LA GUERRE DES CLANS RPG : Le Forum des Passionnés Forum Index
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Textes et compagnie

 
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Lune
Non-RPGistes

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Joined: 21 Apr 2016
Posts: 7,362
Localisation: Coincée sur terre.
Personnage Principal: Écorce Hivernale ♀ ♦ guerrière nuiteuse
Deuxième Personnage: Écaille Grise ♀ [PAUSE] ♦ guérisseuse aubiste
Troisième Personnage: Petite Fée ♀ [PAUSE] ♦ chatonne aubiste
Quatrième Personnage: Orchidée Sauvage ♀ [PAUSE] ♦ guerrière crépusculienne
Personnage Exceptionnel: Muse Aphrodisiaque
Personnages à venir: Nuage du Récit (Crépuscule) ♦ Petite Hécatolite (Nuit)
Points de RP: 2,543
Autre(s): À nouveau là ! :3

PostPosted: Fri 4 Aug 2017, 17:45    Post subject: Textes et compagnie Reply with quote

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Hey :)
Pour ceux qui ne me connaissent pas, moi, c'est Lune. Ou Wiki. Peu importe.
Depuis toute petite, j'écris des histoires, ou un truc qui y ressemble. Mais je me rends compte qu'en fait, terminer une histoire, c'est pas trop mon truc. J'ai des problème de concentration, peut-être, mais j'y crois pas trop. Parce que parfois je peux être super concentrée sur quelque chose. Mais bref. Je suis plus douée pour commencer une histoire que pour la finir. Dans ma tête, tout me vient, mais je suis trop lente pour l'écrire avant qu'elle ne disparaisse de ma mémoire. Alors, je me suis dit : une histoire, c'est trop long. Tu fais de super textes ! La preuve, tes débuts d'histoire sont fournis, bien racontés, au moins de ton point de vue. Tu n'es pas super forte en français pour rien ! Alors, abrège tes histoires, écris des nouvelles ! J'ai tenté, mais ça n'allait pas non plus. À nouveau perdue dans mes pensées, je me suis dit : les nouvelles, c'était pas ça. Mais tu fais de superbes textes. Pourquoi ne pas faire des textes, tout simplement ? Ou, au moins, montrer ceux qui sont déjà écris, car tu as un talent, ou au moins tu le crois. C'est beau de croire ... Et parfois c'est plus que ça. Alors me voilà, moi, une collégienne sans intérêt, qui poste un énième sujet de texte qui va rapidement tomber dans l'oubli.


[Contexte : Lune et Ciel vont boire, Ciel tombe dans l'eau]


 Nuage Lunaire était calme. Elle buvait du bout des lèvres quand elle entendit un son étouffé; le cri de Nuage Céleste qui était tombé dans l'eau. Aussitôt, elle redressa la tête. Affolée, elle voyait son ami battre ses pattes sans réussir à remonter sur la rive. Elle n'avait pas encore appris à nager, et l'eau lui faisait peur. Pourtant, il s'agissait de Nuage Céleste qui se noyait, et elle pris son courage à deux pattes; sans plus réfléchir, elle plongea.

 Tout ira bien.

 L'eau s'engouffra dans sa fourrure, léchant sa peau. Le froid la submergeait, la faisant frissonner. L'air tentait de s'échapper de ses poumons. Ça lui brûlait la poitrine, l'incitant à se rendre plus vers la surface et revenir sur la rive. Mais elle se battait. Elle lutait contre le courant (déjà fort pour une si jeune apprentie) et nageait vers Nuage Céleste. Elle y était presque, ses pattes retrouvant appui sur le fond de la rivière, lorsque le courant redoubla d'intensité.

 Je ne mourrais pas.

 Lune redoubla d'efforts, luttant contre le courant. Il devait y avoir du vent, au dehors, et le courant ne faiblissait pas.  Pourtant, elle n'abandonna pas. Peu à peu, elle rejoignit son ami. Elle le tira par la peau du cou vers la surface, le faisant respirer. Puis elle commença à nager, le plus que ses pattes le lui permettaient. Mais l'adrénaline s'était dissipée, et il était presque impossible pour elle de nager plus vite.

 Je te sauverais.

 Les dernières forces de ses jambes étaient parties lorsqu'elle sentit le sol sous ses pattes. Alors, elle grimpa, l'épuisant. Elle réussi péniblement sur la rive, y déposant son ami. Puis elle attendit. Chercher le guérisseur aurait prit trop de temps, alors elle appuya sur le ventre de son ami, priant le Clan des Étoiles pour qu'il s'en sorte.

 Encore un petit effort.



 Elle entendit son ami tousser. Aussitôt elle s'écarta, le laissant se redresser. Elle le lécha vigoureusement pour le réchauffer. Puis elle attendit.









Évaluation
 
 
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 Ma grossesse a beau être très avancée, j’ai peu de difficultés à chasser ou à courir. Je supporte très bien l’attente de mes chatons. C’est pour ça sûrement que Renard Folklorique m’a proposé de passer mon évaluation.- J’ai parlé avec Poésie Nocturne, m’a-t-il dit, et je pense que tu peux passer ton évaluation malgré ta grossesse.- Tu … tu es sûr ?- Ton mentor te pense prête, et il serait dommage de retarder un baptême pour quelques boules de poils !
 Il avait dit ça en riant, mais je prenais ça au sérieux. Moi, prête, d’après Poésie Nocturne ? Je n’y crois pas moi-même. Il n’a pas vu comme je suis incapable de combattre ? Mais, même, j’ai vu qu’il ne croyait pas beaucoup à mes chances de réussites dans l’épreuve. Combien de temps je devrais encore attendre pour recevoir mon nom de guerrière ?
 Hier encore, toutes ces questions tourbillonnaient dans ma tête. Je ne savais pas si je trouverais rapidement une réponse. Au moins, aujourd’hui, j’aurais une réponse à la dernière question.
 Je chemine en compagnie de mon mentor vers les Collines Forestières. Nous sommes silencieux, et je frissonne en sentant le vent froid d’hiver ébouriffer mon pelage. Arrivés su un petit plateau herbeux, mon mentor me donne encore quelques consignes et des conseils.

- Je te surveillerais, de près ou de loin. Ton but est de trouver le plus de proies, qui seront pour le Clan. Attention, nous sommes en hiver et tu attends des chatons ; ce ne sera pas chose facile. Si tu as un problème, crie très fort. Tu n’as le droit de parler avec personne, mais ce ne devrait pas être un souci car j’ai prévenu les autres que tu passais ton évaluation finale.

 Je hoche la tête, écoutant avec soin ses conseils. Il y a déjà une petite couche de neige et le froid aura déjà fait renoncer plus d’un rongeur de sortir de sa tanière pour trouver des baies.

- Je te laisse.

 Il s’éloigne et disparaît derrière une touffe de frondes de fougères enneigées. Je me tourne, et lève la truffe. Le vent glacial me brûle les poumons, mais je m’efforce. Au bout de quelques minutes, je tombe sur l’odeur d’un petit rongeur. Sûrement le seul du coin, je pense. Le seul assez fou pour sortir avec ce temps. Au moins, il ne neige pas, je pense. Je m’avance en faisant le moins de bruit possible, mais avec la neige, c’est une chose difficile.
 Je m’avance doucement. Camoufler mon pelage n’est pas simple, mais je compte sur le vent pour priver ma proie d’odorat, et pour étouffer le bruit crissant de la neige à chacun de mes pas.
 Crrrc. Crrrc. Crrrc.
 Le bruit est très fort. Malgré tout, le rongeur ne fait que lancer des coups d’yeux peureux. Je m’approche de plus en plus. Plus que quelques pas et je pourrais sauter.
 Craaaaaaaaaaaaaaac !
 Par inadvertance, je marche sur une brindille ensevelie par a poudreuse. Je lance un dernier regard à ma proie qui s’en va et dont je n’ai le temps d’apercevoir que la queue disparaître entre les racines saillantes d’un arbre.
 Je lance un coup de patte rageur dans un tas de neige. Ce n’est pas mon jour ! Déjà que trouver une proie n’est pas simple, mais si en plus je ne les attrapes pas ! À ce rythme, je deviendrais guerrière dans quelques saisons …
 Je reprends un petit sentier la truffe au vent ; il me faut à peu près un quart d’heure pour trouver la piste d’une musaraigne. Mais quand j’arrive, la place est vide, la bestiole a filé sans demander son reste.
 Je pars dans la direction opposée au vent, pour tenter d’avoir plus d’odeur qui me viennent, et mes pas me mènent à flanc de colline. Ici, le vent est plus fort, je plisse les paupières pour ne pas recevoir de neige renvoyée dans les airs par les rafales. J’avance prudemment jusqu’à ce que …


- Haaaaaaaaaaaaaaa !!!


 Je tombe mais me rattrape de justesse avec mes pattes avant. Dans cette position, mon ventre tendu me fait mal. J’ai peu d’appui dans la poudreuse, alors je me dépêche de remonter. Je regarde le vide dans lequel tombe de la neige. Lorsque je relève la tête, un éclair de fourrure traverse le paysage immaculé. Sans aucun doutes mon mentor qui se préparait à me secourir au cas où. Je reprends ma route.
 J’arrive finalement à trouver un merle plutôt dodu qui se dandinait un peu plus hait sur la colline. Je l’attrape et le tue facilement. Je l’enterre et trouve peu après une souris maigre qui finit par le même sort. Heureuse, je retourne sur le plateau herbeux où j’ai commencé mon évaluation.
 Peu avant de retrouver mon mentor, je tombe sur un campagnol sur lequel je saute. Il m’échappe. Je grogne et retourne sur le plateau après avoir cherché mes proies.


- Bien joué, me félicite Poésie Nocturne qui m’attendait déjà. Je ne m’attendais pas à ce que tu ramènes autant de gibier.
- Je … J’ai eu de la chance … je bafouille.
- Non, tu as un don. Et aussi un corps qui tolère bien la grossesse.


 Il rit. Je l’imite, mais plus timidement, comme si j’avais peur, peur d’être heureuse.


- Tu seras bientôt guerrière !





 
 
 
 
 
Naissance de trois chatons 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
   
 
 
 
 
 
 « Ça ira »  Depuis trois jours maintenant, peu après mon évaluation, mon ventre me torture. Je suis rentrée au camp avec une douleur, mais pensant que c’était ma chute qui m’avait blessée. C’est en voyant la réaction de Renard Folklorique que je me suis alarmée. Depuis, il est furieux dès qu’il me voit quitter la pouponnière. Je ne bouge plus de ma litière depuis trois jours, donc. On me veille et on fait attention à moi. Dès qu’il a du temps libre, au milieu de tous les blessés de la bataille, le guérisseur vient me voir. Hier, assez tard, je n’arrivais pas à m’endormir. J’avais trop mal au ventre.- Tes chatons ne vont pas tarder, m’a dit Feuille Blanche.- Quand ?- Bientôt.
 Un guérisseur sait si des chatons arrivent, mais ne sait pas quand exactement. Je retourne avec effort dans ma litière. Les guérisseurs me suivent. Finalement, au beau milieu de la nuit …







Trois
 
 
 
 
 
- Pousse ! Je pousse de toutes mes forces. Je crie de douleur, même si la mise bas est assez supportable pour le moment. Au moins, je me dis, je ne suis pas celle qui a le plus de difficulté. Je pense à Nuage Épineux et ses quatre chatons au moins. Quelques instants plus tard, un petit paquet laiteux sort, suivi de près par un deuxième. Renard Folklorique s’écarte de moi pour lécher les chatons, et pour les aider à entrer dans notre monde. Ce sont deux chatonnes, de la couleur sable de leur père.- Bienvenue, mes chéries. J’ai encore un peu mal, mais je suis heureuse.
- Tu as une idée de noms ? me demande Feuille Blanche, partie elle aussi vers les chatonnes.
- Ou …
 Je ne finis pas ma phrase. Me sentant mieux, je m’étais levée pour voir mes enfants. Tout s’est passé très vite. À peine debout, je trébuche, tombant dans la terre. Je crie de douleur, mais pas à cause de la chute. Un troisième chaton tente de sortir. À terre, je me sens mal ; je ne suis pas dans la bonne position e j’ai du mal à respirer. Je hurle. Mon futur troisième-né sort le bout de son museau. J’halète, à bout de souffle. Les guérisseurs se précipitent sur moi. Je crie à nouveau.
 Je pousse de toutes mes forces. Un petit paquet blanc sort, mais comme s’il prenait son temps, sans se presser malgré l’agitation ambiante. Je crie encore, mais cette fois un cri étouffé ; le troisième chaton est né. Ma respiration est saccadée, et je suis essoufflée. Mais celui-ci est le dernier ; une heure après, il n’y a toujours rien de nouveau. L’aube pointe.
- Comment s’appellent-ils ? Ce sont des jumelles et un mâle.
- La fille, la première née, un peu dodue, ce sera Petite Madeleine. C’est du gibier pour Bipède, j’explique, et c’est moelleux et doré. L’autre, sa sœur … Petit Sablier, car elle a attendu sa sœur avant d’arriver. Et le dernier …
 J’observe avec une grande attention le troisième. C’est un mal, très petit, maigre, et avec un pelage blanc immaculé, plus pur que la première neige d’hiver. Le petit chat me rappelle étrangement ma sœur. Petite Clochette ? Ce serait un hommage à celle qui n’est pas venue avec moi. Mais je ne veux pas. Ce nom ne va pas au petit mâle, et ce serait la chose qui me ferais renvoyer chez mes Bipèdes. J’opte pour un autre nom, moins symbolique, mais avec un peu de sous-entendus.
- Petit Ivoire.
 L’ivoire est un matériaux précieux, blanc comme le chaton. Et les éléphants ont une mémoire, des défenses d’ivoire … Et de la sagesse. En plus, certains vivent dans une région près d’une étendue incroyable de sable. Ce qui lui indiquera tout.
- Bienvenue à vous, mes petits.

 Vous saurez tous un jour … Mais pas aujourd’hui.


 Huit jours. Mes chatons sont nés depuis huit jours.

 Si j’avais seulement pu me souvenir de l’instant où j’ai ouvert les yeux, des premières visions de ma vie, je m’imaginerais leur curiosité et leurs idées lorsque leurs petits yeux s’ouvriraient. Mais toute mon enfance restait floue, brouillée par ma mémoire, comme si le Clan des Étoiles ne voulait pas que je me souvienne. Mais je ne regretterais pas d’être venue dans le Clan du Soir.

 Mes petits remuaient. Je savais que les trois boules de poils étaient réveillées, mais j’étais troublée par leurs yeux fermés. Je saurais bientôt de quelle couleur sera leur regard. J’étais à la fois pressée de le découvrir, et en même temps j’espérais que mes chatons prendraient leur temps. Si aucun d’eux n’avait un regard au moins un peu semblable à leur « père », Nuage d’un Regard, alors le faire croire serait plus compliqué. Je pourrais toujours hasarder que mes petits ont les mêmes yeux que leur grand-mère maternelle, mais le pire serait que l’une des jumelles ait les mêmes yeux vert émeraude de leur père.

 Petit Ivoire gigote. Je le regarde. Je le fixe un long moment. Il ne se passe rien.

 Soudain, l’une des jumelles pousse comme un cri de victoire. J’accoure auprès de Petite Madeleine. Je vois ses yeux, vert émeraude, passer des murs de la pouponnière aux autres chats présents.

- Yumiè’e, articule-t-elle en clignant péniblement des yeux.

Elle bouscule un peu sa sœur, comme pour lui montrer ce qu’elle vient de découvrir : la vue. Cette dernière, debout aussi, essaye vainement d’ouvrir les paupières. Elle tente d’ouvrir les yeux par la force. Mais elle n’y arrive pas.

J’entends un bruit sourd, comme quelque chose qui tombe. Je me précipite vers Petit Ivoire. Lui aussi, à présent, découvre le monde avec des yeux étonnés. Il est tombé en trébuchant sur la litière car il regardait au plafond. Je le lèche peu après sa chute mais il se précipite vers ses sœurs. Il a les yeux de Clochette. Je souris.

Petit Ivoire se dirige vers Petit Sablier. Elle aussi a les yeux ouverts et regarde en silence la pouponnière. Je grimace.

Je grimace car Petite Madeleine et Petit Sablier sont physiquement comme leur père. Je crains qu’elle ne soit aussi comme leur père dans leurs actions et leurs relations.






Naissance des chatons 
 
 
 
 
  C’était une journée à peu près comme les autres. Sagesse de la Tortue était un peu secouée par ses convulsions. Les chatons ne tarderaient pas, mais la féline voulait croire que son ventre n’était pas rempli des descendants de son compagnon. Elle s’abandonnait à la tristesse, et ne voulait plus rien qui lui rappelle son amour perdu.  Nuage d’Ivoire venait souvent la voire, et Rêve de Cristal un peu moins. Ce jour-là, les deux guérisseurs étaient à son chevet. Les convulsions étaient plus fréquentes, mais la féline ne sentait pas de douleur réelle.  Elle ne souffrait pas de la grossesse. Elle n’avait pas un ventre trop gros, et pourtant ses chatons étaient bien dedans.  Alors, les boules de poils choisirent de quitter le chaud et douillet ventre de leur mère. Sagesse de la Tortue voulait cependant laisser vivre ces chatons, qui, eux, avaient le droit d’être là. Elle voulait se laisser mourir, mais le sort en avait décidé autrement. Une convulsion plus douloureuse la fit pousser un cri, et les guérisseurs accoururent aussitôt. La féline bicolore poussa, et un premier petit paquet blanc sortit de ses flancs. Elle se concentra encore, et quelques instants suivants après quelques efforts se trouvaient là deux chatons léchés par les guérisseurs. La féline, épuisée, s’approcha pourtant des deux chatons pour les nommer.


- Toi, dit-elle au premier né qui avait un pelage noir tigré blanc, tu seras Patte de Tigre, car ton pelage me fait penser à l’animal le plus fort de tous les temps. Tu seras la guerrière que je n’ai jamais été. 


  Elle reprit sa respiration et regarda l’autre boule de poil. C’était un mâle. Son pelage lui rappelait le sien, et était noir comme la nuit sans lune.

-  Et toi, reprit-elle, tu seras Patte de Nuit, car ton pelage est plus sombre que le soir. Tu seras fort, et tu me feras honneur.


  Sur ces mots, elle lécha affectueusement ses chatons, et retourna à sa litière pour se reposer.










  
 
 
 
 
 
Petit Ivoire 
  
 
 
 
 
 
D'abord, quand je suis né, c'était tout noir ! Comme la nuit quand la lune ne se montre pas et que les étoiles se cachent derrière les nuages ... Mais ça, je ne le découvrirais que plus tard ! Pour le moment, j'étais dans la pouponnière. Elle semblait vaste, avec pleins d'amis à se faire ! Des ennemis, aussi ... Mais qu'importe, le principal est de s'amuser.J'ai ouvert les yeux un matin, peu après être né. Ça m'a fait tout bizarre ! Il y avait de la lumière partout. Ça piquait les yeux. J'ai quand même réussi à les ouvrir ! Maintenant, je découvre avec joie un nouveau monde. Je me moque un peu de ma sœur, qui a ouvert les yeux après moi. Même étant le dernier-né, je n'ai pas été le dernier à voir ! Je suis fier de moi. Je me lèche un peu ma poitrine, pour faire grand. Mais avec mes grands yeux et ma minuscule langue qui caresse mes poils blancs et gris, on a plutôt envie de dire "Yeuuuuuuuuuuuuu ..." d'un ton comme si il n'y avait pas plus mignon sur terre. C'est déjà un résultat.Ma mère aussi me couvre d'un regard exaspérant. J'ai envie de dire quelque chose pour la sortir de son coma d'admiration, mais je ne connaissais pas encore assez de vocabulaire pour assouvir mon envie. Je partais donc à la découverte du grand territoire de la pouponnière. Je n'allais pas très loin, arrêté tout de suite par une chute, due à un mauvais contrôle de mes pattes, puis par ma mère qui me sauta presque dessus et se mit à me protéger comme si une horde de renards ou de blaireaux allaient me tomber dessus. Mais je ne connaissais pas encore les renards ni les blaireaux ...

  Quand j'ai aperçut de loin l'Arbre de Vie, j'ai été impressionné, mais je n'aurais pas pensé qu'il puisse être encore plus majestueux au fur et à mesure que je l'approchais. Sans doute une oeuvre du Clan des Étoiles ... C'était un arbre gigantesque, imposant, contenant la sagesse et la magie du Clan des Étoiles. Ses branches basses portaient elles aussi des feuilles, mais un peu plus haut se trouvaient des fourches assez larges pour accueillir un chat à dormir. Je me demandais si je devais monter dans l'arbre pour dormir, ou bien m'allonger au pied de l'arbre. Je me tournais vers Nuage de Cristal, qui, lui, était déjà venu et savait comment communier avec le Clan des Étoiles.
 - Nuage de Cristal, comment rentre-t-on en contact avec le Clan des Étoiles ?


[Réponse d'Orki]
Nuage de Cristal se tourna vers Nuage d'Ivoire. C'est vrai que lui n'avait encore jamais procéder pour communier avec nos ancêtres. Il se rappela alors quand lui-même il avait demandé à Feuille Blanche comment faisait-on. 


- Tu dois monter sur une branche basse de l'arbre. 

Il évalua la hauteur pour faire un bond parfait afin d'atterrir sur la branche qu'il visait. L'apprenti bicolore invita Nuage d'Ivoire d'un mouvement de tête. 


- Puis tu dois avaler une feuille. miaula-t-il quand ils furent tout deux dans l'Arbre de Vie. Ensuite installes-toi bien et le sommeil t'emportera 

Nuage de Cristal fit ce qu'il venait d'énoncer et le dernier son qu'il entendit avant s'endormir fut la respiration mêlée de peur et d'excitation du novice à côté de lui.


[Moi]
Baptême d’apprenti guérisseur ~
 
  J’écoutais les conseils de Nuage de Cristal, les yeux rivés sur l’arbre gigantesque, majestueux. Je sentais émaner de lui un grand pouvoir, sans doute tout le pouvoir du Clan des Étoiles.
  Je quittais Nuage d’une Larme. J’avais eu un air serein et posé quand j’avais affirmé qu’aucun apprenti guérisseur n’avait été refusé, mais maintenant que j’y repensais, je n’en étais plus si sûr. Le doute me pris, et je tremblais un peu.
  Je suivis Nuage de Cristal. Il s’endormait déjà que je peinais à grimper, l’arrière train dans le vide, et les griffes plantées dans l’écorce pour monter. Je remarquais une fourche très large, et d’apparence confortable, un peu plus en hauteur. Je grimpais donc. Je trouvais une technique pour grimper, et je me retrouvais quelques longueurs de queues de renards au-dessus du sol. Je regardais avec la crainte de tomber le sol, très bas. Il fallait que je ne bouge pas trop dans mon sommeil. Je m’allongeais sur la fourche, bien à l’aise, puis pris une feuille et la mâchais. Le gout n’était ni bon ni mauvais, un peu amer, et la texture de la feuille était pâteuse. Je posais sans y faire attention ma tête sur mes pattes et je me retrouvais plongé dans le sommeil. Une sensation de calme et d’excitation me remplit. J’allais rencontrer le Clan des Étoiles. J’allais revoir ma sœur.
 





* * * 
  
 
 
 
 
 
    D’abord, le noir remplit ma vision, puis je fus ébloui par une lumière blanche intense. Tandis que mes yeux s’habituaient à la lumière, je vis un paysage inconnu. Il ne ressemblait ni à ce que l’on dit sur le territoire du Clan des Étoiles, ni à aucun territoire connu. Je tournais sur moi-même afin de voir où je pouvais être. La seule chose qui m’était connue était un buisson, mais il semblait être aussi mort qu’à la saison froide, alors qu’il faisait très chaud. Je me dirigeais vers ce buisson, puis aperçut passer à l’endroit où je me trouvais peu avant un troupeau de grandes bêtes, avec des cornes sur la bouche et une queue à la place du nez, et de la même couleur que les souris, mais sans poils. À peine avais-je vu ces animaux que ma vision se brouilla. Je me retrouvais immobile, paralysé, et j’entendis une voix. Celle de Petit Sablier.   « Un jour, tu comprendras la vérité toi aussi. Ces animaux sont dotés d’une grande sagesse, et ont des cornes d’ivoire. Ils vivent près d’un désert de sable, dans un pays où règne le soleil. Un jour, tout sera clair. »  La vision disparut pour de bon. Je ne comprenais pas le sens de ce message, mais je savais qu’il était important. Je me trouvais dans le noir, avant d’émerger dans une clairière, plus doucement cette fois. Au fur et à mesure que je reprenais mes esprits, je vis des silhouettes étoilées apparaître dans la clairière. Ce n’était pas le jour, mais de la lune émanait tant de lumière qu’elle aurait pu être le soleil.  Je ne reconnaissais personne à part Feuille Blanche, mais je vis une chatonne. Petit Sablier. Je retins mon émotion. Feuille Blanche vint vers moi. Je ne respirais plus, comme si mon souffle pouvait effacer cette assemblée de chats morts.« Salutations, Nuage d’Ivoire.- Salutations, Feuille Blanche.- Tu sais pourquoi tu es ici, alors ne perdons pas plus de temps.
- Je vais devenir apprenti guérisseur ?
  J’étais très excité à l’idée de pouvoir devenir si facilement apprenti guérisseur. Je le voulais pour ma sœur. Je le devais pour ma sœur.
- Le Clan des Étoiles a parlé, et nous sommes d’accord. Bienvenue parmi les apprentis guérisseurs du Clan du Soir.
  J’explosais de joie tandis que l’assemblée répétait mon nom et me félicitais. Je lançais un regard à Petit Sablier. Elle me souriait.
- Mais il y a une condition.
  L’assemblée disparut, et la clairière aussi. Je me retrouvais dans le noir, encore, mais cette fois j’étais lumineux. Une voix sortit des ténèbres et se heurta à des murs invisibles, produisant un écho sinistre.
  « Tu es un bon guérisseur, mais il te reste beaucoup à apprendre. Ta volonté ne suffira pas. Un minuit après le printemps tout changera pour toi. Au revoir … »






* * *  
 
 
 
 
 
  J'émergeais lentement du sommeil, peu après mes camarades. Je regardais les guérisseurs, et les apprentis. À la mine ravie de Nuage d'une Larme, elle avait été acceptée. Je descendis lentement de ma branche. Puis je me dirigeais vers Nuage de Cristal.- Dis, c'est possible qu'un guérisseur ai plusieurs prophéties en un rêve ?- Bien sûr, je ne vois pas pourquoi ça ne serait pas possible. Mais ça ne doit pas être courant. Pourquoi ?- Non, pour rien ...
  Je continuais mon chemin, feignant l'ignorance.


  Je marchais, tranquille, hors du camp. Aucun danger ne me guettait. J’étais là pour me dégourdir les pattes, mais, si une proie avait le malheur de passer devant moi, je ramènerais du gibier au camp.

  Justement, une souris fila en trombe devant moi. Je courrais vers elle. Mais elle alla se réfugier sous les racines d’un grand pin. Tant pis. Le Clan attendra pour avoir à manger.

  À ce moment précis, une odeur horrible me parvint. Je reconnu les arbres autour de moi, et compris : le Chemin du Tonnerre n’était pas loin. Du moment que je ne m’en approchais pas …

  La souris sortit de son trou. Tapie dans l’humus, le vent en face, ne bougeant pas, la souris ne me vit pas. Je m’approchais lentement, tandis qu’elle grignotait un gland. Je sautai, mais elle fut plus rapide : elle me passa sous les griffes. Je courus après elle, mais fus vite essoufflée. Voyant que la petite bête était, elle aussi, fatiguée, je repris ma course.

  Je sautais sur le petit rongeur, puis le tuais d’un coup de griffe à la nuque. Je la pris dans la gueule, puis remarquais le sol : sous mes coussinets, l’asphalte était d’un noir de jais. J’entrepris de vite m’en aller, car j’étais au milieu du Chemin des Montres. Je commençais à marcher en direction de la forêt, quand un éclair de lumière trancha le ciel sombre du crépuscule.

  Puis tout devint noir.


  Le monstre s’en alla comme si de rien n’était. J’avais mal partout, je ne bougeais plus. J’avais été éjectée au bord de route, mais je ne pouvais rien faire. Le monstre avait écrasé ma gorge, je respirais difficilement. J’avais au moins trois pattes cassées, et j’étais éventrée. Je restais ainsi jusqu’à la tombée de la nuit. Je gémis dans le noir. Puis un second monstre me passa dessus, et mon corps roula jusqu’au bord de la chaussé. Sale, ensanglantée et mutilée. J’étais morte.


[Contexte : Heaume du Secret a fait semblant de tuer le frère de Mélancolie Sauvage, puis elle a défié celle-ci, cependant la lieutenante est plus forte qu'elle et a l'avantage. Heaume du Secret essaie alors de lui faire peur pour rester en vie.]






Mort 
 
 
 
 
 - Tu es une traître à ton Clan, si tu ne me tue pas. Elle ne veut pas.- Pense à ta mère, ton père, ta sœur, ton frère, pense à ceux que tu aimes qui sont présents dans cette combe. Si je vis, ils mourront tous. Elle ne peut pas.- Je vivrai, et juste pour mon plaisir, je ferais tout ce que je viens d’énoncer.
 Pourtant, elle l’a fait.





***  
 
 
 
 
 
 Un sourire se dessine sur mon visage. Cette chatte, comme ses camarades de Clan, est trop faible pour me tuer. Tout se passe comme je l’avais prévu. Je sens son hésitation. Provocante, je lui tends mon cou, cette peau si fine qu’un simple coup de croc arrive à déchirer, et ces artères si simples à sanctionner.  La suite me parut trop impossible pour que j’y croie encore. Pourtant, je devais me rendre à l’évidence. Les crocs s’enfoncèrent dans ma chair tendre. Le Sang gicla partout tout autour, et une petite flaque se forma autour de mon cou. Les griffes tranchantes de la Clanique sectionnèrent mes artères, et mon corps fut parcouru de spasmes. Je me recroquevillais de moi-même. Je hurlais de douleur. C’était insupportable. J’étais secouée de convulsions. J’avais lancé mes derniers mots, mais jamais je ne verrais le visage en larmes de la chatte, jamais je ne connaîtrais sa réponse, jamais je ne goutterais à son Sang. J’étais partie.
 Enfin, j’y ai cru pendant quelques instants.
 Je m’étais évanouie. Alors, c’était ainsi, la mort ? Du noir, sans choix entre le Clan des Étoiles ou la Forêt Sombre ? J’ouvris les yeux.
 J’étais faible, à terre, je me traînais au sol. Certains, en me voyant, se moquèrent. Je baissais le regard, regardant mes pattes, pour ne pas tomber. Lentement, je me relevais. La douleur était telle que je gémissais, et des larmes coulaient sur mes joues.
- Zima, Zima …
 J’avançait. Les chats autour de moi ne devenaient que des tâches de couleur floues.
- Zima, Zima …
Trouvant le chat, plus à l’odeur qu’autre chose, je m’affalais. Je sentais ses pattes me supporter, me relever.
- Zima, Zima …
- Tout ira bien, essayait-il de me rassurer. Tout va bien …
 Puis, plus rien. Je n’étais plus moi, je n’étais plus dans mon corps. Celui-ci, recouvert de taches de Sang et de touffes de fourrures de mes combattants, avait perdu la vie. L’odeur âpre de la mort tournait autour de lui.
 Je marchais. J’étais désormais un Fantôme, une ombre. Je partais, affolée, dans tous les sens, je cherchais une issue.
- Viens, viens …
 Je délirais désormais. J’entendais des voix.
- Viens, viens … N’ai pas peur. Viens nous rejoindre …
- Papa ? Maman ?
- Ces traîtres ? Ils ne sont plus ici. Ils sont pour le Clan des Étoiles …
- Qui êtes-vous ?
- Peut t’importe, rejoins-nous.
 Je fis un pas, puis deux, puis trois … Peu à peu, tout se refermait autour de moi, tels des ténèbres. Les bruits de la bataille devenaient distants, alors que je ne semblais pas en avoir quitté le lieu …
 Je me retrouvais dans une forêt noire, sombre. Alors, c’est ici que mes parents résident ? Non, non, la voix me l’a nié. Ils ne sont pas là. Je cherchais le mensonge dans ces paroles. Pourtant … je devais voir qu’«il » avait raison. Alors vivent-ils ? Peut m’importait, désormais ils étaient des traîtres pour moi. Toute ma vie, j’ai traîné dans un mensonge. J’enrage.
 Je shoot dans la poussière au sol, qui tombe dans une petite mare d’eau. Je m’avance vers elle. Même dans la pénombre de la nuit sans étoiles et sans lune, je distingue mon visage et les formes de mon corps.
- Non, non, non … C’est impossible.
 Pourtant, je vois bien que mes blessures me défigurent. Et, dans la mort, aucune blessure ne soigne, ou ne cicatrise. Je suis devenue un monstre.
- Es-tu là ? Toi, toi qui m’a enfermée ici, saches que je ne suis plus Heaume du Secret. Ce nom devait rendre hommage à ma mère. Mais je n’en veux plus. Il ne me convient pas. Je ne suis que l’ombre de moi-même. Rien qu’une ombre, remplie de désespoir. Pense à ceux que je laisse derrière moi. Zima, Petit Secret … Ils me manqueront. Désormais, je ne suis plus moi, je suis quelqu’un d’autre. Désormais, mon nom est Ombre de Désespoir.
- Si tu le veux, qu’il en soit ainsi.

 Et les ténèbres se refermèrent sur moi.

Mort (officielle) de Nuage de Madeleine.


  Cela faisait quelques temps déjà que la féline couleur sable toussait. Au début, Sagesse de la Tortue ne s'en était pas réellement inquiété, mais ça avait empiré et faisait la crainte de la guerrière. Elle avait elle-même toussé un peu, mais ça avait cessé rapidement. Pour l'apprentie, les quintes de toux se multipliaient et sa mère la mena chez le guérisseur.
  Nuage d'Ivoire, lui, sembla nerveux quand il vit sa sœur arriver en toussant. Il se pressa, n'appelant même pas Nuage de Cristal, qui arriva peu après par hasard. Pour l'apprenti guérisseur, il avait déjà perdu une sœur, et n'avait pas réussi à sauver Cœur Paisible. Malgré l'inquiétude de la guerrière, elle dut sortir de l'antre pour laisser les apprentis faire leur travail. Elle ne tenait plus en place.

  C'était déjà peu avant la mort d'Étoile de l'Épervier et de la disparition de Regard Éternel.





***  
 
 
 
 
 
 
  
 
 
 
  Une nuit. Le ciel est sans étoiles. L'obscurité règne. Le silence est sans cesse rompu par la toux de Nuage de Madeleine. Elle ne dort plus. Elle est épuisée par la fatigue. Son frère non-plus ne dort plus. Il est trop inquiet.  Soudain, dans la nuit, une quinte violente frappe l'apprentie guerrière, et un liquide écarlate tranche le sol pierreux. Nuage de Madeleine crache du sang.  Puis, une parole, qui déchire le cœur de Nuage d'Ivoire. - J'ai mal. Ne lutte pas pour moi, tu ne fait qu’attiser ma souffrance. J'ai mal. Aide-moi. Laisse-moi partir rejoindre ma sœur, notre sœur, et le Clan des Étoiles. S'il te plait. - Tu as pensé à maman ? Tu as pensé à moi ? Qu'est-ce qu'on va faire ? Hein ?
 - Et moi, pense à moi. Ça arrangera tout le monde. Tu ne me verra plus souffrir. Maman ne s’inquiétera plus pour moi. Je reverrais Petit Sablier. Et je te guiderais. S'il te plait.
  À contre-cœur, Nuage d'Ivoire se retourne vers les remèdes. Sa sœur a raison. Il le faut. Il se dirige vers les baies d'ifs. Il n'y en a que deux, pour empêcher tout accident. Nuage de Cristal n'en aura rien. Il ne veut pas laisser savoir que c'est lui qui a tué sa soeur.
  Il se dirige vers sa soeur.
 - Mange de ça. Puis ferme les yeux. Tu mourra vite et sans douleur. Mais je n'aime pas ce que je fais.
 - Merci, merci ...
  La voix de la féline se casse déjà. Elle tremble. Elle est épuisée. Elle prend les baies que lui tend son frère. Elle remarque qu'il ferme les yeux. Il ne veut rien voir.
  L'apprentie avale les baies. Puis Nuage d'Ivoire éclate en sanglots, et s'écroule sur le corps de sa sœur, mourante. Il enfouit sa truffe dans son pelage, et renifle une dernière fois son odeur. Il a perdu deux sœurs. Il perdra bientôt un père et un grand-père.

  Il sort du camp en silence. Il part dans la foret. Au pied d'un if, il récupère une baie. Il hésite à la manger lui-même. Mais cela meurtrirait Sagesse de la Tortue. Il la rapporte à l'antre, et la place comme l'autre. Puis il retourne auprès de Nuage de Madeleine, qui a rendu son dernier souffle. Et il la veille toute la nuit.






 
 
 
 
Avoue-le, tu ne peux pas renier ton enfance. Tous ces souvenirs, bons ou mauvais … Tu ne les oublieras jamais. Ton petit côté rebelle, et puis tes pertes infinies … Je te vois serrer les dents. Bien sûr, tu n’es pas fière de tout tes actes, ni de toutes tes paroles, mais tu t’en souviens. Si si, souviens toi … 
 
Je le vois dans ton regard. Tous ces objets, ton château Playmobil, ta poussette à figurines, tes fleurs en tissu et en origami. Tu veux les envoyer d’un coup de pied rageur. Mais tu ne peux pas. Faire ça, c’est annuler toute une vie. Ta vie … Tu retiens des larmes nostalgiques. Oui, petite, tu aimais les chansons des années 80, mais tu le cachais car tu avais peur qu’on se moque de toi.
Ta mère t’appelle. Oui, tu n’es pas très âgée, tu vis encore chez tes parents. Pour encore un bon nombre d’années … Mais tu en as laissé beaucoup derrière toi.
Tu descends les escaliers rapidement, tu veux en finir vite. Tu ne savais pas ce qui t’attendais. Toutes ces caisses, pleines de jouets et de peluches. Il y en a une avec les objets à jeter. Tu regardes, tu fouilles dedans. Tu en ressort un vieux flocon de neige en feutrine. Tu remontes en pressant le pas. Et tu le sers sur ton cœur …
 
Tu viens de jeter des papiers. Dit comme ça, ça ne peut pas te faire du mal. Avoue-le. Mais ces papiers … Ce dessin, le château de ta meilleure amie, ce poussin, cadeau de ta sœur pour ton anniversaire … Ces paroles, de cette chanson nostalgique. Tu ne retrouves plus l’air mais les paroles te font pleurer. Elles sont en anglais. Tu comprends bien l’anglais, même si ça ne fait qu’un an et demi que tu l’apprends. Enfin, c’est sans compter les leçons de Sing It. Mais si, ce cours de chant en anglais. Avec la mère de ta meilleure amie.
Tu as même retrouvé le CD. Avec la vidéo de vous tous, qui chantiez et qui dansiez sur ALIVE ou sur GOOD TIME. Et, de joie ou de nostalgie, tu pleures.
Une boule te noue la gorge. Je le vois. Avoue-le. Tu te sens mal. Tu as besoin de faire sortir ce mal. Parfois, tu restes dehors, dans la nuit ou sous la pluie, juste quelques instants, pour respirer une bonne fois et évacuer.

Tu pensais que ressasser ces problèmes te ferait du bien. Mais ta gorge se resserre, et les larmes coulent. Plic, ploc. Deux larmes. Trois. Tu t’enfermes.


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Lune
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PostPosted: Mon 14 Aug 2017, 14:39    Post subject: Textes et compagnie Reply with quote

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