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Nostalgie

 
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Astérisme
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PostPosted: Wed 14 Dec 2016, 16:34    Post subject: Nostalgie Reply with quote

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Nostalgie
 
 
 
 
 
 
 
 
 
-Si j'étais une émotion, je serais la joie. Parce que j’orne toujours mon visage d’un sourire, et j’aime le faire apparaître sur celui des autres. »Je me rappelle encore de ce sourire naïf et niais, que tu m'as affiché la première fois que nous nous sommes rencontrées. Tu m'avais dit cela malgré ta voix tremblante, et les larmes qui coulaient à flots sur tes joues. Celles-ci étaient rouges. D'embarras, de honte... De fatigue. Pourtant, malgré les moqueries qui s'accumulaient et s'entassaient, venant former un étau solide et douloureux autour de ton cœur qui devenait de plus en plus serré en suivant le fil du temps, tu ne cessais d'afficher ce sourire que je me suis habituée à voir chaque jour. Tu affrontais les épreuves de la vie avec courage. Quand elle venait te percuter, tu te relevais, et tu lui disais qu'elle frappait comme un chaton. Je te voyais comme ça, avant. Une personne forte mais en même temps si sensible, qui dissimulait ses émotions négatives derrière ce masque souriant, que tu remplaçais si rapidement quand il commençait à se craqueler qu’on se demandait si la fissure avait réellement existé. Même quand on te poignardait de dos, quand le sang coagulait autour de ta plaie, et peu importe la profondeur de celle-ci... Tu souriais.  Ah, si tu savais à quel point j'enviais la façon dont tu voyais les choses. Quand tu es victime d'une hypocrisie impardonnable, tu dis que ce n'est pas une punition, mais une leçon de vie. Même quand les lianes de la dépression ont voulu t'attraper, tu en as échappé. Tu ne leur as même pas laissé le temps de s’enrouler autour de tes membres, ou de tout simplement te frôler. De justesse, aurais-tu dis si tu étais toujours là. Tu étais tout mon contraire, moi, qui m’effondrais à la moindre complication. Pourtant, tu n’avais pas cessé de me fréquenter pour autant, et tu avais toujours été là pour m’épauler pendant mes périodes d’accablement et d’affliction. Tu éclaircissais toujours mes idées noires, et grâce à toi, j’ai réussi à rester en vie jusqu’ici. J’ai maintes fois voulu succomber sous le poids de douleur et d’amertume des événements de la vie, mais tu ne m’en laissais jamais le temps. Tu caressais toujours les cicatrices que je m’infligeais en me disant que j’allais guérir, et que je ne me sentirai plus jamais obligée de me blesser. Et j’ai arrêté de me mutiler pour toi, pour l’être que tu es, pour ton sourire que je chérissais tant sans le savoir. 
Et ce fut seulement et uniquement après cet accident que j’ai réalisé à quel point je tenais à toi. Allongée sur le lit d’hôpital, tu respirais faiblement. Je tenais fermement ta douce main dans la mienne, l’expression sombre. Tes yeux étaient clos, et ce fut sûrement la première fois que je remarquai tes cernes. J’ai laissé ma main remonter jusqu’à ta joue, te caressant celle-ci soigneusement, comme si tu pouvais te briser au moindre appui. Tu avais effectué ce geste d’affection auquel je ne répondais jamais tellement de fois. Le contact de ma main contre ta peau me faisait frissonner. J’avais peur de te perdre pour toujours, j’avais peur de me retrouver seule. Comment pourrais-je suivre le chemin inachevé que nous avions tracé ensemble sans toi ? Tu m’as promis que tu ne me quitteras pas. Tu m’as promis que nous ne nous séparerons jamais. Je faisais toujours la sourde oreille quand tu me disais cela, mais je t’écoutais. Chaque mot que tu prononçais était une magnifique sonorité pour moi, et je venais tout juste de le réaliser. 
 
Un tremblement. M’enlevant de mes pensées, j’écarquillai de grands yeux, qui devinrent tout de suite larmoyants. Des larmes coulèrent de suite sur ma joue, se transformant en une ligne humide interminable. Tu ouvris lentement tes yeux, et m’afficha un regard en coin. « Jas…mine.. » articulas-tu, laissant à nouveau ton sourire remplacer ton expression neutre. Tu me couvas avec tendresse, et tes yeux s’humidifièrent à leur tour. Tu laissas échapper une larme, une preuve de l’affection, de l’amour que tu éprouvais pour moi, une simple goutte qui signifiait tellement. Tu ramenas ta main à la mienne, fermant les yeux à nouveau « Avant de mourir… Je veux te d… »
 
-Je t’ai toujours aimé ! » Hurlais-je, la voix tremblante « Je n’ai jamais pris la peine de te le montrer, alors que tu le faisais sans cesse ! Maintenant, il est trop tard, j’ai raté des millions d’occasions de te l’avouer, et je le regrette ! » J’enfouis ma tête dans le creux de ton épaule, laissant couler toutes les larmes de mon corps, comme je l’ai fait si souvent. « Je le regrette… Tellement… » Fis-je d’une voix suraiguë, déversant mes sentiments retenus captifs depuis trop longtemps. D’un effort démesuré, tu posas ta main sur ma tête, me caressant les cheveux de tes doigts fins. Toi aussi, tu pleurais. « Merci… Mon ange… Je t’aime. »
Ce fut tes derniers mots.
Un gros bip sonore se fit entendre, annonçant que tu venais de rendre l’âme. Je restais accrochée à ton corps sans vie, pleurant, sanglotant, gémissant, t’implorant pour que tu reviennes. Mais mes efforts étaient vains. Tu as vécu avec le sourire, et tu es morte avec le sourire. Tu as finalement entendu ce que tu voulais. Quelque chose que j’aurais dû te dire bien avant, quelque chose que je n’ai réalisée que maintenant.
 
 
« Heure du décès : 08:01:25. »
 
 
Il faisait sombre. Affalée sur ma chaise, mon regard vide balayait ma chambre. Des papiers froissés, où j’ai pu écrire des scénarios que j’ai pu m’imaginer avec toi, ou alors des souvenirs que tu as laissé avant de partir, gisaient sur le sol. Ma corbeille débordait, et seule la lumière de l’aube servait d’éclairage à ma si sinistre chambre. J’ouvris lentement mon tiroir, et saisis le flingue que j’ai pu me procurer dans de désastreuses circonstances, ne me demandez comment. Je me levai, tremblante, les jambes menaçant de me laisser m’effondrer à tout instant. Je restai un instant immobile, laissant à nouveau mes larmes couler sans pouvoir les arrêter. La bouche entre-ouverte, je prononçai le nom de ma défunte moitié, l’expression sombre. Lentement, je ramenai mon pistolet à ma tempe, sans pouvoir arrêter de sangloter. 
« Si j’étais une émotion… » Commençai-je d’une voix découragée, les yeux ternes « Je serais la déception. »
Commençant lentement à tirer sur la gâchette, prête à te rejoindre, je continuai d’une voix mal assurée « Parce que j’échoue dans tout ce que j’entreprends, et j’ai maintenant perdu ce qui m’était le plus cher. » Je souris, fermant les yeux, avant de murmurer « Excuse-moi. 
Je t’aime, Jade. »
 
Un coup de feu retentit.
Puis plus rien.


"J'ai écrit ton nom sur la balle,
Pour que tout le monde sache que tu es la dernière chose qui me soit passée par la tête."




« Heure du décès : 08:01:25. »








Chapitre 1  
  
  
  
  
  
 
 
C’est con. Vraiment.  


Ecrire des mots, lourds de sens, sur un papier qui finira froissé et dont seul moi en connaîtrai la solennité. 

J’ai besoin de tout évacuer avant de souffler sur la dernière bougie dont l’évanouissement de la flamme aurait une influence drastique sur ma vie. 

Je me sens faible.  

Et je me rappelle de ce sentiment qui faisait ma force quand tu étais là. 

Je ne sais pas combien de fois j’ai ressassé ces phrases dans ma tête. C’est lassant, n’est-ce pas ?

En fait, maintenant que j’y pense, je me rejouais souvent la scène de notre rencontre avant de dormir.  

Tu sais, je suis achluophobe.  

Enfin, je l’étais, parce que je serai sans doute morte au moment où on lira ça. A moins que personne ne prenne la peine d’ouvrir les papiers qui parsèment le sol autour de ma corbeille débordante… Enfin, c’est sans importance. 

Donc, je disais : J’étais achluophobe. J’avais peur du noir. Et ce souvenir rendait ce sentiment de panique plus supportable. 

Oui, ce souvenir. Que je chérissais et réprouvais en même temps. Que j’essayais de réprouver, plutôt. 

Nous avions douze ans. 

En vérité, ça me serrait le cœur quand je me remémorais l’expression que tu avais. 

Tu pleurais à chaudes larmes, la main fermement close sur ta robe blanche froissée. Secouée de soubresauts, tu reniflais malgré tes efforts pour contenir ces tremblements. Devant toi, bien droit et rétif, un gamin gloussait méchamment en débitant un flot de moqueries et de railleries. Brice. Cinq lettres sulfureuses qui, même maintenant, stimulent une rage révoltante à laquelle je tente de demeurer imperméable, peine perdue dans certaines situations passées. Brice, c’était le nom de cette espèce de bâtard à l’éducation débraillée. Brice, Brice. Rappelez-vous en, parce que je reviendrai souvent à lui. Il y a tant à raconter. 

Pourtant, le détail qui m’avait le plus figée, c’était ce sourire. Oui, tu pleurais. Mais tu souriais. Et ça semblait l’amuser.  

Je me demande ce qui se serait passé si je n’étais pas intervenue. Si je n’avais pas violemment heurté le visage de l’autre gamin avec mon poing, et si je ne lui avais pas généreusement offert une déraillée lorsqu’il avait voulu riposter. Il avait dit, le nez qui coule, en fuyant à grandes enjambées, que je n’étais pas féminine du tout. Que les filles ne sont pas faites pour se bastonner, mais pour jouer à la poupée.  

Là, j’avais juste envie de lui hurler une seule chose : 

Vas te faire foutre.  

Non, pas parce qu’il m’a traitée de garçon manqué. Je m’en fous, de ça. Mais parce qu’il pense que que le fait que nous sommes des filles lui donne le droit de nous intimider pour aucune raison. De nous rabaisser au niveau de stupides marionnettes sages dont on tire joyeusement les ficelles et qu’on classe gentiment par catégories. Populaire, solitaire, traînée, salope, et j’en passe. C’était vraiment un connard de la pire espèce. Et j’insiste sur cette dernière phrase. 
 

-Pourquoi tu pleurais en souriant ? » 
 

J’avais posé cette question presque inconsciemment, dès que je me suis retournée pour faire face à une expression interrogative avec un semblant d’admiration. Les mots se sont libérés tout seuls, si bien que j’ai ramené ma main à ma bouche en rougissant violemment. 

- Si j'étais une émotion, je serais la joie. Parce que j’orne toujours mon visage d’un sourire, et j’aime le faire apparaître sur celui des autres.  

Un peu confuse, la tête qui tournait, j’ai soutenu ton regard sans rien dire. Une goutte cristalline et hésitante restait au coin de ton œil. C’est niais. C’était ce que j’ai pensé, sur le coup. Je t’ai trouvée assez bizarre, ce jour-là. Je savais déjà que tu étais mon exact opposé. Mais ça ne m’a pas empêché de te tendre la main pour t’aider à te relever malgré les égratignures sur tes genoux.  
 

-Je m’appelle Jade. » 
 

Suite à cette phrase, j’ai sursauté. Je n’étais tellement pas habituée à ce que l'on s’adresse à moi que je n’ai même pas su quoi répondre. Pourtant, tu n’avais pas parlé d’une voix très forte. Ni très faible, d’ailleurs. Je l’ai trouvée très… Douce. Mélodieuse. Une consonance agréable. 

La bouche entre-ouverte, je suis restée immobile, muette, les sourcils froncés d’embarras. 

-J-Jasmine ! » Me suis-je écriée après un moment de silence en bégayant, ce qui t’a visiblement fait rire. 

Et ton rire, parlons-en. Des éclats de cristal, des pétales sonores. Une sonorité qui détendait l’atmosphère de n’importe quelle situation. 

Et après ? 

On est parties, main dans la main, comme des enfants alors que nous ne savions ni qui nous étions, ni où notre place devait être. 
 


 
Mais c’est fini, maintenant.  
 
Tout est fini.
 
 
 
   



Ce que je vais écrire n'est pas vraiment une série, et les textes ne sont pas liés entre eux. En fait, c'est comme des "fragments" des souvenirs de Jasmine et Jade :v Histoire de connaître un peu plus les personnages. 
Déjà, je poste ce truc que l'on peut qualifier de... prologue ? x)
Si vous aimez, je posterai un chapitre chaque dimanche (Je vais essayer, plutôt xD), sinon selon ma motivation :3
Dites-moi ce que vous en pensez o/


Sur ce, vive le Yuri ♡


Last edited by Astérisme on Sun 21 May 2017, 18:46; edited 6 times in total
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Evalone
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PostPosted: Fri 16 Dec 2016, 02:22    Post subject: Nostalgie Reply with quote

C'est très beau Mery, pas le moindre doute là-dessus. On ressens la tristesse de Jasmine, et l'issue est vraiment triste :(

Je me demande ce que nous réserveras le prochain texte :3
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Fragou
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PostPosted: Fri 16 Dec 2016, 19:04    Post subject: Nostalgie Reply with quote

C'est très beau, comme l'a dit Symphi... Et extrêmement fluide, je ne m'y attendais pas /pan/ 
Franchement, je vais suivre, ça promet d'être très intéressant. Tu laisses beaucoup de mystère, même si on a compris l'essentiel, et on a très hâte de démêler tout ça :3 Les pauvres, quand même :/
Bonne continuation :3
___________________/_/_/
~ J'me sens coupable d'avoir été lors d'une vie antérieure l'une de ces charmantes petites créatures qu'on rencontre au fond des bouteilles de mescal et d'en ressentir à tout jamais un sentiment mélancolique de paradis perdu ~
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Astérisme
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PostPosted: Sat 20 May 2017, 23:59    Post subject: Nostalgie Reply with quote

J'ai enfin écrit le premier chapitre... Je suis désolée pour le retard, merci à ceux qui ont pris la peine de lire, ça me fait très plaisir :3











Chapitre 1 
 
 
 
 
 
 
 
C’est con. Vraiment. Ecrire des mots, lourds de sens, sur un papier qui finira froissé et dont seul moi en connaîtrai la solennité.
J’ai besoin de tout évacuer avant de souffler sur la dernière bougie dont l’évanouissement de la flamme aurait une influence drastique sur ma vie.
Je me sens faible.
Et je me rappelle de ce sentiment qui faisait ma force quand tu étais là.
Je ne sais pas combien de fois j’ai ressassé ces phrases dans ma tête. C’est lassant, n’est-ce pas ?
En fait, maintenant que j’y pense, je me rejouais souvent la scène de notre rencontre avant de dormir.
Tu sais, je suis achluophobe.
Enfin, je l’étais, parce que je serai sans doute morte au moment où on lira ça. A moins que personne ne prenne la peine d’ouvrir les papiers qui parsèment le sol autour de ma corbeille débordante… Enfin, c’est sans importance.
Donc, je disais : J’étais achluophobe. J’avais peur du noir. Et ce souvenir rendait ce sentiment de panique plus supportable.
Oui, ce souvenir. Que je chérissais et réprouvais en même temps. Que j’essayais de réprouver, plutôt.
Nous avions douze ans.
En vérité, ça me serrait le cœur quand je me remémorais l’expression que tu avais.
Tu pleurais à chaudes larmes, la main fermement close sur ta robe blanche froissée. Secouée de soubresauts, tu reniflais malgré tes efforts pour contenir ces tremblements. Devant toi, bien droit et rétif, un gamin gloussait méchamment en débitant un flot de moqueries et de railleries. Brice. Cinq lettres sulfureuses qui, même maintenant, stimulent une rage révoltante à laquelle je tente de demeurer imperméable, peine perdue dans certaines situations passées. Brice, c’était le nom de cette espèce de bâtard à l’éducation débraillée. Brice, Brice. Rappelez-vous en, parce que je reviendrai souvent à lui. Il y a tant à raconter.
Pourtant, le détail qui m’avait le plus figée, c’était ce sourire. Oui, tu pleurais. Mais tu souriais. Et ça semblait l’amuser.
Je me demande ce qui se serait passé si je n’étais pas intervenue. Si je n’avais pas violemment heurté le visage de l’autre gamin avec mon poing, et si je ne lui avais pas généreusement offert une déraillée lorsqu’il avait voulu riposter. Il avait dit, le nez qui coule, en fuyant à grandes enjambées, que je n’étais pas féminine du tout. Que les filles ne sont pas faites pour se bastonner, mais pour jouer à la poupée.
Là, j’avais juste envie de lui hurler une seule chose :
Vas te faire foutre.
Non, pas parce qu’il m’a traitée de garçon manqué. Je m’en fous, de ça. Mais parce qu’il pense que que le fait que nous sommes des filles lui donne le droit de nous intimider pour aucune raison. De nous rabaisser au niveau de stupides marionnettes sages dont on tire joyeusement les ficelles et qu’on classe gentiment par catégories. Populaire, solitaire, traînée, salope, et j’en passe. C’était vraiment un connard de la pire espèce. Et j’insiste sur cette dernière phrase.
-Pourquoi tu pleurais en souriant ? »
J’avais posé cette question presque inconsciemment, dès que je me suis retournée pour faire face à une expression interrogative avec un semblant d’admiration. Les mots se sont libérés tout seuls, si bien que j’ai ramené ma main à ma bouche en rougissant violemment.
- Si j'étais une émotion, je serais la joie. Parce que j’orne toujours mon visage d’un sourire, et j’aime le faire apparaître sur celui des autres.
Un peu confuse, la tête qui tournait, j’ai soutenu ton regard sans rien dire. Une goutte cristalline et hésitante restait au coin de ton œil. C’est niais. C’était ce que j’ai pensé, sur le coup. Je t’ai trouvée assez bizarre, ce jour-là. Je savais déjà que tu étais mon exact opposé. Mais ça ne m’a pas empêché de te tendre la main pour t’aider à te relever malgré les égratignures sur tes genoux.
-Je m’appelle Jade. »
Suite à cette phrase, j’ai sursauté. Je n’étais tellement pas habituée à ce que l'on s’adresse à moi que je n’ai même pas su quoi répondre. Pourtant, tu n’avais pas parlé d’une voix très forte. Ni très faible, d’ailleurs. Je l’ai trouvée très… Douce. Mélodieuse. Une consonance agréable.
La bouche entre-ouverte, je suis restée immobile, muette, les sourcils froncés d’embarras.
-J-Jasmine ! » Me suis-je écriée après un moment de silence en bégayant, ce qui t’a visiblement fait rire.
Et ton rire, parlons-en. Des éclats de cristal, des pétales sonores. Une sonorité qui détendait l’atmosphère de n’importe quelle situation.
Et après ?
On est parties, main dans la main, comme des enfants alors que nous ne savions ni qui nous étions, ni où notre place devait être.
 
Mais c’est fini, maintenant.

Tout est fini.


Last edited by Astérisme on Sun 21 May 2017, 18:47; edited 6 times in total
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Evalone
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 00:24    Post subject: Nostalgie Reply with quote

Ne t'inquiètes pas Mery <3 Ca arrive de perdre l'inspiration, ou de ne pas oser poster, ou toute autre raison qui t'a donné ce retard :3 Je suis très heureuse que tu nous ai offert la suite :)

C'est beau, très beau. Très touchant également, car l'on mélange passé et présent. Il y a cette espèce de mélancolie de savoir que Jade est déjà morte, et on peut sentir la tristesse de Jasmine, encore une fois. J'aime beaucoup en tout cas, j'espère voir la suite un autre jour ;)
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Astérisme
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 00:38    Post subject: Nostalgie Reply with quote

Je suis vraiment contente que ça te plaise <3 C'est exactement les émotions que je voulais faire ressentir à travers mon texte, merci pour avoir donné ton avis, ça me fait vraiment plaisir :3
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Evalone
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 00:42    Post subject: Nostalgie Reply with quote

Et bien on peut dire que c'est réussit :p De rien, je suis toujours les histoires dans ce topic <3
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Brume de Soleil
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 12:40    Post subject: Nostalgie Reply with quote

C'est vraiment très beau, et très triste aussi. J'ai hâte de voir ce que ça va donner par la suite :)
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Astérisme
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 14:25    Post subject: Nostalgie Reply with quote

Merci beaucoup **
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Étoile Éristique
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 15:04    Post subject: Nostalgie Reply with quote

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Fragou
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PostPosted: Sun 21 May 2017, 16:51    Post subject: Nostalgie Reply with quote

C'est toujours très fluide, très agréable à lire, même si c'est assez triste :v M'enfin, j'te souhaite une bonne continuation ^^
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