’est comme si ma vie entière était résumée en quelques lignes. C’est bouleversant de lire quelque chose qui vous ressemble autant. Vous avez l’impression que cela a été écrit spécialement pour vous. C’est… je n’ai pas les mots.


Traduction : « Et quelque part dans mon esprit… Je peux presque entendre les loups. Ils hurlent.
Les cris de ma meute perdue me rappellent à la maison. Mais parfois, je me demande pourquoi je prétends être humain.
Pourquoi est-ce que j’essaye tant d’être civilisé ? Pourquoi est-ce que j’en prends même la peine ?
Les loups chantent, ils m’engagent à rejoindre leur chorale. Je veux les rejoindre.
Putain, pourquoi pas ? »

RENCONTRE AVEC LES LOUPS

Avez-vous une idée de ce que l’on ressent lorsque l’on se retrouve face à face avec notre reflet ?


Pour mes 15 ans, mes parents m’ont fait la surprise de m’emmener dans une louverie. Je précise tout d’abord que les enclos étaient juste immenses et que les loups étaient et sont toujours, très bien traités et ont une grande liberté. Ils y en a même qui ont tourné dans des films. Je préfère préciser avant que l’on me dise que j’ai été voir des loups maltraités.

En 2014 donc, je suis allée dans ce parc. Je ne réalisais pas que j’allais voir ceux qui me ressemblaient le plus. Lorsque je suis arrivée, le gérant du parc m’a pris sous son aile et m’a emmené visiter tout l’ensemble du parc. J’ai vu des loups de toutes couleurs, de toutes sortes. Ils étaient tous magnifiques et je ressentais des frissons à chaque fois que j’en voyais un.

Mais mon plus beau souvenir restera celui où j’ai eu l’autorisation d’entrer dans un enclos. Il n’y avait que peu de loups dans ce dernier, et un éleveur m’a fait rentrer prudemment. Et c’est là que c’est arrivé. Un loup est sorti de derrière un buisson et s’est figé à quelques mètres de moi. Je me souviens que je n’arrivais plus à respirer, j’étais tétanisée. Nos regards se sont soutenus pendant de longues secondes. J’avais l’impression de me voir dans ses yeux et j’étais au bord des larmes. Je ne saurais vous expliquer ce que j’ai ressenti à cet instant. C’est indescriptible. C’est quelque chose que je ne pourrai JAMAIS oublier.

Après une bonne minute, le loup s’est approché de moi, lentement. Il n’est pas venu jusqu’à moi, mais il fut très proche. Il s’est ensuite couché devant moi, s’est roulé sur le dos en jappant à moitié, et s’est ensuite relevé. Le loup m’a de nouveau regardé pendant un long instant. Je me suis agenouillée devant lui, ai pris quelques photos, et suis ressortie de l’enclos des étoiles plein les yeux.

C’était comme si le temps s’était arrêté. Tout me semblait tourner au ralenti ; j’avais été proche, si proche d’un loup. Et je me suis sentie tellement connectée à lui. Je me suis sentie merveilleusement bien, des larmes de joie me piquaient les yeux. J’ai ressenti tellement de choses à la fois. Des explosions dans ma poitrine, des étincelles dans mon esprit, des fourmillements dans mes mains et mes jambes.

J’ai encore le regard du loup en tête ; on aurait dit qu’il tentait de communiquer avec moi. Je n’avais jamais vu un animal me regarder de la sorte avant. C’était… mon dieu. J’ai eu l’impression de me voir dans un miroir, sauf que ce n’était pas mon reflet humain mais mon reflet lupin. J’aurais tellement voulu le caresser, le papouiller. Mais je sais que c’était impossible, car trop dangereux malgré la docilité du loup. Cependant quelque chose me dit qu’il ne m’aurait rien fait. Non, rien du tout. Je le sais. J’en suis presque certaine.

C’était il y a plus de trois ans, et pourtant je m’en souviens comme si c’était hier. Comment peut-on oublier une expérience pareille ? C’est impossible. Et depuis ce jour, je ne souhaite qu’une chose ; revoir un loup d’aussi près.

DES RÊVES SURRÉALISTES


Je me souviens tout le temps de mes rêves et cauchemars. Je ne sais pas pourquoi, mais il ne se passe pas un matin sans que je me dise : « de quoi ai-je rêvé ? » Tous les jours sans exceptions, je me souviens ce que mon esprit a imaginé. C’est surement grâce à cela que je peux écrire ce chapitre. La plupart du temps, mes rêves ne sont que fouillis et bazars sans nom. Ils n’ont ni queue ni tête et je me demande comment je peux rêver de ça. Cependant il m’arrive de faire des rêves si réels que je me réveille en me demandant si cela est vraiment arrivé ou non. Ces rêves si réels incluent souvent des loups.

Lorsque je rêve de loups, cela se forme de la sorte ; je cours dans une forêt sous ma forme humaine. Je ne sais pas ce que je poursuis ou même si c’est moi qui suis en fuite. Tout ce que je sais, c’est que je finis par me transformer et à continuer à courir sous ma forme lupine. Ces rêves paraissent si vrais que je ressens chaque sensation, chaque mouvement. Je sens le vent sur mon pelage, les feuilles qui craquent sous mes pattes. Aucun moment de ces rêves n’est flou, tout est clair, net et précis. Comme si je le vivais réellement. Ils n’ont rien à voir avec les rêves habituels que je fais. Et lorsque j’ouvre les yeux, je me mets malheureusement à pleurer parce que je me rends compte que ce n’était qu’un songe. Je me sens alors terriblement triste et me maudis d’avoir une apparence humaine. Généralement, je ne parviens pas à me rendormir après cela. Malgré tout, faire ce genre de rêve me fait énormément de bien. C’est comme si je vivais une nouvelle vie.

Il m’arrive cependant également de faire des cauchemars incluant des loups. Mes rêves lupins ne sont pas toujours positifs. La plupart du temps, je suis sous ma forme humaine, incapable de me transformer, et un ou plusieurs loups me traquent. Je ne suis pas censée avoir peur d’eux, mais pourtant dans ces cauchemars, j’en suis terrifiée. Je tente de me transformer, de leur faire comprendre que je suis comme eux, que je leur ressemble, sans succès. Ces cauchemars se terminent principalement tout le temps de la même façon : je me fais tuer sans aucune pitié.

Je ne sais pas trop comment interpréter ces rêves. Le loup en moi me veut-il du bien ou veut-il me nuire ? Le loup est-il là en tant que mon ami ou ennemi ? Ces cauchemars, si différents des rêves dans lesquels je me sens libre, laissent place au doute.

NE PAS CONFONDRE THERIANTHROPIE AVEC…


La thérianthropie a tendance à être confondue avec plusieurs choses différentes. Il est vrai qu’il est possible de se méprendre à ce sujet et que des erreurs sont souvent faites. Il est parfois difficile de différencier la thérianthropie et d’autres formes de mouvements qui peuvent y ressembler.

Premièrement, la thérianthropie ne doit pas être confondue avec le mouvement Furry. Le Furry est un art (dessin, écriture…) où l’on se représente sous les traits d’un animal anthropomorphique. Il s’agit d’un jeu, d’une passion, d’un loisir. Ce qui n’est absolument pas le cas de la thérianthropie. Cependant, l’on peut évidemment être Furry et thérian à la fois (c’est mon cas). Les gens ont souvent tendance à confondre les furries avec les thérians, ce qui n’est pas forcément évident pour aucun d’entre nous.

Ensuite, on ne doit pas confondre thérianthropie et rôle-play ou pet-play. Le pet play consiste à jouer à faire l’animal, en gros à faire semblant d’être un animal, qu’importe l’espèce. Contrairement au rôle-play, la thérianthropie n’est ni un jeu, ni un choix. Il faut bien comprendre que l’on ne choisit pas d’être thérian. On né ainsi, c’est tout.

La thérianthropie ne doit pas non plus être confondue avec les animaux-totems. Les animaux-totems reflètent une croyance Amérindienne qui consiste à dire que chaque être humain est lié de façon astrale à un animal terrestre. Notre animal-totem n’est pas vraiment notre identité. Disons qu’on peut davantage le voir comme un guide extérieur.

Je tenais à faire ce chapitre pour mettre au clair les différentes croyances et mouvements qui peuvent être confondus avec la thérianthropie.

ENTRE THERIANS


Le premier thérian que j’ai rencontré était un loup. C’est lui qui m’a expliqué pas mal de trucs sur toutes ces choses qui me semblaient encore floues. Il m’a appris des informations que je n’oublierai jamais. Il m’a rassuré, m’a tout enseigné. Il m’a appris, il m’a fait grandir. Il m’a été d’une grande aide dans tout cet univers dont j’ignorais encore l’existence.

Mais en plus d’avoir été une sorte de mentor à mes yeux, il fut également mon premier amour. Je l’ai aimé comme je n’avais jamais aimé personne auparavant. Je suis restée en contact avec lui pendant trois ans et plus j’étais lui, plus j’en apprenais. Il comptait plus que tout à mes yeux et je savais que c’était réciproque. En plus d’être le premier thérian-loup que j’ai rencontré, il m’avait également appris à aimer.
Malheureusement nous avons fini par couper contact pour des raisons personnelles. Et même si ça fait désormais presque trois ans que je ne le vois plus, qu’il a disparu de ma vie, la douleur est toujours aussi vive. C’est dans ses yeux que j’ai grandi, dans son cœur que j’ai évolué. Je crois qu’au fond, un premier amour, ça ne s’oublie pas. Surtout pas cet amour-là.

Après cela, je n’ai plus jamais rencontré de thérians en face de moi. Peut-être en ai-je déjà croisé dans la rue ou au Lycée, qui sait ? Mais je ne leur ai pas adressé la parole. Vous savez, ce sentiment de solitude qui vous ronge le cœur ? Il est constamment présent chez moi. J’ai beau jouer au loup solitaire, dire que je suis mieux toute seule, je sens que j’ai besoin d’une « meute ». J’ai bien essayé de m’en créer une avec mes amis qui eux, ont une âme parfaitement humaine, mais je sens que ce n’est pas du tout pareil. Que ça ne change rien au sentiment de solitude que j’ai au fond de moi. J’ai besoin d’être avec d’autres loups, ou du moins d’autres thérians. Le seul loup que j’ai connu a déserté mon existence et je n’en ai jamais retrouvé aucun.

Pour combler ce manque, ce vide, il y a Internet. C’est là que j’ai rencontré la plupart de mes camarades thérians. Nous discutons souvent, je fais partie d’un groupe Facebook où nous pouvons parler de tout et de rien entre nous. Ça fait du bien de se sentir comprise, même si je ne peux pas voir ces personnes en face de moi. Sur ce groupe, vous pouvez rencontrer toutes sortes de thérians et otherkins ; des lions, des chiens, des dragons, des blaireaux, des fennecs, des chats… Et des loups aussi, bien évidemment. Mais ce n’est pas pareil. Je ne peux pas leur parler directement.

Je suis bien consciente qu’on ne peut pas se balader dans la rue avec une pancarte où il est écrit « je suis une thérian, parlez-moi », mais… tout de même. J’aimerais qu’il existe un petit quelque chose de visible uniquement par les thérians, qui pourrait permettre de nous distinguer des humains. Ça serait… tellement pratique.

ASSEZ DE STÉRÉOTYPES


La communauté thérianthrope doit régulièrement faire face à de nombreux stéréotypes. Pire encore, à de nombreuses personnes qui se prétendent thérians alors qu’elles ne le sont absolument pas.

On ne peut pas se qualifier de thérian si notre animalité se limite à japper, griffer, lécher, bondir ou même à ressentir des membres fantômes. Ou encore à s’imaginer dans un corps animal. Oui, cela peut vous faire penser à la thérianthropie de ressentir des membres fantômes ou même de vous imaginer sous une forme animale. Mais si vous n’avez pas de ressentis, si vous ne savez pas ce que votre identité veut réellement dire, alors abandonnez l’idée. On ne peut pas être thérian sans vivre AUCUN ressentis. Les membres fantômes, les gestes animals... tout cela ne vous qualifie pas de thérian.

Être une personne animale, c’est vivre ainsi, tout le temps, au quotidien. Ce n’est pas une envie ou un jeu, mais un réel besoin et un manque qui peut engendrer une souffrance atroce. L’identification animale est profonde et a un réel sens pour l’individu. Elle doit avoir un sens pour VOUS.
Je ne comprendrai jamais les personnes qui définissent leur animalité comme étant partie intégrante de leur existence, mais qui cependant sont incapables de parler de celle-ci ou même d’expliquer un minimum leurs ressentis. Avoir un simple « côté animal », qui en plus, se résumerait à de la violence ou de la sauvagerie prise pour de la bestialité, ce n’est pas ça être animal.

La thérianthropie n’est en aucun cas faite pour vous rendre spéciale. Prétendre souffrir de puissance ou du manque de ses membres animals… tout cela discrédite les vrais thérians.
De plus, certaines personnes ont tendance à penser que, puisqu’elles ont des traits de caractère se référant à un animal, elles sont thérians. « Je suis solitaire, je mords, j’aime la viande crue, j’aime hurler à la lune, et j’adoooore les loups, blablabla… bref je suis un loup à l’intérieur, je le sais. » Bullshit, bullshit, bullshit ! Ce n’est PAS ça, être un thérian-loup. Je sais de quoi je parle. C’est mauvais de parler ainsi, de sortir de telles âneries. Les gens lisent ce genre de bêtises et tombent dans le panneau. Et soudainement, paf ! quel hasard, eux aussi deviennent des solitaires-puissants-agressifs-carnivores. Et ça y est, ils se prétendent loup. Mais au fond, que savent-ils réellement de cet animal ? Rien. Absolument rien.

C’est blessant. Réellement blessant. De voir sans cesse tous ces stéréotypes, toutes ces personnes qui salissent la réputation des thérians. La thérianthropie n’est pas cool. Ce n’est pas quelque chose de stylé. Ça ne vous rendra pas plus intéressant. Alors s’il vous plait ; réfléchissez sérieusement à la question avant de vous proclamer thérian.

NI FIERE, NI HONTEUSE


Je ne comprendrai jamais les thérians qui clament haut et fort qu’ils ont une âme animale. Qui se mettent en avant et veulent que tout le monde sache réellement leur identité. Qui parlent de leur thérianthropie au premier venu. Vous allez me dire que j’écris un témoignage que je poste sur un forum public… il y a donc beaucoup de vis-à-vis. Certes, mais je ne m’en vante pas. J’explique et m’exprime. Je ne proclame pas ma thérianthropie.

Je ne suis pas fière d’être une thérian-loup. Ce n’est pas quelque chose qui me rend heureuse et hautaine. Honnêtement, si j’avais pu naître sans, ç’aurait été avec plaisir. Les membres fantômes, les shifts, les crises de dysphorie… merci, mais non merci. Je m’en passerais bien. Je refoule tant bien que mal cette part de moi, mais parfois c’est simplement trop compliqué. J’aurais aimé être une humaine toute simple, une humaine sans histoire. Une humaine qui a une âme HUMAINE, tout simplement. Mais c’était apparemment trop demandé. Non, la vie a préféré mettre une âme lupine dans un corps qui s’avéra être le mien.

La thérianthropie n’est pas un don. Ni un cadeau. Certains vous diront que c’est un fardeau, d’autres affirmeront simplement que c’est là et puis c’est tout. Personnellement, mon opinion varie. Lorsque je suis davantage louve qu’humaine mais que je garde le contrôle et que cela me fait du bien, je considère la thérianthropie comme quelque chose qui sait se montrer être agréable parfois. Ça peut même être un atout. Mais la plupart du temps, je considère cela comme un fardeau, quelque chose qui me fait abominablement souffrir. Combien de fois ai-je supplié le ciel de quitter cette apparence humaine pour courir, fuir cette vie qui n’est pas la mienne ? Trop de fois. J’ignore si le loup au fond de moi cherche à me nuire ou non, mais j’ai parfois l’impression qu’il n’est là que pour me causer du tort.

Malgré tout, je ne suis pas non plus honteuse d’être une thérian. Je ne m’en cache pas. Je l’assume du mieux que je peux. Si j’ai peur d’en parler à ma famille, ce n’est pas parce que je suis honteuse ; c’est parce que je crains leurs réactions. Mais pour être honnête, je meurs d’envie de leur en parler. Je n’ai pas du tout peur de faire de la thérianthropie un sujet de conversation.

J’ai beau écrire un témoignage sur la thérianthropie, j’ai beau en parler, je peux difficilement affirmer que j’en suis fière. Cependant voilà, comment expliquer que je n’en suis pas honteuse non plus ? Je suis juste… moi. Je suis ce que je suis. Je n’ai pas à en être fière ou honteuse.
Je peux dire autant que je veux que le loup en moi me fait du mal parfois, il fait partie de moi. Et il me fait me sentir confiante, d’une manière ou d’une autre. Il a une signification personnelle bien particulière. Il est là parce qu’il est destiné à être là. Je ne peux rien faire contre. Le loup a pris sa place, il est bien ancré dans ma façon d’être, et je ne pourrai jamais rien faire pour le faire partir. Si je n'avais pas ce loup en moi, tout serait terriblement différent.

S’il n’était pas là, je ne serais pas la même. Je ne serais pas moi, tout simplement.

UN MOMENT QUE J’AI ATTENDU PENDANT
DES ANNÉES


Ce chapitre ne va pas vraiment traiter de la thérianthropie. Il va surtout parler de quelque chose que je vais vivre dans trois semaines. Mais comme cela concerne le loup, j’ai décidé de partager ça avec vous.

Le loup a toujours été un animal très important à mes yeux. Il symbolise la liberté, la fierté. Mais bon, vous l’aurez surement compris à présent. Depuis que je suis petite, j’ai envie d’avoir un loup tatoué sur le corps. J’ai eu beau supplier ma mère de me faire tatouer avant mes 18 ans, elle a toujours refusé. Je lui ai demandé à maintes reprises, je lui ai dit que je paierai tout, rien à faire. Pourtant je le voulais vraiment ce tatouage ; avoir un loup ancré dans la peau voudrait dire tellement pour moi.

J’ai donc attendu d’avoir 18 ans pour prendre rendez-vous avec un tatoueur. Maintenant, le rendez-vous est pris et je vais avoir mon tatouage le 25 Octobre. Vous ne pouvez pas vous imaginer à quel point j’ai hâte. Vous trouverez la photo du dessin qui me sera tatoué en bas du chapitre.
J’ai souvent entendu des remarques sur mon désir d’avoir un tatouage. « Tu auras du mal à trouver un travail, surtout à l’endroit où tu veux te faire tatouer. » Oui, mon tatouage sera sur le dessus du bras droit. Mais croyez-moi, j’ai une excellente raison de me le faire tatouer à cet endroit. J’ai aussi entendu des « je suis sûr que tu changeras d’avis et que tu le regretteras. » Sous peine que je n’ai que 18 ans, que je suis encore jeune, je regretterai mon tatouage ? Non, je ne pense pas. Ce tatouage, je le veux depuis que j’ai… allez, 10 ans ? Et encore. Ça fait plus de 8 ans que j’attends d’avoir un loup dessiné de façon permanente sur la peau, ce n’est pas maintenant que je vais renoncer. Je ne regretterai pas mon choix, j’en suis certaine.

Alors lorsque ma mère m’a enfin dit « oui, tu peux te faire tatouer, tu es majeure maintenant », j’en ai eu les larmes aux yeux. Elle m’en paye même une partie parce qu’elle veut me soutenir dans ce projet. Elle m’a peut-être obligé d’attendre mes 18 ans pour réaliser mon rêve, elle n’est peut-être pas au courant de ma thérianthropie, mais je sais qu’elle est parfaitement consciente de ce que ce tatouage représente à mes yeux. Je lui ai alors sauté au cou, je l’ai remercié du mieux que j’ai pu.

Ce tatouage aura plusieurs significations à mes yeux. Premièrement, eh bien, ce sera un loup, tout simplement. Le loup est mon thériotype, c’est ce que je suis à l’intérieur de moi. Le loup est une grande partie de mon être, il fait de moi ce que je suis. Avoir une tête de loup gravée dans ma peau sur mon bras, c’est juste indescriptible. Le loup sera inscrit sur ma peau pour le restant de mes jours, ce tatouage sera ma raison d’avancer et ma fierté.

La deuxième signification est la suivante. J’ai eu une adolescence extrêmement difficile. Phobie scolaire, phobie sociale, dépression. J’ai donc fait pas mal de bêtises durant cette longue mauvaise passe qui aura duré plus de 5 ans. Tentatives de suicide, alcool, mais surtout auto-mutilation. Voilà où je veux en venir ; sur le dessus de mon bras, j’ai des multitudes de cicatrices plus ou moins profondes qui, d’après mon médecin, ne partiront jamais. J’en ai principalement une qui est extrêmement profonde et qui me barre tout le bras. Mon tatouage sera précisément à CET endroit. Il camouflera les plus grosses cicatrices. C’est comme… un nouveau départ pour moi. Je ne me suis plus mutilée depuis Décembre 2016, et j’ai envie de laisser cela derrière moi. Ce tatouage est donc un moyen pour moi de cacher tout ça, de prouver que j’ai tourné la page, que j’ai été plus forte, que je me suis battue… comme un loup l’aurait fait.

Le loup camouflera mes cicatrices, me prouvant que j’ai su sortir les griffes et montrer les crocs à cette garce qu’est la vie. Vous savez, je n’ai même pas encore mon tatouage, mais rien que d’écrire ce chapitre, cela me tire les larmes aux yeux. J’ai… bon sang, tellement hâte de pouvoir regarder mon bras, et de voir mon tatouage, de voir un loup, à la place de ces foutues cicatrices. Je ne sais pas si vous vous rendez compte d’à quel point c’est IMPORTANT pour moi. C’est une page qui se tourne, une bataille de gagnée, un rêve qui se réalise. Je ne me suis pas laissée faire, la vie m’a mise à genoux mais je me suis relevée, je me suis débattue, et j’ai triomphé.

Alors s’il vous plait, ne venez plus me dire que je vais regretter mon tatouage ou même que je devrais encore réfléchir. Tout est réfléchit dans les moindres détails, et je sais que je ne regretterai absolument rien. Jamais je n’aurai fait quelque chose d’aussi signifiant dans ma vie. Ce tatouage, c’est la chose la plus significative que je n’ai jamais décidé de toute mon existence.

Je pourrais encore parler longtemps, vous répéter à quel point c’est important à mes yeux, mais je pense que vous avez compris. Alors je vais m’arrêter là. Et promis, dès que j’ai mon tatouage, je posterai une photo sur ce témoignage.


Photo du tatouage :

UNE ENFANCE MARQUÉE PAR L’INCOMPRÉHENSION


Je ne me souviens pas vraiment de mes années de maternelle. Je me souviens simplement des bêtises que j’ai pu dire à mon groupe d’amis… Je vais m’égarer un peu mais je dois absolument vous raconter ça. Nous n’avions le droit d’aller aux toilettes et de boire que pendant des heures fixes. J’étais alors avec mes amis et ils avaient soif. Je leur ai donc dit que manger du sable pouvait apaiser la soif. Et ils m’ont cru sur parole… Et je me suis faite punir, évidemment. Je rigolerais toujours autant en repensant à ça.

Bref, je vais plutôt me concentrer sur mes années d’école primaire. A l’époque, ce qui m’arrivait était « normal » à mes yeux, mais maintenant que j’y repense, je me rends compte que ce n’était pas vraiment le cas.
Il m’arrivait souvent de ressentir des membres fantômes. Des oreilles et une queue principalement. Et lorsque cela m’arrivait et que j’étais à l’école, je regardais derrière moi dans l’espoir d’y voir une queue. Mais bien sûr, il n’y avait rien. Alors je ne comprenais pas et je demandais à mes camarades s’ils ressentaient ça eux aussi. Leur réponse était cependant toujours la même : « non. » J’ai donc fini par garder ça pour moi. Au moment où ces membres fantômes se manifestaient, je faisais comme si de rien était et tentais de ne pas me tortiller sur ma chaise.

Mon côté lupin se faisait aussi ressentir lors des jeux. Lorsque nous jouions à nous attraper les uns les autres, je me sentais vraiment comme un loup et je m’amusais à me tapir au sol, cachée derrière quelque chose, et de me dire : « je traque ma proie, je suis un loup, je traque ! » Vous aurez raison de me dire que tous les enfants ont fait ça, se prendre pour un animal. Sauf que pour moi, même si cela avait l’air d’un jeu, ce n’en était pas un. C’était davantage une nécessité. J’aimais me sentir de la sorte, je me sentais animale et j’aimais ça. Je ne saurais vraiment vous expliquer ce que je ressentais, mais ce n’était pas un jeu.

J’avais également un jeu avec ma meilleure amie d’époque. Nous étions deux loups perdus dans l’Antarctique. Lorsque nous jouions à cela, j’oubliais qui j’étais et je ne parlais plus ; je grognais, grondais, hurlais. Même lorsque nous nous « battions », je me mettais à quatre pattes, lui sautais dessus en grondant, j’essayais même de la mordre.

Si nous sortons un peu de l’environnement scolaire, je peux aussi vous parler de ce qui m’est arrivé un jour avec ma cousine de 8 ans ma cadette. Lorsqu’elle avait 3 ans et que j’en avais 11, je la convainquais de hurler à la lune avec moi. Elle m’obéissait en ne comprenant pas. Elle cherchait simplement à m’imiter. Moi, je faisais ça parce que j’en ressentais le besoin. C’était comme si je cherchais à entrer en contact avec les loups, même s’il n’y en avait pas dans les parages.

J’ai passé tous les jeux de mon enfance à me comporter comme un loup et non comme une petite fille. Membres fantômes étaient également au rendez-vous, malgré le fait qu’à l’époque, j’ignorais ce que c’était. Je ne comprenais pas pourquoi je ressentais cela, surtout au moment où j’ai compris que les autres, mes amis, ne sentaient pas ce que je sentais.

UNE DOULEUR INCOMPRISE


Je m’excuse, ce chapitre ne sera pas très joyeux.
Cependant, je ressens le besoin de l’écrire.


J’aurais aimé naître louve. Pas humaine. Ce n’est finalement pas vraiment un souhait, c’est une nécessité. Un besoin que je ne pourrai jamais combler. Un gouffre que je ne pourrai jamais étouffer. Un manque que je ne pourrai jamais atténuer. Il y aura toujours cette part de vide en moi, cette part ténébreuse et obscure qui alimente mes crises de dysphorie d’espèce et mon mal-être en général. Cette part de… souffrance atroce qui se manifeste lorsqu’elle en a envie. Cette part de haine qui pulse dans mes veines jusqu’à m’en faire tourner la tête.

Et puis il y a ces moments. Ces moments où la crise de dysphorie apparaît. Ces moments où le loup se débat, crie, hurle, me griffe de l’intérieur. Ces moments où je me hais plus que je n’ai jamais haïs personne dans ma vie. Ces moments où tout me semble noir et dénué d’espoir, ces moments où je voudrais juste tout envoyer valser. Ces moments où je suis allongée dans mon lit, ma main couvrant ma bouche pour éviter à mon entourage d’entendre mes sanglots. Le loup prend le dessus. Les larmes roulent sur mes joues et s’écrasent sur mon oreiller. Et il y a mon autre main, plaquée contre mon cœur qui saigne et agonise.

Oui, dans ces moments, tout est sombre. Obscur. Froid. Terne. J’ai l’impression de m’enfoncer à des centaines de kilomètres sous la terre, je suffoque et j’ai tellement mal que j’ai l’impression que je pourrais mourir sur le champ. Et dans ces moments-là, je ne désire qu’une chose ; attraper une lame et me déchirer la peau pour me punir d’être née dans la peau d’un être humain. Mon loup se débat, hurle en moi, et il me pousse à faire de malheureuses bêtises. Heureusement, je ne mutile plus. Cela fait depuis Décembre 2016 que mes bras, mes cuisses, mes hanches, n’ont pas été blessées. Ne restent plus que les cicatrices que je tente de cacher. Je ne compte pas retoucher à une lame un jour. J’espère que je ne cèderai plus jamais à la tentation. Je ne veux pas retomber dans ce cercle vicieux qu’est l’automutilation.

Cependant ce n’est pas pour ça que je suis retombée dans la dépression. J’ai été dépressive, oui, et je le suis peut-être toujours un peu qui sait, mais… les crises de dysphorie, la douleur liée à la thérianthropie, n’ont rien à voir avec la dépression. Elles peuvent jouer un rôle, bien entendu. Mais on peut très bien être guéri de la dépression, et continuer à avoir des crises de dysphorie d’espèce très violentes. Je n’ai juste pas envie qu’on croit que je suis retombée en plein dans la dépression, parce que ça serait faux. Je vais mieux. Evidemment, j’ai toujours du mal avec les cours, ma phobie scolaire étant toujours plus ou moins présente. Mais je progresse. Je le sens. J’espère juste que ça durera et que je ne replongerai pas lorsque les bacs blancs arriveront. Petite parenthèse : en soi, les écrits ne me dérangent pas. Ce sont les oraux qui me terrifient.

***

La douleur liée à la thérianthropie est réelle. Bien réelle. Ces instants de détresse décrits plus haut, m’arrivent. Parfois en moins puissant, mais cela arrive quand même. Et j’en viens encore à me demander pourquoi je me plie aux exigences de notre monde. Notre société me brise de l’intérieur, et je me questionne sur le fait de savoir pourquoi je me tue tant à faire comme tout le monde.

Comme je l’ai dit dans un chapitre précédent, je ne me considère pas comme humaine, même si ne nie pas le fait que j’ai une vie d’être humain. Je suis simplement une louve dans le mauvais corps. Je considère le fait que je n’ai rien de spécial à voir avec mon entourage. Je ne dis pas ça dans le but de me sentir fière ou supérieure, bien au contraire. Je ne fais pas de ma thérianthropie une fierté.
Je voudrais juste… dire que j'ai quelques différences uniques.

UNE GRANDE SATISFACTION


Avez-vous une idée de ce que j’ai pu ressentir lorsque j’ai compris que mon entourage avait pris au sérieux le sujet de la thérianthropie ?
De ce que j’ai pu ressentir lorsque j’ai appris qu’aux yeux de mes proches, j’étais désormais la jeune louve farouche ?

Ça a commencé à se vérifier auprès de mes trois meilleures amies. Je leur avais parlé du fait que j’étais une thérian. Elles n’avaient pas eu l’air de comprendre et de me prendre au sérieux, et cela m’avait plus ou moins blessé. Cependant, elles ont fini par me faire comprendre qu’elles m’identifiaient au loup. Elles m’ont dit que dès qu’elles voyaient un loup, elles pensaient à moi. Ma meilleure amie m’a même dit que j’étais sa louve préférée, ce à quoi j’ai rétorqué amicalement que j’étais la seule louve qu’elle connaissait. On a eu un fou-rire et je me suis sentie terriblement bien après cette discussion. Nous nous sommes vues peu après avoir eu mon tatouage, et elle m’a dit être extrêmement contente pour moi. Elle m’a dit qu’elle était ravie que j’ai désormais un loup d’ancré dans la peau, que cela me représentait entièrement et m’allait à la perfection.

Mais ce que j’ai préféré, c’est lorsque mon père m’a appelé pour la première fois « ma p’tite louve ». C’était lorsque j’allais très mal, il y a peu, et que je voulais arrêter le Lycée. J’avais replongé dans des idées suicidaires et me sentais incapable de retourner en cours. Le soir où j’ai eu une longue discussion avec mes parents pendant que je pleurais, et qu’ils m’ont redonné du courage, mon père m’a embrassé sur le front et m’a dit exactement ces mots : « ça va aller ma p’tite louve ». Je leur avais parlé de la thérianthropie peu avant, et mon père avait semblé très réceptif à cela. Lorsqu’il m’a appelé ainsi, mes larmes ont redoublé mais ce n’était plus à cause de la tristesse.

Désormais, une bonne partie de ma famille est au courant de ma thérianthropie. Depuis mon dernier chapitre posté ici, beaucoup de choses ont changé. Le sujet a rapidement fait le tour de la famille, et je n’ai franchement plus du tout d’appréhension à en parler. Et à leurs yeux, je suis à présent la louve de la famille. Je n’aurais jamais pensé qu’ils puissent me comprendre. Qu’ils puissent m’accepter. Et surtout, qu’ils acceptent d’en parler comme tout autre sujet de discussion banal.

Je me souviens, on en avait parlé lorsque j’étais chez mes grands-parents paternels. C’était Dimanche dernier. Il y avait ma mère, mon oncle, mon père, mes grands-parents évidemment, et ma plus petite cousine de 6 ans. Ma cousine, qui avait entendu une partie de la conversation, était venue me voir et m’avait dit : « c’est vrai que tu es un loup ? » et je lui ai répondu le plus naturellement du monde : « oui ». Elle m’a alors fait un grand sourire, m’a lâché un grand « cool » et est retournée à ses occupations.

Je ne saurais expliquer ce que je ressens désormais. Je n’ai plus à me cacher, la thérianthropie est devenue un sujet de discussion sans gêne ni tabou ou crainte. Ça peut sembler irréaliste, irréel. Même moi j’ai du mal à y croire. Comment mes proches peuvent-ils se montrer si compréhensifs ? Ça semble dépasser les limites du possible. Et pourtant.

Je me sens… libérée. Ma famille s’est montrée extrêmement compréhensive à ce sujet. Je leur ai tout expliqué, ils m’ont tous écouté attentivement. Je ne pensais pas qu’ils me croiraient, ou même que ça les intéresserait. Finalement, je me dis que j’aurais dû leur en parler plus tôt.

Et puis, il y a vous. Vous qui me lisez depuis maintenant début Septembre. A vos yeux, je suis aussi plus ou moins une louve. Vous suivez mon témoignage avec intérêt, vous le commentez, vous vous y intéressez. Et cela me fait extrêmement plaisir.
Alors merci. Juste, merci.


MON CHER LOUP...
https://www.youtube.com/watch?v=VAI5GSyXMjA

Concernant la chanson → "You" = mon loup


I can see through you
We are the same
It's perfectly strange
You run in my veins


Mon loup, mon cher loup.
Tu es le seul que je ne décevrai jamais. Le seul à me comprendre à la perfection sur tout. Le seul à pouvoir savoir exactement ce que je ressens à chaque seconde précise. Tu es le seul à prendre possession de mon corps en cas de besoin. Tu es celui qui transforme ma douleur en haine, celui qui me fait devenir enragée.

Tu es là depuis ma naissance, tapis au fond de moi, t’éveillant un peu plus chaque jour. Je n’ai pas mis très longtemps avant de me rendre compte de ton existence, mais il m’aura fallu attendre l’adolescence pour comprendre que je n’avais jamais été réellement toute seule. J’ai fini par ne faire qu’un avec toi, même si parfois nous ne sommes pas sur la même longueur d’onde. Même si quelques fois tu as envie de courir dans les bois, de frapper quelque chose, de gronder, de griffer, je me dois de te canaliser. Je n’ai pas le choix.

Et je t’ouvre ma poitrine, je te donne tout ce que j’ai. Je retiens ma respiration, je t’attends, prend tout ce qui m’appartient. Je te laisse me guider, laisse-toi emporter par la liberté. Et je serai le sang de nos corps si tu deviens les os. Relève nos corps, garde le contrôle. Et je t’ai donné, je te donne et je te donnerai tout ce que j’ai. Tu me hantes dans mon sommeil, lorsque je ferme les yeux, je me retrouve sous ta forme animale et tu es enfin heureux d’être libre. Tu te noies dans mon océan de douleur et de souffrance. Et malgré toi, il t’arrive de me prendre toute mon énergie. Et je m’abandonne à tes volontés.

C’est là que tu prends le contrôle, que tu prends le dessus, que tu te montres comme étant l’Alpha entre nous deux. Je te laisse faire ce qu’il te plaît, même si cela peut être dangereux. Et il m’arrive de vouloir fuir les loups, ce loup, ces instincts qui se déchirent en moi. Parce que tu hurles, tu te débats dans mon corps, tu me blesses, tu me griffes, et parfois tu ne rêves que d’une chose : séparer nos deux corps et vivre ta vie à ta façon.

Je peux voir à travers toi, je sais que nous sommes les mêmes. C’est extrêmement étrange, tu coules dans mes veines. Mais comment puis-je te garder endormi au fond de moi ? Comment puis-je garder le contrôle sur ta rage de vaincre et de vivre ? Comment puis-je te garder dans mes poumons ? Tu inhales ce qui t’appartient et ce qui m’appartient.

Au fond tu es celui qui me comprend parfaitement puisque tu ressens la moindre de mes émotion, de mes douleurs, de mes peines, de mes joies, de mes craintes. Les sentiments que je ressens sont comme un feu brûlant consumant peu à peu mon cœur et mon corps. Et tu en souffres, tu hurles d’avoir aussi mal. Mais à l’extérieur, c’est comme une pluie froide. Et ça fait mal. Si mal.

Mais finalement, je suis heureuse de t’avoir avec moi. Et j’aimerais juste que tu sois là, en face de moi, pour que je puisse te prendre dans mes bras. Mais c’est impossible puisque toi et moi, nous ne sommes qu’un.

How can I keep you
Inside my lungs
I breathe what is yours
You breathe what is mine


And I used to be the girl who runs with the wolves


• I WISH THEY WERE REAL •


Cela faisait longtemps que je n’avais pas fait de rêve aussi marquant. Un rêve aussi prenant. Aussi… sensible. Je pense que je me souviendrai longtemps de ce rêve. Comment l’oublier ? C’est quelque chose qu’on ne peut pas ignorer.

Cette nuit, j’ai rêvé que je donnais naissance à une portée de louveteaux. J’ignore totalement qui était le père, je me souviens juste avoir donné la vie à quatre loupiots. Parmi ces quatre petits, il y en avait un qui était handicapé, qui risquait de ne pas survivre. Et je me souviens que j’avais développé un énorme instinct maternel pour lui ; je me suis occupée de lui, je lui ai dévoué corps et âme pour qu’il survive. Je me souviens l’avoir entre mes pattes, le regardant avec amour et bienveillance. Bien évidemment, je n’oubliais pas mes trois autres petits, mais le rêve était principalement centré sur celui qui était handicapé.

C’était vraiment très puissant comme rêve. J’avais vraiment l’impression de vivre toute la scène. Je me sentais réellement bien dans le rôle de mère, j’étais prête à tout pour mes petits, prête à mourir même. Je me sentais terriblement proche d’eux. Dans mon rêve, j’alternais entre ma forme humaine et ma forme lupine ; lorsque j’étais sous ma forme humaine, je me souviens que je tenais mes petits dans mes bras (ils restaient des loups eux, ils ne devenaient pas humains). J’ai les larmes aux yeux rien que d’écrire tout ça, c’était tellement puissant, fort, vous n’avez pas idée.

Lorsque je me suis réveillée, j’ai ressenti une énorme pointe de tristesse et de solitude me transpercer le cœur. Je me suis rendue compte que les louveteaux n’étaient qu’un rêve, qu’un songe, et ça m’a fait terriblement mal. J’avais réellement développé un instinct maternel durant ce rêve, et revenir à la réalité m’a fait mal. Mon loup réclamait ses petits, je le sentais. Mais non, ça n’avait été qu’un rêve, ce n’était PAS réel. Pourtant, je n’arrive pas à m’y faire. J’y pense sans relâche depuis ce matin, ce rêve me hante, me perturbe, me secoue. Je n’arrive pas à penser à autre chose, et c’est pour ça que ce soir, j’ai décidé d’en faire une partie pour mon témoignage. Parce que c’est juste trop fort pour être ignoré.

Une partie de moi aimerait faire à nouveau ce rêve pour que je puisse retrouver mes petits en dormant. Mais une autre redoute de refaire ce rêve, par peur de souffrir à nouveau au réveil. Je ne sais pas trop quoi penser de tout ça. Est-ce un signe ? Dois-je y interpréter quelque chose ?
J’avoue être perdue, je ne sais plus quoi faire.

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PostPosted: Tue 5 Sep 2017, 20:47    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

QU’EST-CE QUE LA THÉRIANTHROPIE ?


Il existe plusieurs hypothèses quant à l’existence de la thérianthropie. Certains disent qu’un thérian a une profonde connexion spirituelle avec l’animal auquel il s’identifie. D’autres affirment qu’un thérian possède une âme animale dans un corps humain. Et d’autres encore parlent de réincarnation. Personne ne sait vraiment lesquelles de ces trois suggestions sont vraies ; peut-être le sont-elles toutes les trois. Chacun vit sa thérianthropie de manière différente, et ne voit donc pas les choses de la même manière.

Être thérian peut sembler être un sentiment bizarre aux yeux des autres, voir même de notre propre vision, mais c’est finalement un ressenti parfaitement réel et profond. C’est intense, unique, inexplicable même. C’est pour cela que je vais faire de mon mieux pour vous expliquer ce que nous ressentons.

Un thérian se ressent comme étant littéralement animal au fond de lui. Cependant, un thérian ne niera JAMAIS son humanité ; il se sait humain et a conscience de sa vie d’humain. Attention : un thérian ne peut PAS se transformer en animal. Nous ne sommes pas des lycanthropes ou autres créatures surnaturelles de ce genre. Nous ne possédons aucun pouvoir, aucune force surhumaine. Nous sommes comme vous d’un point de vue extérieur, des humains. A l’exception que notre âme, elle, n’est pas humaine.

Il faut déjà savoir que la thérianthropie, ce n’est pas un jeu. Ni même une lubie d’un adolescent perdu qui cherche à se rendre intéressant. Ou ni un trouble mental ou une fantaisie. Ce n’est en aucun cas quelque chose de drôle, de « stylé » ou même de « cool ». Les thérians vivent souvent mal leur thérianthropie, et sont sujets à des crises de dysphorie d’espèce. Mais j’y reviendrai plus tard.

Les personnes-animales possèdent donc un thériotype (ou kintype, les deux sont valables). Il s’agit de l’animal auquel elles sont liées. Il arrive qu’un individu s’identifie à plusieurs animaux à la fois ; dans ces cas-là, nous parlons alors de polyanthropes. Il s’avère y avoir énormément de loups dans la communauté thérian, mais nous pouvons également y trouver des blaireaux, des renards, des chouettes, des biches, des lapins, des serpents, des corbeaux… bref, de tout. Personnellement, je connais un blaireau, un chat, un husky, un loup et un dragon. J’ai rejoint un forum sur la communauté thérian, c’est là-bas que je les ai rencontré.

Être thérian, ce n’est pas simplement se sentir proche d’un animal. Si c’était le cas, presque toute la population serait considérée comme étant thérian. Non, c’est quelque chose de beaucoup plus profond. Il faut souvent des mois, voir des années de recherche avant de comprendre que nous sommes thérians et surtout quel est notre thériotype. On ne devient pas thérian du jour au lendemain parce qu’on trouve ça super d’être animal au fond de soi. Je me répète, mais la thérianthropie n’est vraiment pas un jeu ou quelque chose à prendre à la légère. C’est un sujet très sérieux, quoi que souvent moqué par ceux qui ne comprennent pas et qui jugent sans connaitre ou même sans tenter de comprendre ne serait-ce qu’une infime partie de ce que nous sommes.

Il y a tant de façon de vivre notre identité non-humaine.
Des façons que je vous expliquerai bientôt.

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PostPosted: Tue 5 Sep 2017, 21:29    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Donc la thérianthropie ne se rattache pas forcément à des animaux existants ?  
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PostPosted: Tue 5 Sep 2017, 21:31    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Bah en fait je comptais y venir plus tard, mais :
- quand une personne s'identifie à un animal existant, on parle de thérian.
- quand une personne s'identifie à un animal/créature inexistant/surnaturel, on parle davantage d'otherkin.
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Evalone
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PostPosted: Tue 5 Sep 2017, 22:16    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Je n'ai pas grand chose à ajouter que je t'ai déjà dit :3 J'ai juste hâte de voir ce que tu vas nous raconter par la suite, en espérant que personne ne se prenne à te faire de commentaires blessants ou méprisants
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PostPosted: Tue 5 Sep 2017, 22:24    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

J'ai déjà tout dit dans le sujet précédent, je trouve tout cela très intéressant et j'ai hâte que tu le développés :)

Par contre... je suis un peu septique pour les dragons et tout... ca me paraît pas très scientifique tout ca désolée c'est mon côté Sciences qui prend le dessus...
Je verrai bien quand tu développera cette partie :,)
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 10:34    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Merci pour vos commentaires. <3
Ficeloune : honnêtement quand la personne m'a dit qu'elle était un dragon, j'étais vraiment sceptique parce que jusqu'à preuve du contraire, ça n'a jamais existé mais... Après tout, pourquoi pas ? :3
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Evalone
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 11:25    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Moi, je reste dans l'esprit "ce n'est pas parce qu'on ne croise que des chats noirs que tous les chats sont noirs" x)
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 11:29    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Oui pourquoi pas :,)
Mais vu que ce sont des créatures mythologiques sorties de l'imagination de l'homme... je suis septique :,)
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Physalis
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 11:57    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Je trouve ça super interessant parce que je connaissais pas avant que tu en parles Paillou :o Est-ce qu'il existe des thériotype plus nombreux que d'autres?
Par contre je suis désolée mais les dragons existent, juste pas sous la forme fantastique connue mais sous une forme plus commune de reptile x) (En plus sachant qu'on connait pas toutes les especes du monde entier qui existent et qui ont existés donc rien n'est impossible #Biologiste)
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Evalone
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 12:32    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Et puis, on dit bien qu'il n'y a pas de fumée sans feux ;)
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Fragou
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 14:16    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Ah, un nouveau témoignage, qui m'intéresse énormément Paillou, mais je pense te l'avoir déjà dis ;)
Pas que je me pense thérian, mais ça reste quelque chose qui m'intrigue beaucoup. C'est assez amusant aussi qu'il y ait plus de loup, comme tu dis :3 Quant au dragon... je reste plus sceptique là-dessus, je l'avoue. Mais comme dis Symphi, pas de fumée sans feu(x) :'3 
Je te souhaite une très bonne continuation, en sachant que je risque de suivre ton témoignage avec beaucoup d'intérêt ;)
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 15:27    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Absynthe wrote:
Je trouve ça super interessant parce que je connaissais pas avant que tu en parles Paillou :o Est-ce qu'il existe des thériotype plus nombreux que d'autres?
Par contre je suis désolée mais les dragons existent, juste pas sous la forme fantastique connue mais sous une forme plus commune de reptile x) (En plus sachant qu'on connait pas toutes les especes du monde entier qui existent et qui ont existés donc rien n'est impossible #Biologiste)


Oui je sais les dragons de Komodo et autres lézard, mais pour moi quand on parle de dragon on parle de créature fantastique avec des ailes qui crache du feu
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Lune
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 18:55    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

J'aime beaucoup ton début.
Je sais que ce n'est pas le sujet DS ou autre ici, mais j'ai une question : je me sens comme, parfois, hors de mon corps, je sens des choses qui ne m'ont pas touchée, du moins de peu, j'ai l'impression comme d'avoir un "corps astral", du moins c'est le terme que j'ai retenu. Je suis encore en recherche de moi-même, et je suis assez petite pour l'instant, donc je suis au tout début de mes recherches, mais je voulais savoir, donc, si c'était de la thérianthropie :) Quand le sujet a été évoqué sur le topic "Racontage de Life", j'ai été intriguée, car ça me rappelait vaguement une sensation, que j'ai encore. Tu parlais, avec Symphi, des membres fantômes, et tu as évoqué ta thérianthropie. Et ... Je ne sais pas.
Je connaissais surtout le terme fantastique, pour moi un thérianthrope c'est un loup garou qui se "contrôle", mais bref c'était plus un terme fantastique. D'ailleurs je ne sais pas pourquoi mais tout ce qui est fantastique m'intrigue.
Bref je me tais et j'arrête de parler de moi, et j'espère que ce message ne pollue pas trop.
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 21:06    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Après pour les dragons, j'ai pas vraiment d'explications... Je suis beaucoup plus informée sur les thérians que sur les otherkins. Les otherkins, c'est encore flou pour moi.

Fragou → Thanks <3

Wiki → Le corps astral me rappelle un truc qui m'avait fait TERRIBLEMENT flipper quand j'étais petite. ;; Je vais raconter ma vie mais : je devais avoir 5 ans et je me voyais dormir. Genre j'étais sortie de mon corps, j'étais debout à côté de mon lit, sauf que mon vrai moi dormait encore. C'ETAIT TRES CHELOU J'AI PANIQUÉ
Plus sérieusement, je ne saurais te dire si oui ou non tu es une thérian. Je ne suis pas à ta place, je ne peux malheureusement pas ressentir ce que tu ressens. Toi seule pourra savoir si tu en es une ou non. Après je sais pas, est-ce que tu te sens connectée à un animal en particulier ? Est-ce que tu as l'impression d'avoir un âme autre qu'humaine ?
Pour le moment je n'ai publié qu'un chapitre de mon témoignage, mais peut-être qu'au fur et à mesure, mes chapitres t'aideront dans tes recherches ? <3
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 21:41    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

MEMBRES FANTÔMES


Un thérian a obligatoirement été confronté au moins une fois dans sa vie à des membres fantômes. Ces apparitions ne s’expliquent pas réellement, elles sont là, c’est tout. Les membres fantômes peuvent se manifester à tout moment ; pour certains toutefois, ils auront tendance à apparaître en situation de stress ou de joie intense.

Il existe toutes sortes de membres fantômes. Queue, oreille, griffes, crocs, museau, ailes, cornes, fourrure… tout y passe. Honnêtement, il est assez difficile d’expliquer ce que l’on ressent lorsque l’on est sujet à des membres fantômes. C’est indescriptible. Vous savez, c’est un peu comme pour une personne amputée ; quelqu’un qui a perdu une jambe va parfois encore ressentir sa jambe comme si elle était encore là. Pour les thérians, c’est la même chose ; ils ressentent des membres inexistants, comme s’ils avaient été là auparavant.

Personnellement, je ressens très souvent une queue et des oreilles. Lorsque je suis très angoissée, je sens ma queue se mettre entre mes jambes et mes oreilles se plaquent contre mon crâne. Cependant, il se peut que ma queue se manifeste sans raison apparence ; lorsque cela m’arrive et que je suis assise, je suis obligée de me tortiller car être à moitié assise sur ma queue me dérange énormément. Il m’arrive aussi d’avoir l’apparition d’un museau fantôme, mais ceci est déjà plus rare.

Les membres fantômes peuvent être appréciés ou détestés. Certains thérians aiment beaucoup les ressentir parce que cela leur permet de se sentir davantage en confiance et en relation avec leur thériotype. Malgré tout, d’autres trouvent cela handicapant et énervant. Prenons pour exemple quelqu’un qui s’identifie à un volatile ; il arrive parfois que cette personne ne parvienne pas à dormir sur le dos à cause de ses ailes.

Si certains thérians détestent leurs membres fantômes, d’autres font tout pour en avoir continuellement. Il arrive alors qu’ils portent des artifices tels que des fausses queues, des fausses-oreilles, de faux crocs etc… pour exprimer leur identité non-humaine. Me concernant, je possède une fausse queue, une paire de fausses oreilles, et des fausses pattes. Je ne les mets cependant que rarement et généralement lorsque je suis toute seule.

Les membres fantômes sont réels, ils ne sont pas du tout le fruit de notre imagination. Il faut savoir qu’un thérian ne s’inventera jamais des membres fantômes pour le simple plaisir de se rendre intéressant.

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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 22:06    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Intéressant les membres fantômes 🤔C'est vrai que le fait que l'homme n'ai pas de queue mais qu'on en ai une fœtus peut expliquer ce genre de ressentis.
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Evalone
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 22:17    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Je pense que c'est cela qui m'avait le plus intrigué lors de ton précédent témoignage : cette histoire de membres fantômes. J'en avais entendu parler pour les personnes amputées, mais généralement de manière négative, principalement comme des douleurs difficilement supportable.

Pour ma part, j'en ai déjà parlé : j'ai souvent l'impression d'avoir des ailes dans le dos, ou je ressens tout du moins quelque chose de dérangeant au niveau du dos, et plus particulièrement des omoplates. Et cela m'est souvent arrivé d'avoir l'impression que ses ailes étaient présentes, mais presque comme intangibles, expliquant que je puisse me tenir sur un dossier, ou en tout cas invisibles. Ce qui rend encore plus dérangeant cette sensation, car on finit par se demander s'il n'y a pas un vrai problème avec nous, de s'imaginer des choses aussi loufoques. Maintenant, lorsque tu as parlé du fait qu'un thérianthrope ailé pouvait avoir du mal à dormir sur le dos, ça m'a parlé, car j'ai énormément de mal à dormir sur le dos, je déteste même ça, quand bien même je préfère souvent être à moitié allongé sur mon lit qu'assise sur une chaise. Je ne fais que dormir sur le côté, majoritairement, ça me rassure, tout comme avoir quelque chose dans les bras, comme une peluche.
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PostPosted: Wed 6 Sep 2017, 23:40    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

C'est possible d'être Therian d'Ange ? 🤔 /PAN/

Sinon moi aussi je peux pas dormir sur le dos, mais c'est plus physiologique je pense. C'est pas que j'aime pas, c'est juste que je ne peux pas m'endormir comme ça, même si je suis très fatiguée. Je dois être sur le ventre ou au pire sur le côté. C'est pas très bon pour le dos hélas...


Bref je m'égare... x)
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 18:16    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Bah en soit c'est possible de s'identifier à un ange, le truc c'est que dans ce cas tu n'es pas un thérian mais un otherkin. :3
Thérian = s'identifier à un animal existant ou ayant existé
Otherkin = s'identifier à un animal/créature fantastique

Effectivement Symphi, tu m'en avais déjà parlé. ~ C'est pas impossible que tu ais une connexion particulière avec un animal volant. A voir si tu te sens proche d'un animal ailé ou alors des anges. Comme je l'ai dit pour Wiki, j'espère que la suite de mon témoignage t'aidera à y voir un peu plus clair. o/
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 18:45    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Désolé Paillou mais je suis pas sure que tu ai vue ma question (enfin j'ai pas vu de réponse :x), est-ce qu'il existe des thériotype plus nombreux que d'autres?
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 18:52    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Oh shit pardon /se frappe/
Oui il y a des thériotypes plus nombreux que d'autres, par exemple il y a beaucoup de canidés. Les loups et les chiens reviennent assez souvent. Malheureusement ces infos peuvent être faussées parce qu'étant donné que le loup est un animal idolâtré de pas mal de monde, beaucoup se disent thérian-loup dès qu'ils découvrent l'existence de la thérianthropie sous prétexte qu'ils se sentent proches de cet animal. :/ C'est là où il ne faut pas confondre animal préféré/totem et thériotype. x) Mais sinon oui, si on se base sur les globalités, les thériotypes canidés sont ceux dont on entend le plus souvent parler.
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 18:58    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Un ange...c'est vrai qu'avec la symbolique qu'ils revêtent, j'imagine que ça me correspondrait bien, mais je préfère attendre la suite de ton témoignage
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 19:49    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Wolverine wrote:
Après pour les dragons, j'ai pas vraiment d'explications... Je suis beaucoup plus informée sur les thérians que sur les otherkins. Les otherkins, c'est encore flou pour moi.

Fragou → Thanks <3

Wiki → Le corps astral me rappelle un truc qui m'avait fait TERRIBLEMENT flipper quand j'étais petite. ;; Je vais raconter ma vie mais : je devais avoir 5 ans et je me voyais dormir. Genre j'étais sortie de mon corps, j'étais debout à côté de mon lit, sauf que mon vrai moi dormait encore. C'ETAIT TRES CHELOU J'AI PANIQUÉ
Plus sérieusement, je ne saurais te dire si oui ou non tu es une thérian. Je ne suis pas à ta place, je ne peux malheureusement pas ressentir ce que tu ressens. Toi seule pourra savoir si tu en es une ou non. Après je sais pas, est-ce que tu te sens connectée à un animal en particulier ? Est-ce que tu as l'impression d'avoir un âme autre qu'humaine ?
Pour le moment je n'ai publié qu'un chapitre de mon témoignage, mais peut-être qu'au fur et à mesure, mes chapitres t'aideront dans tes recherches ? <3




Moi aussi je crois parfois pouvoir "sortir" de mon corps, mais très peu :/
Je ne me sens pas réellement connectée à un animal, ni que j'ai une âme non-humaine, mais j'ai souvent l'impression d'avoir des membre un peu fantômes, sans qu'ils me gênent réellement.
Mais il n'y a pas une sensation ? Un truc dans le ventre, par exemple, ou je sais pas ? Des chatouillements à un endroit ... ?
Merci beaucoup en tout cas ♥ Et j'ai hâte de lire la suite :3
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 20:18    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Très intéressant cette notion de membre fantômes. Je n'ai jamais ressenti ça, mais j'ai l'impression de voir l'idée...
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PostPosted: Thu 7 Sep 2017, 22:40    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Donc, la thérianthropie ne serait présente en réalité que sur le plan psychologique ? Attention, je ne dis pas que ça n'existe pas ou autre, je parle bien de distinction entre le corps/la matière et le plan psychologique qui joue énormément (Placebo bonjoooour)
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PostPosted: Fri 8 Sep 2017, 13:07    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Je pense effectivement que le plan psychologique joue beaucoup sur la thérianthropie. Il n'y a pas de signes physiques qui pourraient permettre à quelqu'un d'identifier un thérian. Tout ou presque sur joue sur le plan psychologique parce que tout simplement on se sent animal à l'intérieur, de façon psychologique. Cependant (je sais que tu n'as pas dit ça), ce n'est en rien un trouble psy, notre âme est animale et enfermée dans un corps humain. C'est donc bien réel. :3

Tu dis si j'ai pas répondu correctement à ta question. ~
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PostPosted: Fri 8 Sep 2017, 19:04    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Tu as parfaitement répondu à ma question merci beaucoup o/

Oui, parce que pour moi, je vois ça un peu comme un mouvement spirituel
Après, je sais qu'il y a une maladie qui commence par thérian mais bon xD
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PostPosted: Sat 9 Sep 2017, 10:28    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Tant mieux alors. :3
Une maladie qui commence par thérian ? Ça ne me dit rien... A part les mots thérianthropes, thérians, thérianthropie, je n'en connais pas d'autres. owo
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LES SHIFTS


Plus forts que les membres fantômes, il y a les shifts. Les shifts peuvent comporter l’apparition des membres fantômes, mais pas que. Il s’agit de quelque chose de puissant et de parfois douloureux. En cas de shift, la nature humaine se retrouve assujettie à notre thériotype. Les shifts sont une des choses les moins bien comprises d’un point de vue extérieur aux thérians. Certaines personnes ont tendance à nous dire que c’est simplement dans notre tête, que ce sont des crises d’angoisse que l’on transforme au gré de nos envies et nos désirs. Seulement voilà, ce n’est pas du tout le cas. Les crises de panique et les shifts sont deux choses bien réelles et bien distinctes.

Un thérian shiftant se met à se comporter comme l’animal auquel il est connecté. A l’identique des membres fantômes, les shifts peuvent apparaître en cas de fort stress, angoisse ou joie, mais peuvent également se manifester sans aucune raison apparente. Sentir notre animal prendre le dessus est quelque chose de difficile à expliquer. A cet instant, on se sent vraiment animal. Les membres fantômes se manifestent brusquement de façon très violente, on commence à agir comme notre thériotype.

Un shift peut être vécu de manière positive ou négative. Certains thérians aiment ressentir la présence de shift et parviennent à totalement garder le contrôle d’eux-mêmes. Pour faire simple, ils se sentent davantage animal qu’humain, mais n’ont cependant pas de mal à se contrôler et à ne pas oublier qu’ils sont humains. Malgré tout, d’autres vivent les shifts de façon négative et ne parviennent pas à se contrôler. En cas de shift très puissant, on peut même avoir des pertes de mémoire. Des « black-out » si vous préférez. Cela arrive lorsque l’animal prendre COMPLETEMENT le dessus et que notre esprit humain se déconnecte totalement. Personnellement, ça ne m’est jamais arrivé et heureusement.

Pour vous faire comprendre ce qu’est réellement un shift, je vais vous faire part de ma propre expérience. Je vis des shifts depuis l’âge de 15 ans environ. En situation de shift, je peux ressentir différentes choses. Mes shifts sont parfois négatifs, parfois positifs. Commençons par le négatif ; lorsque cela m’arrive, je me sens étrange et je comprends que quelque chose ne va pas. Mes oreilles se mettent à siffler et je me mets souvent à trembler. Je commence à respirer bruyamment. Cela commence exactement comme une crise de panique, sauf que j’ai fini par savoir faire la différence. Au lieu de me mettre à pleurer comme je le ferais pour une crise d’angoisse, je commence à grogner et gronder comme un animal. Mes sens se mettent tous en alerte et je ne supporte plus que l’on me touche. Je sens les membres fantômes arriver très rapidement ; crocs, griffes, museau, queue, oreilles. Je ressens le loup qui cherche à prendre le dessus sur mon esprit, et je commence à vouloir griffer et mordre. A cet instant, je me sens davantage animal qu’humaine. J’ai envie d’hurler, de me transformer (même si c’est impossible), de m’enfuir. Lorsque je me sens mal, mon loup n’a aucune difficulté à prendre le dessus sur mon esprit. Cependant, je shifte le plus souvent lorsque je suis en colère. En cas d’énervement assez violent, je me mets à agir comme un loup, de façon involontaire.

Mais heureusement, mes shifts se montrent parfois être positifs. Je vais prendre pour exemple ce qui m’est arrivé lorsque je suis revenue de vacances, durant mon trajet de 10h en voiture. J’étais avec ma musique et plongée dans mes pensées et je regardais la nature qui défilait devant moi. J’ai alors commencé à me détendre et à laisser volontairement mon loup se manifester. Les membres fantômes se sont manifestés mais ça ne m’a pas fait souffrir. A cet instant, je me suis sentie libre. Je me suis imaginée sous ma forme lupine en train de courir au rythme de la voiture. A ce moment, je ressentais presque le vent caresser mon visage et je me sentais réellement louve. Cependant, je ne souffrais pas. Je ne pleurais pas. Je n’étais pas en colère, ni triste. J’étais bien, tout simplement.

Contrôler ses shifts demande du temps.
Beaucoup de temps.
Il faut se connaître et connaître son animal.

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PostPosted: Sat 9 Sep 2017, 13:27    Post subject: « The Wolf inside » | TÉMOIGNAGE | Reply with quote

Du coup, si ton animal intérieur est un paresseux, c'est plutôt cool quand tu shift non ? o:

Je suis pas sûre pour le truc de la maladie, j'avais juste croisé ça sur un site une fois cx
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