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La Maison de la Vieille Dame

 
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Déesse
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PostPosted: Wed 16 Aug 2017, 21:27    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

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Il y a toujours une belle âme, une personne qui donne une pièce aux plus pauvre, une personne qui donne la moitié de son pain à ceux dans le besoin, une personne qui n'hésite pas à donner pour aider. Odette est une personne plus que charitable, passionnée par les chiens, les chats et les lapins. Son garage est toujours ouvert pour s'abriter, et se nourrir. Et oui, elle laisse très souvent un bon bol de lait, une gamelle de croquettes, et une grosse gamelle d'eau. Attention, garage de luxe, et caresses s'il le faut ! 

___________________/_/_/
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Épopée Héroïque
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PostPosted: Wed 5 Dec 2018, 21:12    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

[ce texte se passe à peu près en février 2018, plusieurs mois après l'exil de Plume de Corneille]

Corneille





La neige recouvrait le chemin. Ce blanc immaculé reflétait la faible lumière de la Lune, éclairant d’une encore plus faible lueur les environs. De temps en temps, de sombres formes constellaient le drap blanc. Ces formes n’étaient que des traces faites par les divers animaux de la forêt et de la ville. On voyait, dans les trous formés, quelques brins d’herbes jaune ayant résisté aux faibles températures de la saison des neiges.

D’autres ouvertures dans le manteau neigeux se formaient. Dans ces ouvertures, des coussinets. Aux bouts de ces coussinets, un chat. Il avançait lentement, grelottant. Ses poils étaient dressés pour le protéger de la morsure du froid. Sa queue, qui traînait au sol, avait été insensibilisée par la température. Ses pattes cherchaient les quelques ouvertures qui se trouvaient çà et là dans le sol, cherchant à éviter la couche de flocons le plus possible. Ses yeux étaient à peine entrouverts, ne laissant passer dans ses yeux qu’assez de lumière pour voir l’obscurité lui faisant face. Le matou longeait une grande barrière en bois, protégeant du mieux possible son pelage aussi blanc que ce qui se trouvait sous ses pattes. On entendait ses mâchoires claquer, et une petite voix jurer. Cette dernière émanait du chat qui traînait ses pattes dans l’épaisse couche de neige.

Il leva les yeux au ciel, contemplant les nuages et les quelques étoiles qu’il pouvait voir. Est-ce que ce truc vient vraiment des nuages ? Ou bien ce sont nos ancêtres qui prennent cette forme pour nous rendre visite ? Ou alors… Le chat s’arrêta. Non, je dois arrêter ça. Il pesta une nouvelle fois contre lui même, puis reprit son chemin. Il marchait depuis bien trop longtemps à son goût, et il ne souhaitait qu’une chose : trouver un endroit chaud ou s’allonger et fermer les yeux. Il s’agissait du seul moment de la journée où il s’autorisait à rêvasser. Malheureusement, il savait qu’un endroit confortable ou chaud était compliqué à trouver. Et quand bien même il réussirait à en trouver un, il ne le serait jamais assez à son goût.

Le matou soupira. Tout était tellement plus simple avant... Il aurait tant voulu retourner chez lui, auprès des siens. Dormir au milieu des corps de ses camarades. Profiter de la chaleur des autres, et leur partager la sienne. Mais c’est impossible. Il ne pouvait plus retourner chez lui, pas après ce qu’il avait fait. Il aurait adoré pouvoir faire une croix dessus et rentrer dans son foyer, comme si de rien n’était. Mais il aurait fini par craquer – en fait, il avait déjà craquer. Il avait choisi de recommencer une nouvelle vie depuis zéro, désormais, il devait assumer ses choix. Il ne pouvait pas se permettre de vouloir une chose un jour puis son exact opposé le lendemain. Il se devait de respecter les promesses qu’il s’était faites. Il ricana intérieurement à cette pensée. Jamais je n’y parviendrai.

Puis il aperçut, entre deux pensées noires, une fente dans la palissade qu’il longeait. Le chat s’arrêta devant, et l’examina. Elle avait l’air juste assez grande pour lui permettre de passer, non sans efforts. Il y passa d’abord ses épaules rendues frêles par les lunes de disette et d’absence d’entraînements. Puis le reste de son corps passa après quelques minutes. Il ne savait pas vraiment pourquoi il était passé par là. Il savait que cette issue menait à un jardin, mais comme dans tous les autres qu’il avait explorer dans cette journée, il ne trouverait rien. Du moins, c’est ce qu’il pensait. Il ne demandait pas grand-chose, seulement un bol de croquettes – c’est bien comme ça que ça s’appelle? – oublié dehors, ou bien une poubelle bien remplie. Mais rien. Toujours rien. Il soupira. Il commençait sérieusement à douter de ses chances de survies pour les prochains jours. Il sentait la faim lui tordre le ventre, plus encore que les remords l’esprit. Dans le Clan de l’Aube, il avait connu la faim, quand il devait se serrer la ceinture pour qu’anciens et petits puissent se nourrir, mais jamais à ce point.

Il allait partir de ce jardin quand il entrevit un mouvement. Il tourna la tête et ouvrit les yeux pour mieux distinguer le monde l’entourant. En face de lui, un abri de Bipède, avec leur habituel barrière invisible, d’où le solitaire pouvait plus deviner que sentir la chaleur qui y régnait. Il cracha, pensant qu’il n’avait aperçut qu’un de ces Bipèdes qui avaient une si belle vie, loin de tous ces tracas. Puis il comprit qu’il s’était trompé. Un chat était campé devant la barrière invisible. Il était plutôt imposant – mais le matou devinait que ce n’était dû qu’à son imposant pelage. Ses longs poils bruns lui recouvraient le corps tel un cataplasme une blessure. Il était assis, la patte recouvrant ses pattes, et fixait le matou bicolore de ses grands yeux dorés. Son expression était plutôt neutre, mais le jeune chat était maintenant habitué à la ville. Il savait ce que ce regard signifiait. Que c’est bête, tu meurs de froid pendant que je me gave de croquettes et de chaleur. L’ancien guerrier retroussa ses babines. Ce n’était qu’un chat domestique qui le narguait, comme tous les autres.

Il allait faire demi-tour pour sortir de ce jardin quand il entendit le chat miauler dans sa direction. Le matou n’entendait rien à cause du vent et de la neige, mais il pensait qu’il ne s’agissait que d’une nouvelle insulte à la mode chez les domestiques. Mais ce dernier se leva et trotta tranquillement dans sa direction. Le solitaire se mit en position de combat. Il savait pertinemment que ce n’était qu’un domestique et qu’il pourrait lui tordre la nuque en une fraction de seconde, aussi affamé et affaibli qu’il était. Il en avait marre de les voir se gausser devant lui pendant qu’ils mangeaient leur nourriture infâme. Il allait rediriger toute sa colère envers cette bande de chat contre celui-ci.

Puis il entendit l’autre chat miauler de nouveau.

- Tu as faim?

Le matou ne décela aucune moquerie dans cette simple question. Il avait un ton simple et direct. Un ton qu’on utiliserait pour s’enquérir de la santé d’un autre félin. Tout d’abord méfiant, le solitaire resta en position d’attaque, ne lâchant pas son interlocuteur du regard. Ce dernier fit quelques enjambées supplémentaires et se retrouva à quelques longueurs de queues de souris du matou. Le félin affamé restait sur ses gardes, prêt à sauter à tout instant. Mais l’autre ne fit que répéter la même phrase, de façon plus distincte néanmoins.

- Tu as faim?

Le chat bicolore était déboussolé. Cela faisait des lunes et des lunes que personne ne lui avait posé de questions, et encore moins une question de ce genre-ci. Sans arrogance, sans pied de nez. Que répondre ? Le solitaire ne le savait pas, ou plus. Mais l’autre, lui, savait quoi rétorquer à ce silence.

- Range tes griffes, je vais pas te manger.

Comme si c’était son ancien chef qui lui en avait donné l’ordre, le matou rangea ses griffes, puis se redressa. Il était toujours relativement anxieux par rapport aux attentions de son interlocutrice, mais désormais, il l’écoutait. Celui-ci finit par soupirer avant de lancer une dernière phrase au solitaire.

- Bon, si tu comptes geler sur place, vas-y, mais sinon, viens chez mes maisonniers te réchauffer.

Et sur ces mots, le chat fit demi-tour pour retourner à l’abri de ses Bipèdes. Le solitaire ne savait que penser. Devait-il le suivre ? Partir ? L’attaquer ? Rester planter tel un piquer ? Il sentait la faim le tirailler, comme depuis plusieurs jours. Il était réellement tenté de suivre ce mystérieux félin. Il allait faire un pas dans sa direction, quand une pensée lui surgit à la truffe. Un guerrier ne doit jamais se nourrir de la même chose que les domestiques. Le Code du guerrier résonnait dans son esprit tel le tonnerre dans la forêt. Il l’avait toujours suivi, même depuis son départ de son Clan d’origine. Toujours, à la moindre occasion, même si cela lui a coûté plusieurs repas. Mais là, c’était différent. Il savait très bien qu’il risquait de s’écrouler dans la neige à tout instant, puis mourir de froid, ou de fatigue, ou encore de faim, dépendant de laquelle de ces morts l’emporterait en première en direction du Clan des Étoiles. Comme si j’irais au Clan des Étoiles... Il secoua sa tête, puis jeta un regard derrière lui. Seule la mort l’attendait hors de ce jardin. Puis il regarda en face de lui. Il aperçut de nouveau le chat qui passait de l’autre coté de son abri, puis disparut. L’ancien guerrier fut prit de stupeur. Il avait fait son choix. Il préférait enfreindre le Code une fois de plus que mourir. T’es vraiment un couard. Cette simple pensée lui déchira le peu de fierté lui restant, puis il se jeta en direction de l’abri.

- Eh, attends moi! cria-t-il, en espérant que son interlocuteur n’était pas déjà rentré.

Il courut aussi vite que possible et contourna l’abri pour se retrouver truffe à truffe avec le matou brun.

- Eh bien, il t’en aura fallu du temps, petite canaille! Aller, passe devant moi.

Le chat ne remarqua que maintenant que son interlocuteur était en réalité une interlocutrice. Cette dernière poussa une sorte de grosse branche carré dans la grande barrière qui protégeait l’abri de ses Bipèdes et invita le matou à passer. Celui-ci la remercia, puis s’empressa de rentrer.

Une fois à l’intérieur, un soulagement intense l’envahit. Il sentit une grande bouffée de chaleur l’envelopper et le réconforter. Il sentait ses muscles se décontracter, et son cœur se détendre. Cela faisait des jours qu’il cherchait un endroit comme celui-ci, pour se réchauffer. Enfin, il l’avait trouvé. Il allait enfin pouvoir souffler un peu, et se reposer. Il en avait même oublié qu’il était chez des Bipèdes, invité par une chatte inconnue. Celle-ci, entre temps, était rentrée dans l’abri, et se dirigeait vers une autre partie de cet endroit en faisant signe à son invité de la suivre. Ce dernier, ne sachant que faire d’autre, la suivit, toujours un tant soit peu aux aguets. La femelle se retourna, et le vit regarder tout autour de lui, comme un chaton qui sortait de la pouponnière pour la première fois. Elle ronronna.

- Eh, t’en fais pas, tu risques rien ici, y a que nous. Mes maisonniers sont partis en vacances, ils reviendront pas avant plusieurs jours.

Le matou ne comprenait pas grand-chose de ce qu’elle disait. Mais il comprit tout de même qu’il n’avait pas grand-chose à craindre, à relâcher sa vigilance. Ses muscles se détendirent, et il suivit son interlocutrice au travers l’abri. Celle-ci le mena dans une sorte de grande grotte où régnait l’obscurité. Elle lui désigna un petit récipient d’où s’échappait une odeur nauséabonde.

- Tiens, si tu as faim, tu as des croquettes.

Le matou regarda le récipient, dubitatif. Certes, il avait faim, et il avait accepté d’enfreindre le Code du guerrier pour survivre. Mais cette odeur le dégoutterait toujours. On croirait vraiment de la chair à corbeau... Malgré tout, il prit son mal en patience, et prit quelques bouchées. Il sentait la bouillie infâme glisser dans sa gorge et la nausée monter. Il réussit cependant à résister et ne vomit pas. Bien que c’était la pire chose qu’il avait jamais mangé, il remercia la femelle d’un mouvement de la tête, puis replongea sa tête dans le bol. Il devait manger. Il était dégoûté de ce qu’il faisait, mais il en ressentait le besoin absolu. Une fois qu’il eut fini de vider le récipient, il sentit la fatigue l’envahir. Il ferma les yeux, toujours à coté du bol, et s’évada dans le monde merveilleux des rêves.


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Le solitaire sortit du sommeil, l’esprit embrouillé. Il sentait une pression sur sa vieille cicatrice, et un éclair de douleur le traversa. Il se redressa instantanément pour faire face à son agresseur. Alors qu’il regarda ce qui le faisait souffrir, il ne vit qu’un petit chaton brun, recroquevillé sur lui même. On pouvait lire dans ses yeux de la peur, et sa gueule s’entrouvrait pour laisser échapper de faibles miaulements terrifiés. Ce n’est qu’un chaton… Calmes-toi bordel. Le chat bicolore se ressaisit, inspira un grand coup, puis ferma les yeux. Il devait vraiment essayer de se détendre. Il était rentrer ici pour se protéger de l’extérieur, pas pour agir comme s’il était attaqué de toutes parts en permanence. Il rouvrit les yeux. La petite boule de poil avait disparu. Il avait du partir pendant que le matou avait fermé les yeux. Ce dernier entendit une voix au dessus de lui. Il leva la tête et aperçut la grande femelle qui l’avait accueilli.

- Si tu pouvais éviter d’effrayer mon petit, je dirais pas non par contre.

Elle avait dit cela d’un ton amusé. On aurait dit qu’elle savait ce qu’était la dure vie de solitaire, et excusait ainsi le comportement de l’ancien clanique. Celui-ci s’excusa tout de même. Elle lui avait offert le gîte, il se devait au moins de faire ça. Elle l’avait sauvé d’une mort plus que certaine. La moindre des choses était au moins de la remercier.

- Merci beaucoup… Sans toi je serais sûrement mort.

- Pourquoi tu me remercies ? Tu avais besoin d’aide, je t’en ai apporté. Pas besoin de grands discours pour me dire à quel point tu es reconnaissant, c’est tout naturel. Par contre, j’aimerais bien connaître ton nom.


Mon nom? Cela faisait bien longtemps que personne ne l’avait prononcé. Le matou n’était même plus sûr d’avoir un nom au bout du compte. Il n’avait pas perdu la raison, loin de là, il avait l’esprit parfaitement clair. Il se souvenait parfaitement de comment on l’appelait autrefois. Néanmoins, il pensait que ce nom ne lui convenait plus. Il avait gagné ce nom à force d’entraînements, de respect du Code du guerrier, de dévouement à son Clan. Il ne faisait plus rien de tout ça. Il considérait qu’il avait perdu ce statut de guerrier, et par conséquent son nom. Il ne savait donc pas comment se nommer lui même. Il réfléchit un instant, avant de répondre.

- Je m’appelle Corneille.

Il n’avait pas choisi ce nom par hasard. Ce nom était la seule chose qui lui restait de sa mère. Aussi, il lui rappellerait toujours pourquoi il en était arrivé là. Ce nom lui rappelait sa famille, la seule chose qu’il ne souhaitait pas oublier. La mort de sa mère, l’exil de son père, la mort de son frère, et surtout de sa sœur. Il souhaitait s’en rappeler, pour honorer leur mémoire, mais également pour se remémorer ses erreurs et ne plus les refaire. Comment je pourrais les refaire, maintenant que je suis le seul survivant de ma famille?

- Hum, moi je m’appelle Alcmène. Et cette vilaine boule de poil, Héraclès.

Elle pointait du regard le chaton qui avait réveillé Corneille. Il était blotti contre le ventre de sa mère, et semblait apeuré. Le solitaire s’en voulut d’avoir réagit aussi violemment contre le chaton. Il ne pouvait pas savoir que cette cicatrice était douloureuse – il ne devait même pas savoir ce qu’était une cicatrice. Le matou avait eu de la chance. Quand il eut été blessé avant de quitter le Clan, il avait su se soigner grâce aux connaissances de guérisseuses de sa sœur. Heureusement qu’elle était si bienveillante... Les remords lui donnèrent un nouveau mal de crâne, mais il secoua la tête. Il devait s’excuser comme il se devait au chaton. Il sauta alors sur l’étrange rocher où était juchés les 2 domestiques. L’ancien clanique fut déstabilisé quand il arriva dessus. Ce dernier était mou et très doux. On aurait dit le pelage du ventre d’une reine. Perplexe, le matou ignora cela, et se pencha en direction d’Héraclès.

- Désolé de t’avoir fait peur, petit, mais tu m’as fait très mal avec ta patte. J’ai une vilaine blessure tu vois.

Le chaton, toujours méfiant, détourna le regard et s’enfouit un peu plus dans le ventre de sa mère. Corneille soupira. Il s’en voulait. Il savait pertinemment que les chatons oubliaient vite ce genre de petits incidents – lui même ne souvient que trop peu de son enfance – mais il s’en voulait d’avoir brusqué le chaton de sa sauveuse. Il s’excusa de nouveau.

- Désolé, je devrais partir…

- Et puis quoi encore !
La chatte avait répondu avec fureur, ce qui surprit le matou. Si je t’ai sauvé la vie, ce n’est pas pour que tu meurs le lendemain. Et je peux te dire que c’est ce qui se passera si tu pars. Tu es encore très affaibli, alors fais moi le plaisir de rester ici jusqu’au retour de mes maisonniers. J’ai suffisamment de croquettes pour nourrir toutes les Hordes. Si tu veux vraiment me remercier, c’est en faisant ça.

Corneille fut étonné de voir une domestique s’exprimer avec tant d’énergie. D’habitude, ces derniers n’étaient bons qu’à dormir toute la journée, ou à la limite essayer de chasser un oiseau dans leur jardin. Mais Alcmène semblait déterminée à ce que le matou reste ici quelques jours supplémentaires. Celui-ci hésitait. Il ne voulait pas abuser de l’hospitalité de la domestique. Mais il souhaitait encore moins mourir de faim une fois parti. A cette simple pensée, il sentit la faim lui tordre l’estomac. Il avait pu l’apaiser hier soir avec les croquettes, mais il avait toujours aussi faim. L’idée de remanger cette nourriture le dégoûtait, mais s’il n’y avait que ça à manger, il n’allait pas faire la fine bouche. Son ventre gargouillât, et la domestique sourit, amusée.

- Je suppose que ça veut dire que tu restes. Le reste des croquettes est dans la pièce à droite, juste après la porte.

Corneille fronça les sourcils. Il n’avait absolument rien compris. Mais il acquiesçât, se leva, et se dirigea vers la sortie. Il n’avait pas à la déranger plus que ça, il décida donc de trouver les croquettes lui même. Quelques minutes de recherches plus tard dans l’abri, après être tombé sur des objets plus étranges les uns que les autres, le félin finit par trouver de grands bols remplis de croquettes, dans un tout petit espace. Ici, il pouvait sentir de délicieuses odeur émaner d’au-dessus de lui. Il comprit qu’il s’agissait de la réserve de nourriture des Bipèdes. Il se demanda comment de grands animaux comme eux pouvaient se procurer autant de nourriture. Il les pensait patauds, et très maladroits. Mais il haussa les épaules. Qu’est ce que j’en ai à faire en fait? Il pensa un instant à prendre la nourriture juchée en haut de ces drôles d’arbres, mais il se ravisât. Si Alcmène lui avait dit de manger les croquettes, c’était pour une bonne raison. Il ne voulait pas qu’il lui arrive des problèmes à cause de lui. Il se contenta donc de manger les croquettes mises à disposition. Le goût était toujours aussi horrible, mais le matou se retint une fois de plus de vomir. Une fois rassasié – si on considère que se nourrir de croquette revient à être rassasié – il retourna dans la pièce où se trouvait la domestique. Elle faisait sa toilette, mais quand elle le vit, elle s’arrêta.

- Si tu veux dormir, tu as de la place sur le canapé du salon.

Encore une fois, Corneille ne comprit rien à ce que lui disait Alcmène. Il était très gêné, car cette fois-ci, il ne pouvait pas faire semblant d’avoir compris, étant donné qu’il ne savait même pas de quoi parlait son interlocutrice. Et cela devait être visible, la chatte roulant des yeux.

- Le salon, c’est la pièce juste à coté, et le canapé, c’est le gros truc moelleux au centre. Tu verras, il est aussi confortable que le lit. Enfin, le truc sur lequel je suis.

Corneille la remercia d’un regard, puis ressortit de la pièce Il arriva dans ce que la chatte appelait un « salon », et aperçut de suite le « canapé ». Le matou sauta sur celui-ci, et put constater qu’il était tout aussi confortable que le « lit ». Il s’installant confortablement, les pattes repliées sous son poitrail, puis sentit le sommeil le frapper, et s’endormit aussitôt.


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Corneille fut de nouveau réveillé par de petits coups de pattes dans son flanc. La douleur l’assaillit une nouvelle fois, mais cette fois-ci, il réussit à se contenir. Ils ne ferait pas comme ce matin, et n’effraierai pas ce chaton. Il ouvrit doucement les yeux, et se redressa lentement, pour ne pas l’effrayer. Il le vit, à ses cotés, le regardant avec de grands yeux innocents. Le solitaire sourit.

- Tu sais, c’est pas très poli d’empêcher les guer… solitaires de dormir.

Il allait dire « guerriers », mais il se ravisa. Je ne suis plus un guerrier, maintenant. Héraclès, lui le regardait toujours avec ses grand yeux dorés.

- Dis, c’est comment de vivre dehors?

Cette question surprit le grand matou. Peut être parce qu’il n’était plus habitué avec autrui, le fait qu’on lui pose des questions le perturbait. Il réfléchit cependant un instant avant de répondre.

- C’est… très compliqué. On risque sa vie en permanence. Il y a beaucoup de chats violents, ainsi que des Bipèdes ou encore des chiens, qui ne cherchent qu’à t’attraper pour te faire du mal.

Puis le matou repensa à sa vie dans le Clan de l’Aube, loin de tous ces dangers. Il y avait d’autres dangers, certes, comme les blaireaux, ou parfois des chiens en liberté. Mais au moins, Corneille pouvait compter sur ses camarades de Clan pour les affronter. S’il se blessait, sa sœur pouvait le soigner. S’il tombait malade, on lui donnait des herbes médicinales et il était nourri par ses camarades valides. Désormais, il devait tout faire seul. Une grande vague de tristesse l’engloutit. Le Clan de l’Aube lui manquait un peu plus chaque jour. Mais il savait pertinemment qu’il le ne pouvait pas. Il soupira.

- C’était tellement plus simple avant...

Visiblement, ces paroles avaient interloqué Héraclès.

- Avant quoi?

- Et bien, avant, j’étais dans ce qu’on appelle un « Clan ». C’est un groupe de chats qui vivent ensemble.

- Ah ? Et ils font quoi, ces chats?


Corneille réfléchit un instant. Comment expliquer rapidement et simplement comment les Clans fonctionnent?

- Dans les Clans, les chats s’entraident, de leur naissance à leur mort. Même ceux incapables de se débrouiller seuls sont soutenus par les autres. On chasse ensemble, on protège les reines et leurs petits, bref, on essaie de vivre le sereinement possible, en obéissant au Code du guerrier.

Les yeux d’Héraclès étaient ouverts grands comme une gueule de renard. Il avait soif d’apprendre plus de choses sur cette chose étrange que sont les Clans.

- Et c’est quoi le Code du guerrier ?

- C’est un ensemble de règles qui nous disent quoi faire. En les respectant, on respecte la volonté du Clan des Étoiles, et on préserve la paix entre les différents Clans.

- C’est quoi le Clan des Étoiles ? Et y a combien de… de Clans ?


Corneille était amusé. Cela faisait bien longtemps qu’il n’avait pas eu une discussion aussi longue avec un autre félin que lui même. Et puis cela lui faisait chaud au cœur de parler des Clans. Ça lui permettait de se remémorer des souvenirs oubliés, des joies passées, des idioties enfouies. De questions en questions, au fur et à mesure des jours qui passaient, Corneille avait explique à Héraclès tout ce qu’il savait sur les Clans. Toutes les aventures qui lui étaient arrivées, le chaton savait désormais tout de la vie du solitaire – sauf la raison pour laquelle il était un solitaire désormais. Le chaton était véritablement assoiffé de connaissances, et cela faisait plaisir au chat bicolore. Même dans les Clans, il n’avait jamais eu une telle relation avec un autre chat. Une relation où Corneille transmettait son savoir à quelqu’un d’autre. Il n’avait jamais pu être mentor, et cette sensation d’être écouté si attentivement lui faisait chaud au cœur. Il avait même eu l’occasion de montrer au chaton brun les postures de base de chasse et de combat, le corrigeant jusqu’à ce que ses postures soient bonnes. Le solitaire vit qu’il était réellement doué pour les exécuter, et il était toujours sérieux quand il essayait ces différentes postures. Mais le matou espérait qu’Héraclès n’aurait jamais à s’en servir. Il avait pu également beaucoup discuté avec Alcmène. Il avait compris beaucoup de choses sur les Bipèdes, les domestiques, et comment fonctionnait la ville – bien qu’il y vivait depuis déjà des lunes et des lunes. Il s’était beaucoup rapproché d’elle, et était devenue sa seule amie. Il promit qu’il repasserait la voir à l’occasion.

Plusieurs jours plus tard, Corneille avait repris assez de forces pour partir. Il était désormais en grande forme, prêt à retourner affronter le monde extérieur. Il remercia chaleureusement Alcmène et fit un long au-revoir à la petite famille. Le solitaire était triste de partir, mais il le devait. Il avait suffisamment profité de l’hospitalité de son amie, et ses Bipèdes allaient bientôt rentrer. Mais il était également jouasse. Pour la première fois depuis longtemps, il avait passer un agréable moment avec d’autres félins, et s’était fait des amis. Il fit comme promis, et repassa les voir de temps en temps, se rapprochant de plus en plus d’Alcmène. Héraclès était toujours aussi désireux d’apprendre de nouvelles choses, et Alcmène suivait avec attention les entraînements de son nouvel ami étrange et de son fils.


~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~ ~


Plusieurs lunes passèrent ainsi. L’hiver s’en allait doucement, les proies revenaient peu à peu, et la vie commençait à être plus douce pour le solitaire. Il avait décidé de passer voir son amie, aujourd’hui. Une petite visite, comme il en avait déjà fait de nombreuses autres. Il était déjà tout heureux de retrouver Alcmène et Héraclès, ne les ayant pas vus depuis presque une lune. Il sauta dans le jardin – qu’il connaissait si bien désormais – et appela la chatte d’ici. Il vit la planche bouger, et s’approcha en ronronnant.

Malheureusement pour lui, c’était une Alcmène furieuse qui surgit de la maison. Elle lui fonça dessus et lui griffa la truffe, ce qui arracha un cri de douleur au matou. Il fit un bond en arrière, et se mit aussitôt en position de combat. Il était très perturbé par ce qu’il venait de se passer. Jamais il n’avait vu la domestique si furieuse – il ne l’avait jamais vu furieuse en fait. Cette dernière cracha à la truffe du matou.

- Espèce de rat puant ! Matou de gouttière ! Traître!

Corneille fut réellement blessé par ces paroles. Elle avait été sa seule amie depuis longtemps, et voilà que maintenant elle l’attaquait ? Qu’est ce qu’il se passe bordel?

- Oh oh, pourquoi tu m’attaques ?

- Parce qu’à cause de toi et de tes fichues histoires de chats de la forêt ou je sais plus quoi, mon Héraclès est parti ! Il est parti il y a trois jours dans cette forêt, et n’est pas revenu depuis ! Il s’est fait tuer par les sauvages qui y vivent, je le sais!


Corneille chancela en entendant la réponse de la femelle. Héraclès était parti dans la forêt ? Le matou ne savait ni quoi faire, ni répondre. Par sa faute, un chaton de tout juste six lunes était parti, seul, dans la forêt. Le solitaire réfléchit. Normalement, le Code du guerrier était censé protégé les chatons, même ceux qui ne font pas partis des Clans. Mais il savait pertinemment que si les Clans trouvaient un chat domestique sur leur territoire, ce dernier risquait de passer un sale quart d’heure. Et quand bien même les Clans le laisserait tranquille, il y avait toujours des renards ou des blaireaux qui y traînaient, surtout depuis la fin de l’hiver. Ou même, Héraclès était tout à fait capable de se perdre dans l’immense forêt. Trois jours... Corneille ne se faisait pas d’illusions, il ne préférait pas. Il y avait de fortes chances que le chaton brun se soit fait tué, que ce soit par un félin, un renard ou lui même. Les remords envahirent l’esprit du mâle bicolore, et ses pattes tremblèrent.

- Je suis désolé, Alcmène, je pensais pas que…

- Je me fiche de tes excuses!
cracha-t-elle. Par ta faute, mon bébé a disparu, et c’est sûrement fait étriper par des fous !

- Je vais aller dans la forêt, je te promets de le retr…

- Non, tu ne feras rien ! Je vais te tuer, espèce de malade!


Et sur ces mots, elle sauta sur le dos du matou. Celui-ci, surprit, ne put éviter les griffes de la chatte qui s’enfonçaient dans sa vieille cicatrice. De douleur, il roula sur le dos, dégageant la femelle assez facilement. Elle se releva pour retourner à l’assaut du chat, mais ce dernier décampa aussi vite que possible, repassant par l’ouverture par laquelle il était entré la première fois. Alcmène tenta de passer elle aussi, mais étant une chatte domestique, elle était beaucoup trop large pour passer. A moitié bloquée dans l’ouverture, celle-ci cracha sa colère au mâle qui fuyait.

Il entendait ses insultes, aussi sûrement qu’il sentait de nouveaux remords lui serrer le cœur, et de la tristesse le noyer. Il avait, encore une fois, été la cause de la mort d’un chat. Il commençait à penser qu’il était maudit, destiné à vivre seul, pour ne pas attirer d’autres malheurs sur des félins qui n’avaient rien demandé. Il s’en voulait terriblement. Il courrait à s’en saigner les coussinets sur le bitume de la route. Encore une fois, il avait été la cause de la perte d’une personne qu’il chérissait. Et encore une fois, il allait retourner à sa solitude.



[si t'es arrivé jusqu'ici, bravo :') ]
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Cœur de Sapin
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PostPosted: Thu 25 Jul 2019, 13:58    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

Yuzel


D'humeur vagabonde, Yuzel s'était longuement baladé. Il avait traversé le port, était passé devant l'Eglise, et se trouvait désormais devant une très jolie maison habitée. De l'âme qui y vivait, bien qu'elle appartienne à un bipède, semblait émaner un sentiment de réconfort et de bienveillance. Le jeune mâle en était surpris, et ces murs grisonnants l'attiraient comme un aimant ; sa curiosité était piquée. Il aimait ce lieu. A peine arrivé, il s'y sentait apaisé. La propriétaire de cette habitation ne semblait pas vouloir se montrer, et aucun autre domestique n'arpentait les rues : Yuzel était définitivement tranquille.
Il appréciait cette solitude simple que lui offrait la vie, le plaisir de parcourir des territoires inconnus dans le silence. Ses yeux vagabondaient, tantôt à droite tantôt à gauche,pour observer la beauté des lieux qu'il croisait. Pourtant, alors qu'il savourait ce moment précieux, une odeur féline le fit tiquer. Une chatte brune et blanche aux yeux bleus perçants, qui le fit se lever immédiatement.

- Bonjour. Tu habites ici ?

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Éclat de l’Aventurine
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PostPosted: Thu 25 Jul 2019, 15:28    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

MARDI
Avec Yuzel, RP normal
 
Mardi était sur le mur d’une jolie maison, allongée sur la brique peinte froide. Elle regardait l’herbe se mouvoir depuis un petit moment, ne sachant pas si elle ferait une mauvaise rencontre si elle saurait du côté jardin. La femelle ne voulait pas faire la connaissance d’un chien agressif ou d’un félin habitant ces lieux d’une humeur territoriale. De toute façon, elle n'était pas chez elle et ne s’attarderait pas longtemps du côté de chez les bipèdes. Sa vie dans le Clan de l’Aube lui avait appris à se méfier de tout ce qui était doté de vie, en particulier des bipèdes. Ces êtres froids sans aucun remords ne lui inspiraient vraiment pas de la confiance. Bref, elle était juste venue ici pour se reposer sur un mur, en dehors des activités des chats de Clans et des solitaires. Ce matin, elle avait croisé Éclat de l’Aventurine, une guérisseuse du Clan du Crépuscule qui l’avait retenue longtemps pour parler. Quelle grande gueule qu’elle peut avoir, cette minette. Repensa Mardi à la pensée de la guérisseuse Crépusculienne. Ses chatons devaient la détester maintenant. Elle qui s’était promise de les élever correctement, elle n’avait pas respecté sa parole. 


Tu es comme ta mère en fait. Cette pensée glaça le sang de Mardi. Mais pourtant, c'était vrai. Elle était devenue la réplique parfaite de Charme des Ronces. Elle avait abandonné ses petits sans rien dire, sans les mettre au courant. Mais au moins, Mardi avait eu la présence d’esprit de les élever avec amour quand ils étaient chatons. Pas comme sa mère qui les avaient jetés comme des mouchoirs dès leurs premiers jours. 


Une voix de félin la fit sursauter. 


Elle le regarda de ses yeux vairons perçants. Les mêmes que son frère, Azatoth. Qu’elle avait abandonné lâchement, le confiant à ses chatons. Parce qu'à la base, c'était leurs chatons. Et Mardi l’avait laissé seul avec toutes les reproches du Clan de l’Aube, avec deux chatons en deuil de leur sœur et maintenant de leur mère au comportement enfantin et ingrat.


« Non, je suis ici en simple visite. Enfin en repos. A moins que ce soit une question piège, et que tu habites ici en voulant me faire prendre conscience que je n’ai rien à faire ici. Est-ce que j’ai raison ? Ou tu te promènes ici comme moi, en visiteur. »
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PostPosted: Thu 25 Jul 2019, 20:05    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

Le baratin incessant et incompréhensible de la minette fit tout simplement soupirer le matou au pelage clair. Il la fixa de ses yeux ambrés brillants, d'un air presque interrogateur. Trois petits mots avaient suffit à la nouvelle venue pour la faire dériver dans des suppositions étranges ; Une question piège ? ce n'était pas le genre de Yuzel, lui qui se considérait franc et honnête. Les mensonges n'étaient pas dans ses cordes. Il secoua donc la tête, laissant ses babines prendre la forme d'une léger rictus. Habiter ici ? Il n'y avait pas vraiment songé : né sous le soleil, il n'avait aucune envie de vivre enfermé dans l'une de ces minuscules maisonnettes. Il pesta d'ailleurs en direction de celle qu'il observait quelques minutes auparavant.

- Non, je n'habite pas ici. Je viens de plus loin, mais j'apprécie me promener plus loin, et découvrir de nouveaux environs. J'aimerais pouvoir ne jamais les oublier.

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Éclat de l’Aventurine
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PostPosted: Fri 26 Jul 2019, 14:01    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

Le chat sembla changer d’humeur, étant presque agacé. Ce qui força Mardi à se montrer plus agréable. Elle ne voulait pas passer du mauvais temps avec un félin de mauvaise humeur, déjà qu’elle était un peu ronchonne aujourd’hui. Il n’avait même pas demandé comment elle s'appelait. De tout façon, si le chat n’avait pas envie de parler avec Mardi, c'était son problème. Elle en rencontrerait bien d’autres. Apparemment, il n'était pas du coin, donc ce n'était pas une question piège. Il était ici simplement pour visiter les lieux. La dernière phrase du matou interpella Mardi. Elle lui demanda donc ensuite.


« Pourquoi donc ? Tu dois t’en aller ? »


Après avoir prononcé cette phrase, la femelle se rendit compte qu’elle même n’avait pas pensé à lui demander son nom. Ses quelques lunes chez les solitaires avaient elles réussi à lui saper ses formule de politesse ? La femelle aux yeux vairons et au pelage brun ne voulait pas se dire qu’elle était aussi impolie que cela, alors, pour ne pas donner cette même impression au chat, elle demanda par la suite.


« Au fait, je m’apelle Mardi, et toi ? »


L’ancienne apprentie du Clan de l’Aube lui servit un mince sourire, histoire de sympathiser avec l’inconnu, même si son sourire était crispé et qu’elle était polie à contrecœur.
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PostPosted: Thu 1 Aug 2019, 15:48    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

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PostPosted: Thu 8 Aug 2019, 13:32    Post subject: La Maison de la Vieille Dame Reply with quote

Yuzel secoua la tête. Visiblement, cette chatte en cessait de se poser des questions étranges, qui n'avaient aucun sens pour lui. Pourquoi devrait-il partir ? S'il avait prévu de parcourir le monde, cet endroit resterait son foyer, il ne cesserait jamais de contempler cette jolie maisonnette. Mardi. Devait-elle partir, elle ? D'où venait-elle ? Finalement, il réalisa la curiosité qui le poussait à se poser à son tour de nombreuses questions. Il avait rencontré beaucoup de félins lors de ses escapades, mais Mardi semblait posséder quelque chose de différent.

- Non, je veux juste en rêver la nuit. Je m'appelle Yuzel, enchanté. Où es-tu née ? Qui sont tes parents ?

Il posa ces questions avec un air étrange, une lueur spéciale dans les yeux. Yuzel rêvait d'aventures, et discuter avec ses camarades venus de loin lui donnait cette impression.

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