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Nunnally [FIN]
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Evalone
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PostPosted: Sun 8 May 2016, 19:41    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

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Je recommence cette histoire que certains ont peut-être déjà vu, et qui me tient très à coeur. Elle a subit un remaniement de structure pour être bien plus logique dans sa continuité et plus agréable à écrire, mais l'histoire restera la même, à peut-être quelques détails près. Certains points seront par conséquent plus développés. N'hésitez à me dire ce que vous en pensez, si vous tombez dessus.




~ Nunnally ~


     
     
       











Last edited by Evalone on Sat 16 Sep 2017, 13:48; edited 98 times in total
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Evalone
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PostPosted: Sun 8 May 2016, 22:43    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Tome 1

Partie 1 - Commencement

     
Prologue
  
   

 
Il existe en ce monde des personnes que l’on peut qualifier d’âmes sœurs, tant le lien entre eux est fort et semble incassable. On raconte que ces personnes sont si proches qu’il serait impossible pour l’un de vivre sans l’autre, et que l’hésitation ne les traverse pas lorsqu’ils ont la possibilité d’échanger leur vie contre celle de l’autre. Lorsque la littérature s’en mêle, ou tout autre art les mettant en scène, il s’agit la plupart du temps d’un homme et d’une femme dont la rencontre semble se faire par hasard. Bien souvent, l’histoire tend à leur créer des problèmes qui finiraient par les séparer de façon tragique, et l’on peut suivre leur volonté de tout arranger. Parfois, ces deux personnages parviennent à vivre leur amour en passant outre les difficultés, et c’est ce que l’on appelle un « happy end ». Quelque fois, en revanche, il arrive qu’un évènement dérape et que leurs chemins finissent par diverger, souvent suite à la mort de l’un des deux, et l’on finit sur un « bad end ». L’avantage de ce type de représentation, c’est que l’on possède un moyen de revenir dans le temps, de reprendre là où les choses étaient encore belles et simples. Il suffit pour cela de retourner au début du livre, de relancer le film, et tout recommence. 

 
Pourtant, ce que l’on a tendance à oublier, c’est que le concept d’âmes sœurs n’existe pas que dans notre imaginaire, et que l’on peut en retrouver autour de nous. Cela ne vous est-il jamais arrivé de vous demander si la personne à qui vous faites le plus confiance ne serait pas celle qui devrait rester à vos côtés pour toujours ? Les petites filles ne cherchent-elles pas à rencontrer un prince charmant qui viendrait les enlever sur un cheval pour leur faire vivre une vie de princesse ? De mon point de vue, cela peut s’apparenter à la représentation que l’on a d’une âme sœur. Mais vous êtes-vous déjà interrogés sur le sens même de ce terme, que l’on emploie à tort et à travers ? Une personne à qui l’on serait irrémédiablement liée, qui serait un jour ou l’autre forcée de croiser notre chemin sous les facéties du destin. Certains parlent de deux êtres dont un fin fil rouge serait attaché au petit doigt de l’une des deux mains, invisibles pour eux comme pour les autres, mais qui nous conduirait jusqu’à la personne tant désirée. Quand je repense à tout ce que la vie a mis devant mon propre chemin, je me dis qu’il pourrait y avoir un dernier cas auquel on ne pense pas forcément, car peu d’entre nous se sont déjà posé cette question. 

 
On parle d’âmes comme s’il en existait deux différentes, vivant dans deux corps différents, et incapables de devenir une par les lois physiques que nous avons établie. Je crois en effet que tel est le cas, mais que dans certaines situations, ce n’était pas ainsi au départ. Qu’avant même que la vie ne surgisse dans leur corps, ils ne formaient qu’une seule âme, qui se serait séparée lors de la disparition de l’une des deux parties par sa naissance. Vous pourriez me dire que vu que les deux âmes sœurs ont souvent des âges différents, cela semble peu probable, et je ne le nierais pas. Pourtant, je reste persuadé que dans le cas où les deux êtres proviennent du même endroit, alors cela reste malgré tout envisageable. Si vous avez l’habitude de réfléchir aux paroles des autres, à la façon dont ils formulent leurs phrases, peut-être vous êtes-vous demandés pourquoi je semble parler en telle connaissance de cause. La raison est simple, car j’ai déjà eu le sentiment d’avoir trouvé mon âme sœur, et il s’agit de la sensation que je chéris avec le plus de ferveur. Et pourtant, quand j’y songe, il s’agit également de celle qui me procure le plus de douleur. 

 
Il n’était pas spécialement grand, de taille moyenne comme beaucoup de ceux de notre âge. Ces cheveux, d’un châtain plutôt foncé, lui descendaient jusqu’au niveau des oreilles, dégageant un visage que je ne me lassais jamais de contempler. De notable, je ne retiendrais que ses yeux, légèrement arrondis, et d’une couleur tout à fait intéressante. Un subtil mélange entre un vert sombre comme le sol d’une forêt et un marron clair comme l’écorce d’un arbre éclairé par la lumière du soleil. Je ne connais qu’une seule personne qui en possédait de tels, mais je ne le remarquais que très peu à cette époque. Ou tout du moins, ce n’était pas la chose qui me préoccupait le plus. Je savais qu’il possédait la cicatrice d’un accident sur la hanche droite, souvenir d’une blessure qu’il s’était faite pour me protéger. En pensant que je n’avais aucune marque de ce moment, je peux sentir la culpabilité m’envahir, car je ne voulais pas que la vie lui inflige plus de souffrances qu’elle ne m’en offre. Nous étions censés tout partager, ne jamais rien cacher à l’autre, car nous savions que le début des mensonges finit à force par briser tout lien qui peut unir deux êtres aussi proches que nous l’étions. 

 
C’était un garçon doux et calme, qui n’a jamais causé le moindre problème à ceux qui l’entouraient. Depuis tout petit, il avait compris que les adultes préfèrent les enfants obéissant et bien élevés à ceux qui posent trop de questions. Sa tête était pourtant remplie de nombreuses interrogations, et il souffrait de ne pouvoir y trouver de réponses. Heureusement, je me moquais bien de ce que pouvaient penser les autres, et je le laissais me demander ce qui lui traversait l’esprit. C’était comme un secret que nous étions les seuls à partager, et cela ne le rendait que plus précieux. Ce côté enfantin qu’il a si souvent caché aux autres pour ne pas être mis à l’écart ressortait inévitablement lorsque nous étions tous les deux, et c’était la partie de ce qu’il était que je préférais le plus. Même après que nous ayons atteint notre adolescence, je ne pouvais m’empêcher de sourire quand je voyais ses yeux s’éclairer sur de petites choses que la plupart des gens ne remarquaient même plus. 

 
Malgré le visage qu’il adoptait lorsqu’il devait faire face au monde, j’ai toujours eu cette impression que les autres ne parvenaient pas à voir la maturité en lui. Sa douleur, au fil du temps, devint mienne, et je fus en mesure de comprendre, sans avoir besoin de l’entendre, la souffrance qu’il refoulait. Jamais il ne montrait ses larmes, jamais il ne se plaignait ou ne laissait voir une quelconque faiblesse devant ceux qui comptaient pour lui. Il gardait un visage lisse, parfois souriant, mais qui restait pour moi rempli de failles. Je dois bien avouer m’être souvent sentit trahi qu’il ne se confie pas plus à moi, qu’il ne me fasse pas plus confiance. Etait-ce pour m’épargner ce monde solitaire dans lequel il semblait s’être retranché ? Je me suis déjà posé cette question, et tout en ayant aboutit à cette réponse, je ne l’accepte pas pour autant. 

 
Personne dans ce monde ne peut espérer vivre s’il ne se repose pas parfois sur quelqu’un. Ouvrir son cœur, loin d’être un signe de faiblesse, n’est que la preuve que nous ne sommes pas invincibles. Quoique nous prétendions, nous restons des humains, et à ce titre, nous pouvons parfois tomber ou trébucher. Cependant, il est toujours moins douloureux d’être relevé ou attrapé par une main familière que de s’écorcher les genoux et les mains en essayant de faire les choses par nous-mêmes. Malgré le temps qui passe, et les paroles de réconfort que l’on essaye de me faire accepter, la culpabilité reste toujours forte dans mon cœur. J’aurais pu faire quelque chose si j’avais été plus attentif, si j’avais forcé les barrières derrière lesquelles il s’était retranché. Il était tout ce qui comptait le plus pour moi, et je ne peux m’empêcher de me dire que je l’ai laissé tomber. 

 
Il était une lumière dans mon monde, la petite luciole qui voletait devant moi en me faisant signe de la suivre. À ses côtés, rien ne semblait impossible, et je me sentais capable de sauter jusqu’à la lune. J’ai toujours le sentiment qu’il me rendait meilleur, qu’il me tirait vers le haut pour que je donne tout ce que j’avais. Il était quelqu’un de si important pour moi que tout me semble gris à présent, si ce n’est pas d’un noir profond et silencieux. C’est comme de s’éveiller d’un rêve étrange où l’on se sentirait mal pour se retrouver dans un véritable cauchemar que l’on ne peut pas fuir. Parfois, il me vient l’envie d’oublier tout ce que j’ai vu, tout ce que l’on m’a raconté. La douleur qui serre ma poitrine et étouffe mon cœur est si forte que je souhaiterais même ne plus jamais me souvenir de lui. A quoi bon souffrir alors que personne n’est là pour s’en satisfaire ? 

 
Je ne désire pas la mort, car je sais que d’autres personnes comptent sur moi, attendent que je relève la tête. J’ai conscience que la pluie qui coule derrière ces carreaux ne tombera pas éternellement, et qu’un rayon de soleil finira par percer les nuages. Alice est là, à mes côtés, et les mots qu’elle me souffle à l’oreille sont sans doute ceux qui m’apaisent le plus. Elle qui a grandit avec nous, qui nous connaît mieux que quiconque, sait que je ne me pardonnerais jamais, alors que je ne pouvais en réalité rien empêcher. Parfois, je crois déceler de la colère dans ses yeux, voire un semblant de peur. J’ignore si ces émotions sont dirigées vers moi ou lui, mais j’aimerais ne plus jamais voir son visage ainsi. Elle compte énormément pour moi, plus que je n’ai jamais aimé quelqu’un depuis qu’il n’est plus là. Même s’il s’agit d’une affection différente, plus complexe quand mes pensées se dirigent vers lui, je ne peux me résoudre à la laisser seule. Pas une deuxième fois. 

 
Parfois, quand vient le soir, je porte mon regard vers le ciel et je me demande s’il m’observe de là-haut. A-t-il trouvé la paix désormais, a-t-il cessé de se tourmenter ? Je veux y croire, car je ne voudrais pas que la douleur l’ait suivi. Il mérite d’être heureux dans un autre monde, lui qui a tant souffert dans celui-là. Même si mon esprit finissait un jour par ne plus reconnaître ce nom pourtant si important pour moi, j’ai la sensation que mon cœur en garderait malgré tout une trace. Il est des liens que même la mort et le temps ne peuvent détruire, car ils sont si forts qu’ils sont inaltérables. Je sais qu’il m’attend, où qu’il soit. Il était le reflet de ce que je suis, et il le sera pour toujours, ce frère jumeau que je n’ai pas été en mesure de protéger. Il a brisé le miroir que nous partagions. 
 


Last edited by Evalone on Wed 2 Nov 2016, 13:48; edited 4 times in total
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Diorite Sombre
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PostPosted: Sun 8 May 2016, 23:23    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

ce début est juste génial Symphie, compte sur moi pour suivre car j'adore le style ;3
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Evalone
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PostPosted: Mon 9 May 2016, 00:20    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Merci Bubulle, ça me fait plaisir :)
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Chagrin d'un Jour
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PostPosted: Mon 9 May 2016, 05:52    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Je t'ai déjà donné mon avis dessus et il n'a pas changé depuis, j'adore. **
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« You sure are energetic today.
Did something nice happen ? »

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Evalone
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PostPosted: Mon 9 May 2016, 17:02    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Vi, je sais <3 Encore merci :')

Je pense poster le chapitre 1 quand j'aurais fini le chapitre 2, pour avoir un peu d'avance :3 Pourquoi j'arrive à avoir toute la trame d'une histoire mais pas à écrire ce qu'il y a dedans ? ><
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Evalone
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PostPosted: Mon 9 May 2016, 21:56    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Tome 1

Partie 1 - Commencement

Chapitre 1 ~ Il était une fois ~

Je serais incapable de dire qui, du soleil ou de mon réveil, me tira du sommeil ce matin-là. Il était suffisamment tard pour qu’il puisse passer au travers de ma fenêtre, mais pas assez pour que ma mère soit venue me tirer du lit. Cela me laissait donc supposer qu’il était entre 7h30 et 9h00 du matin. Préférant garder les yeux fermés encore quelques instants, savourant ce moment où j’avais encore la possibilité de me rendormir, je laissais mon cerveau se reconnecter avec la réalité. Nous devions certainement être le 8 avril, jour de repos bien mérité où je m’étais donné pour objectif de me détendre et de ne pas chercher à travailler. Après tout, ils étaient si rares à cette période de l’année que ne pas vouloir en profiter serait un véritable gâchis.  

Jugeant que le son strident qui demandait mon attention à ma gauche n’avait que trop duré, je tendis un bras maigre pour appuyer sur le bouton d’arrêt. Soupirant de soulagement, je fixais le plafond au-dessus de moi, plongé dans mes pensées. Oui, on avait tendance à me dire que je travaillais beaucoup trop et que je n’étais par conséquent pas quelqu’un de très drôle. Cependant, les gens qui me faisaient cette réflexion avaient tendance à oublier que l’examen de fin d’année, si gentiment appelé Baccalauréat par ceux qui n’avaient pas à le passer, ne tarderait plus. L’année filait vite, beaucoup trop vite à mon goût, et nous étions dans la dernières ligne droite. Ce jour à part ne se reproduirait pas avant la fin des examens, et j’avais de toute façon déjà prévu ce que je devais faire.
  

Soupirant sans vraiment y faire attention, je me relevais avant de sortir du lit. Je n’appréciais pas beaucoup les dimanches habituellement, car je les passais toujours le nez plongé dans mes cours pour m’éviter de trop paniquer. A noter que ça n’avait que l’effet contraire, mais ça ne m’empêchait pas de continuer. J’avais toujours été nerveux et angoissé de nature, ce n’était pas maintenant que ça allait changer. Aujourd’hui, pour la première fois depuis deux mois, je m’autorisais une pause dans mes révisions, que beaucoup trouvaient trop sévères. Et je savais que je pourrais en profiter, puisqu’il n’y aurait pas le moindre gêneur dans le coin. Cela faisait si longtemps que je n’avais pas pris le temps de sortir avec Alice…
  

La salle à manger était vide, contrairement à ce que j’aurais imaginé. Ce n’était jamais un lieu très agité, car je n’avais aucun frère ou aucune sœur plus jeune que moi pour y mettre l’ambiance, mais elle était tout de même un peu plus peuplée. Rien que de voir ma mère en train de faire la liste de tout ce qu’elle devait faire durant cette même journée rendait le lieu plus vivant. Quand à mon père, il était toujours en train de lui dire que ça ne servait à rien de tout noter, et qu’elle oubliait tout le temps quelque chose. Mais aujourd’hui, j’étais seul, et je dois avouer que cela me laissait avec un fort sentiment de mal aise. Comme je passais pratiquement ma journée entière enfermé dans ma chambre, je n’avais pas énormément l’occasion de discuter avec eux. Mais au moins, je savais qu’ils étaient à proximité si quelque chose devait arriver. Ce qui n’était apparemment pas le cas ce matin.
  

Décidant que cela allait de paire avec cette journée inhabituelle pour moi, je me dirigeais vers le réfrigérateur pour y prendre une bouteille de jus de fruit. C’était une habitude que j’avais depuis mon enfance, et je n’avais pas prévu de m’en débarrasser. En retournant pour aller m’installer à la table qui trônait dans la salle à manger, j’aperçus une feuille de papier mise en évidence dessus. Visiblement, elle avait été placée de telle sorte que je ne puisse pas la manquer. Intrigué, je la pris dans ma main et commença à lire, retenant mon envie de soupirer à mesure que ma lecture avançait.
  

- Nous sommes partis tôt ce matin, avant que tu ne sois réveillé, et nous passerons la journée à une exposition sur les anciens journaux. Pense à manger et ne travaille pas trop.
  

Je pouvais facilement reconnaitre l’écriture de ma mère, mais j’étais persuadé que les mots venaient de mon père. D’habitude, ils écoutaient quand j’avais quelque chose à dire, et j’étais sûr de leur avoir expliqué que je passerais la journée avec Alice. C’était étrange, mais je me consolais en me répétant que cette journée était particulière dès son début. Que mes parents aient un comportement différent n’était pas en soi une si grosse surprise que ça. C’était plus…déconcertant qu’autre chose. Au moins avaient-ils pris la peine de m’avertir, contrairement à d’autres personnes qui ne pensaient pas du tout à leur fille. Il faudrait que je lui demande comment c’était passé la dernière semaine quand je la verrais.
  

Il restait du pain dans le placard, et je m’en servis pour m’en faire un petit déjeuner. C’était peut-être peu, mais je n’avais pas spécialement faim. Le cauchemar que j’avais fait me revint lentement en tête, et je frissonnais. Ça non plus, ce n’était pas courant, mais je ne cherchais même plus à en comprendre les raisons. Je me souvenais d’une grande pièce vide, très sombre, et de l’angoisse que je ressentais en cet instant. Quelque chose ici me faisait peur, et je voulais partir au plus vite. Pourtant, quelque chose m’en empêchait, et j’avais beau me démener, c’était comme si j’étais attaché. J’entendais encore le bruit de la porte qui s’ouvrait, et un visage qui se découpait dans l’ombre. J’étais incapable de me souvenir de son visage, mais je sais que j’étais très en colère, très triste. Je n’aimais pas cette personne.
  

Je m’étais réveillé sans en voir plus, ou mon cerveau avait préféré effacer le reste. Je n’aimais pas les choses fantastiques ou étranges, et j’étais bien plus à l’aise dans un quotidien qui ne bougeait pas. On pourrait appeler ça de la paresse, mais je préférais avoir le contrôle sur mon environnement plutôt que de devoir m’en remettre à quelqu’un d’autre. C’était ce qui me faisait rêver de quitter cette maison dès que mon âge me le permettrait. Né à la fin de l’année civile, j’étais encore sous responsabilité parentale tant que l’on n’ouvrirait pas de bouteille de champagne pour fêter ma majorité. Ne vous méprenez pas, j’aime mes parents. Simplement, je voulais m’éloigner d’eux le plus vite possible, pour mener enfin la vie que je désirais.
  

- Je me demande ce que tu aurais fait à ma place, Nathan,
marmonnais-je en prenant la direction de la salle de bain. Je me demande si toi aussi tu aurais fuit, si tu l’avais pu…  

Nous avons tous un jour ou l’autre ressentit ce besoin de quitter tout ce qui nous était familier, pour fonder une nouvelle vie ailleurs. Nous en parlions souvent, quand nous savions que l’on ne pouvait pas nous attendre. Parfois, j’avais l’impression que rêver était interdit dans cette maison. Pourtant, c’est ce qui nous permettait d’accepter les contraintes, de faire comme si notre situation était normale. Elle ne l’était pas, elle ne l’aurait jamais été. C’était injuste, et je savais qu’il le sentait aussi, même s’il n’a jamais rien dit. Nous deux, ce n’était pas…
  

Mes pensées furent soudain coupées par un son de mon téléphone, resté dans ma chambre. Espérant qu’il ne s’agissait pas d’un appel, je me précipitais pour l’attraper. C’était un message d’Alice, elle serait un peu en retard. Problème familial, selon elle. Je préférais ne pas rebondir dessus, et juste lui confirmer que je l’attendrais, qu’elle n’avait pas besoin de se presser. A coup sûr, il s’agissait encore d’une embrouille de son beau-père. Si je voyais qu’elle avait besoin d’en parler, alors j’essayerai d’en savoir un peu plus. Sinon, je la laisserais se confier quand elle s’en sentirait capable.
  

Maudissant nos familles respectives, je me préparais en essayant de penser à autre chose. Pas la peine de se plomber la journée dès le départ pour une chose aussi futile. Il était 10h lorsque je fus prêt à partir. Je scannais rapidement la pièce, vérifiant que je n’avais rien oublié, avant que mon regard ne tombe sur un cadre photo, posé sur mon bureau. Mon humeur s’assombrit immédiatement, mais je m’en approchais tout de même. Elle représentait deux garçons du même âge, identiques, souriant joyeusement. Nous devions avoir…Dix ans sur cette photo, si je ne me trompais pas. C’était la seule photo que j’arrivais à garder sans me sentir atrocement mal. Oui, nous étions encore jeunes et insouciant, si l’on peut dire les choses ainsi.
  

M’en détournant, je sortais donc de la chambre, essuyant rageusement les larmes que je sentais couler le long de mes yeux. Je n’avais pas besoin de ça aujourd’hui. J’étais censé m’amuser, ou tout du moins décompresser, et je ne laisserais pas ces évènements tout gâcher. Alice le verrait de toute façon, et je devais être fort devant elle. Je ne voulais pas qu’elle s’inquiète pour moi, j’allais bien. J’allais bien…
  
  
 


Last edited by Evalone on Wed 2 Nov 2016, 13:46; edited 3 times in total
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Etoile Dévorante
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PostPosted: Tue 10 May 2016, 05:30    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

J'ai tout lu d'une traité Symphi. Non seulement tu as une écriture très fluide et absolument agréable à lire, mais tu traites en plus d'un sujet qui m'intéresse et me fascine énormément. Âmes sœurs et âmes jumelles. (; 
J'ai hate de lire la suite de ton histoire. ;3
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Evalone
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PostPosted: Tue 10 May 2016, 09:59    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Merci beaucoup Ecu, ça me fait plaisir :p c'est aussi un sujet qui me fascine beaucoup, j'aime particulièrement ça dans les histoires d'amour :3


Note personnel : résumé des chapitres de la partie 1 écris, donc les chapitres ont intérêt à aller plus vite qu'avant 
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Evalone
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 01:01    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Tome 1

Partie 1 - Commencement

Chapitre 2 ~ Souvenirs ~
 
     

 
Je n’aurais jamais imaginé qu’un mois d’avril puisse être aussi frais. Certes, le soleil était présent, mais sa chaleur n’était rien fasse au vent qui soufflait dans les rues presque désertes. Outre l’heure assez matinale de ce dimanche, je comprenais beaucoup mieux pourquoi je n’avais croisé que quelques passants pressés. Personne ne prenait son temps par ici, trop de choses à faire et pas assez bien organisé pour trouver du temps libre. J’étais comme eux, toujours à me demander ce que je devrais faire ensuite pour gagner le plus de temps possible. C’était une chose qui nous échappait beaucoup trop vite si on n’y faisait pas suffisamment attention. Beaucoup trop vite… 

 
Remontant le col de mon manteau, j’accentuais ma marche silencieuse, essayant d’arriver à notre lieu de rendez-vous le plus rapidement possible. Je savais qu’il me faudrait attendre, mais je pourrais me réchauffer un minimum, ce qui n’était pas négligeable. Nous nous étions donnés rendez-vous dans un café du quartier, à environ 10 minutes de chez moi. Alice vivait à l’opposé de chez moi, et nous avions pris l’habitude de nous retrouver ici quand nous avions des choses à faire en ville. Il était en effet bien plus pratique de se retrouver dans un endroit facile d’accès que de perdre trente minutes, le téléphone à la main, à chercher l’autre dans un centre commercial. 

 
Aujourd’hui, j’accompagnais Alice dans sa recherche d’un cadeau pour sa mère. Silvie Castelle allait sur ses 42 ans si je ne me trompais pas, et sa fille m’avait confié avoir du mal à trouver quelque chose qui lui plairait. Elle n’était pourtant pas difficile, mais Alice voulait faire les choses comme il faut, ce que je pouvais parfaitement comprendre. Elle était très attachée à sa mère, depuis le départ de son père des années plus tôt, et elle restait l’une de ses seules attaches. Le paternel ayant décidé de quitter le nid familial comme disent ceux qui se donnent un genre, ne lui avait plus donné de nouvelles de nouvelles depuis ce jour, et elle en souffrait beaucoup. Un beau-père s’était finalement greffé à cette famille, mais il remplaçait très difficilement son père. 

 
Quand nous étions plus jeunes, je me souviens qu’Alice confectionnait elle-même ses cadeaux pour ses parents. C’était une pratique assez courante instaurée par les écoles pour la fête des mères, et elle avait décidé de reprendre le concept. Malgré le côté artistique qui émanait d’elle, elle faisait des œuvres d’art à la hauteur d’une chose réalisée par une enfant de 7 ans. Je ne faisais pas mieux, mais je me contentais des fêtes classiques. Ma mère était déjà tellement dans la lune qu’elle ne remarquait jamais nos cadeaux, et mon père préférait s’occuper de ses propres parents. Au final, j’ai finit par arrêter de leur offrir quelque chose, estimant que c’était désormais sans importance. Tant qu’ils étaient là, même partiellement, j’étais heureux.  

 
Nathan était en revanche beaucoup plus attentif que moi. Il disait que c’était simplement par principe, mais je savais bien que cela lui faisait plaisir de chercher quelque chose qui pourrait leur faire plaisir. Alors même qu’eux ne s’en préoccupait pas. En grandissant, les dessins d’enfants et les sculptures abstraites se transformèrent en parfums, en livres, en gâteau… Il était toujours remercié avec un grand sourire, mais je me suis toujours demandé s’ils étaient sincères. Je n’arrivais déjà plus à les comprendre à l’époque où Nathan était là, c’était chose impossible aujourd’hui. Cette année serait encore aussi misérables que les précédentes, avec une présence en moins. 

 
Soupirant, je passais précipitamment devant un petit parc, y jetant à peine un coup d’œil désintéressé. Encore un lieu chargé de souvenirs. Nous nous connaissions depuis presque toujours, avant même notre entrée en primaire. Par conséquent, nous allions partout ensemble, jouant comme les enfants que nous étions. Nous étions comme des frères et sœurs, même si nos rapports ont légèrement évolués avec le temps. Au départ, notre ressemblance physique déstabilisait beaucoup Alice, mais elle a finit par s’y faire. Ceci dit, je pouvais la comprendre : se retrouver en face de deux personnes identiques n’était pas forcément facile, surtout pour savoir qui était qui. Elle réussit cependant à nous trouver des différences, que nous avons même finies par distinguer. En grandissant, je les trouvais même de plus en plus flagrantes. 

 
Fermant un instant les yeux, j’essayais d’endiguer le flot de souvenirs qui essayaient d’affleurer dans mon esprit. Pourquoi aujourd’hui ? Alors que j’avais enfin une journée de repos, que je pouvais essayer de m’aérer l’esprit des cours… Pourquoi cela faisait-il si mal ? La photo de tout à l’heure revint avec force, et je me crispais. La douleur n’avait pas disparu, je pouvais seulement imaginer qu’elle s’était atténuée avec le temps. Et avoir l’esprit entièrement concentré sur mes révisions avait certainement dû aider à l’anesthésier. Il était tout pour moi, sa mort avait été un choc beaucoup trop violent. Il était rare que je me sente si triste, il paraissait que c’était normal quand on avait son deuil d’avoir des périodes imprévisibles où la mélancolie prenait le pas sur le reste. Je ne voulais pas de ça, c’était derrière moi. Il n’était plus là, moi si, et personne ne pourrait rien y changer. Ma faute… 

 
Plongé dans mes pensées au point de ne plus faire attention à ce qui se passait autour de moi, je fus extrêmement surpris de me retrouver contre quelqu’un d’autre. Apparemment, la collision avait été aussi dure pour l’homme en face de moi que pour moi-même. Son regard agacé me transperça de part en part, me faisant instinctivement baisser les yeux. Je n’avais pas besoin de davantage de problèmes, vraiment pas. Je m’excusais à mi-voix, essayant de montrer à quel point j’étais sincère, espérant qu’il s’en contenterait. Un instant passa, et l’homme grogna quelque chose que je n’entendis pas, avant de reprendre la route. Soulagé, je massais mon épaule qui commençait à me lancer. 

 
J’avais toujours eu des problèmes dès que je me cognais quelque part ou que je subissais un coup. Premièrement, étant assez pâle, ma peau avait la fâcheuse tendance à marquer facilement, ce qui pouvait être assez handicapant. Outre une exposition au soleil que je devais limiter au strict minimum, les gens sautaient rapidement aux conclusions hâtives en me voyant avec un bleu sur le bras. Deuxièmement, je ressentais facilement la douleur, comme un enfant trop faible et pas assez engraissé. Un mouvement un peu trop brusque où inhabituel entraînaient une douleur dans le muscle sollicité, ou dans l’os à proximité. Je me plaisais beaucoup à sortir cette excuse en cours de sport, car ce n’était pas vraiment la matière que je préférais le plus. 

 
Tout le contraire de Nathan, qui adorait ça. Courir, recevoir des ballons, s’agiter dans tous les sens… Une chose que je n’arrivais tout simplement pas à comprendre. Je n’étais pas non plus quelqu’un adorant plus que ça lire un livre pendant des heures sans en décrocher, et mes enseignants disaient avoir du mal à me cerner. J’étais à peu près bon partout, mais je ne fournissais pas spécialement d’efforts. Inconsciemment, peut-être que je laissais tout ça à Nathan, qui s’était visiblement mis en tête d’avoir les meilleurs résultats possibles. A un moment, je crois que j’ai été jaloux de ça, qu’il essayait volontairement d’attirer l’attention sur lui, alors que je restais plus à l’écart. 

 
Une douleur au niveau de la poitrine me ramena à la réalité, et j’y portais instinctivement la main. Quoi encore ? Avait-on vraiment décidé de me pourrir la journée ? A moins que ce ne soit Nathan qui essaye de me faire comprendre qu’il ne ferait jamais ça. Cette pensée ne me fit pas sourire, et je secouais légèrement la tête. Cette époque était passée, enterrée. Celle-ci n’était peut-être pas mieux, mais elle était différente. Et c’était déjà une chose que je ne voulais pas négliger. Apercevant enfin le café tant espéré, je me dirigeais vers lui en reprenant une marche normale. Cette journée n’était certes pas ordinaire, mas je devais tout de même essayer d’en profiter. 
 


Last edited by Evalone on Wed 2 Nov 2016, 13:51; edited 6 times in total
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Evalone
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 01:11    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Désolée pour ce triple-post, mais je préfère mettre des commentaires hors des posts pour les chapitres. Xooit est mon ennemi, je préfère pas m'embêter plus que ça. Quelqu'un se débrouille en code sur ce forum (je suppose bien que oui ^^)

Pardonnez ce petit moment de folie, gros manque de sommeil depuis plusieurs années :')

Bref, pas de dialogues pour ce chapitre, mais il est un peu tout seul, je me voyais mal intégrer quelque chose. Même pour se parler à lui-même, ça me semblait superflue. Je dois bien avouer m'être forcée à écrire la première partie de ce chapitre, car c'est pas le moment le plus passionnant de l'histoire, de mon point de vue. J'ai en joue principalement un chapitre 7 et les quelques suivants, mais manque de bol, il en reste 4 à boucler d'abord. Du coup, il est un peu plus court que le précédent. En revanche, quand il commence à repenser à Alex, ça m'inspire bizarrement. Je crois que je suis plus douée pour raconter des drames ou des trucs déprimants que des trucs tranquilles :c


Je risque de poster les chapitres assez rapprochés, potentiellement après au moins un retour, car j'ai vraiment envie de l'avancer, et j'ai juste à les écrire puisque tout est résumé. Et comme certains chapitres m'intéressent fortement, faut que je me débarrasse de ceux d'avant. D'ailleurs, ça vous ait déjà arrivé d'avoir énormément envie d'écrire la fin d'une histoire mais de pas pouvoir à cause de tout ce qu'il y a à raconter avant ? Moi tout le temps
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 06:49    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Ne t'inquiète pas ; je ne supprimerais pas tes triples post (même si c'est mon rôle de modo, mdrrr) ; ils sont justifiés et n'entravent pas la lecture de ton histoire. Qui, d'ailleurs, est toujours aussi agréable à lire. :3 
Ouiiiii, ravie de rencontrer quelqu'un avec qui discuter de ça ! J'aime le concept que tu as adopté de faire de deux garçons des âmes soeurs. C'est très intriguant, ça change et c'est écrit avec le coeur. On dirait du vécu, un témoignage. Comme tu as précisé au tout début de ton topic que cette histoire te tenait grandement à coeur, j'imagine qu'il y a un peu de "véritable", là-dedans... En tout cas, vivement la suite. <3 
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Evalone
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 11:38    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Oh, une modo qui ne fait pas son travail ** Merci en tout cas <3

Hum, je dirais que si cette histoire me tient tant à coeur, c'est que ça fait bientôt plus de trois ans qu'elle me trotte dans la tête, que l'histoire est en place et que j'ai envie de la raconter :3 Après, pour ce qui est du vécu, je n'ai jamais perdu un frère ou une soeur, mais je connais ce sentiment. Je pense qu'au moins inconsciemment, je transmet mon ressenti par rapport à cette situation, que ce soit la tristesse, la culpabilité... C'est aussi pour ça qu'elle me tient à coeur, car c'est le genre de choses que j'aime beaucoup.

Ah, les âmes soeurs... Je crois pas avoir lu beaucoup d'histoires dessus, mais j'en retiens surtout deux qui m'ont marqué : LGDC avec Plume Grise et Rivière d'Argent ainsi que les histoires de réincarnations et autre, et Eternels, qui ressemblent à Twilight, mais en mieux de mon point de vue x)

Ca me fait penser, est-ce que vous voulez que je vous dise combien de chapitres contiendra cette partie et les titres, ou vous voulez garder la surprise ? :3
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 18:44    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Pour l'instant, j'aime beaucoup ! Je dois avouer avoir du mal à imaginer le sens dans lequel va aller ton histoire, ça m'intrigue. Je ne vais rien dire sur ton écriture, je pense qu'à force tu dois connaître mon avis dessus, m'enfin hâte de voir la suite !
(Juste, à la première ligne, tu as écrit "fasse" à la place de "face". Rien de grave, juste pour le signaler. :3)

Envol de l'Epervier wrote:
Ca me fait penser, est-ce que vous voulez que je vous dise combien de chapitres contiendra cette partie et les titres, ou vous voulez garder la surprise ? :3


Me concernant, j'aimerai bien le savoir, mais mets-le sous spoiler au cas où. ;)
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 19:22    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Envol de l'Epervier wrote:

Oh, une modo qui ne fait pas son travail ** Merci en tout cas <3

Hum, je dirais que si cette histoire me tient tant à coeur, c'est que ça fait bientôt plus de trois ans qu'elle me trotte dans la tête, que l'histoire est en place et que j'ai envie de la raconter :3 Après, pour ce qui est du vécu, je n'ai jamais perdu un frère ou une soeur, mais je connais ce sentiment. Je pense qu'au moins inconsciemment, je transmet mon ressenti par rapport à cette situation, que ce soit la tristesse, la culpabilité... C'est aussi pour ça qu'elle me tient à coeur, car c'est le genre de choses que j'aime beaucoup.

Ah, les âmes soeurs... Je crois pas avoir lu beaucoup d'histoires dessus, mais j'en retiens surtout deux qui m'ont marqué : LGDC avec Plume Grise et Rivière d'Argent ainsi que les histoires de réincarnations et autre, et Eternels, qui ressemblent à Twilight, mais en mieux de mon point de vue x)

Ca me fait penser, est-ce que vous voulez que je vous dise combien de chapitres contiendra cette partie et les titres, ou vous voulez garder la surprise ? :3
Hmm, je comprends mieux ta démarche, ainsi. Ça m'intriguait un peu, de savoir si c'était du vécu ou non. D'une part par curiosité déplacée sans doute, mais aussi par volonté d'aider au cas échéant. :ß
En tout cas, c'est une très belle chose, une très belle idée de récit que celle-là. C'est vraiment appréciable de rencontrer quelqu'un qui raconte un sujet sérieux ainsi sans forcément l'avoir vécu réellement ; c'est une sorte de soutien, d'aide, de compassion, de profonde empathie.

Oooh oui, Plume Grise et Rivière d'Argent... une si belle histoire d'amour. C'était beau, simple et aussi puissant qu'un torrent en crue que rien n'aurait pu atténuer. ;_;
Quant aux Éternels, je ne connais pas. Ça me fait penser aux oiseaux qu'on appelle "les inséparables". C'est leur nom, tout bêtement, tout comme on appelle une pie une pie, une hirondelle une hirondelle ou un cygne un cygne. Eux, ce sont les inséparables et cette appellation leur vient d'une très belle et tragique histoire. Lorsqu'ils choisissent un partenaire, un quelque chose de fusionnel se créer entre eux et ils resteront ensemble jusqu'à la fin de leur vie. Seule la mort les séparera et le jour où l'un des deux meurt, le deuxième se laisse mourir d'amour... C'est terriblement beau et triste à la fois. Et ça m'a fait penser aux âmes soeurs. On peut dire que c'est un peu ça pour eux : ils sont comme deux inséparables, deux moitié d'un même tout. (*Va pleurer. *)
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Evalone
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PostPosted: Wed 11 May 2016, 20:04    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Brumy : ah ah, tu verras bien :) Bon, tu seras peut-être un peu surprise par contre x) à voir :')
Je vais éditer **

Ecu : Je connais la curiosité, je l'ai aussi :3
Je te remercie pour ton commentaire, ça me touche :') J'essaye souvent de me mettre à la place de la personne qui aurait pu vivre une telle chose quand j'écris, pour que ça paraisse le plus réaliste possible. Dur, mais réel. Je me souviens avoir fait un chapitre sur une enfant battue une fois, l'histoire d'où elle est tirée trotte encore dans ma tête Un truc que j'apprécie beaucoup, ce sont les histoires où il peut arriver quelque chose aux personnages principaux. Trop souvent, on sait à l'avance que le héros ou l'héroïne sera heureux à la fin, même s'il y aura eu plein de morts autour de lui, et je trouve ça un peu trop optimiste. Les histoires ne se finissent pas toutes bien.
Je crois que c'est la seule histoire d'amour de LGDC dont je suis persuadée qu'ils seraient restés ensemble si elle n'était pas morte. Peut-être parce qu'elle l'est, justement, mais en revoyant son caractère, je pense qu'elle aurait pas abandonné.
C'est écrit par Alyson Noël je crois, et ça traite de réincarnations, d'âmes soeurs et de destin tout le long. Ca reste une de mes séries préférées, mais quand on connaît Twilight, on peut rapidement se dire que ce sera pareil
C'est beau ** Super triste, mais je trouve ça magnifique un tel attachement. Je ne saurais pas dire si c'est mieux de se laisser mourir ou de se battre malgré tout, les deux points de vue sont défendables :)


- Prologue
- Chapitre 1 : Il était une fois
- Chapitre 2 : Souvenirs
- Chapitre 3 : Séparation
- Chapitre 4 : Famille
- Chapitre 5 : Cadeau
- Chapitre 6 : Questions
- Chapitre 7 : Agression
- Chapitre 8 : Violence
- Chapitre 9 : Silence
- Chapitre 10 : Confusion
- Chapitre 11 : Mensonge
- Chapitre 12 : Disparue
- Chapitre 13 : Recherche
- Chapitre 14 : Accident
- Chapitre 15 : Confession
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Evalone
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 00:20    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Tome 1

Partie 1 - Commencement

Chapitre 3 ~ Séparation ~
  

 

 
La clochette tinta légèrement quand je poussais la porte du café, et je m’y engouffrais sans plus d’hésitations. La sensation de chaleur qui m’envahit alors me laissa immobile quelques secondes, avant que je ne balaye lentement l’endroit des yeux. Pratiquement vide, ce qui n’était pas pour me déplaire, à part des habitués très lève-tôt. La gérante ouvrait son commerce dès 7h30, faisant la joie des travailleurs souhaitant se réchauffer avant leur journée de travail. Dimanche étant un jour où la majorité restait dans son lit, la faible fréquentation n’était pas étonnante. 

 
Quittant le pas de la porte pour m’asseoir à une table libre, près de l’une des fenêtres, j’entrepris de me débarrasser de ma veste, que je posais sur le dossier de la chaise. Le café avait un style un peu vieillot, avec ses tables rondes en bois disséminées un peu partout, ou des longues alignées près du mur. Parfois des chaises, parfois des canapés pas très volumineux, et des banquettes en cuir pour le reste. Cela me faisait penser aux bars américains que l’on voyait parfois dans certains westerns, et j’avais déjà entendu dire que la première gérante venait de là-bas. Rien d’étonnant donc à ce qu’elle ait voulu recréer l’ambiance de chez elle dans ce petit coin français. 

 
Heureusement, nous n’étions pas dans l’un de ses vieux films, et il n’y avait pas de nuage de fumée provenant de cigares qui empoisonnaient l’air ambiant. Pas non plus de groupes d’hommes jouant au poker pour de l’argent, un revolver accroché à leur hanche et le regard mauvais. Aucun vieux piano dans un coin dont s’occupait un homme obligé d’interpréter les chansons préférées des invités sous peine de se voir offert un trou dans le crâne. Pas de crachoirs où les mercenaires assis au bar ne se gênaient pas pour cracher ce qui coinçait leur gorge. Et surtout, pas de barman à l’air mauvais qui vous dévisageait comme si vous veniez de voler l’argent qu’il gagnait. 

 
Non, ce café avait certes un décor assez étonnant, mais il était tranquille et bien tenu. Sarah accueillait toujours ses clients avec un sourire, toujours prête à entendre leurs histoires. Une fois, elle nous avait raconté que cela faisait des années qu’elle tenait ce café, et qu’elle avait vu passer toute sorte de gens. Certains ne revenaient pas, d’autres revenaient trop. Tous lui permettaient de vivre. La trentaine, de courts cheveux blonds et des yeux bruns pétillants, toujours une tenue différente de la précédente chaque jour. Telle était l’image de la femme qui s’avançait à présent vers moi, me dévisageant d’un regard étrange. 

 
- Tu es seul aujourd’hui ? s’étonna t-elle en regardant autour de moi. 

 
Habituellement, Alice était toujours là avec moi, mais pas aujourd’hui. Sarah nous connaissait bien, elle avait aussi connu Nathan. Autant dire qu’elle était suffisamment au courant de la situation pour savoir ce qu’elle pouvait ou ne devait pas dire. Au fond de moi, j’étais touché que quelqu’un remarque ces petits changements, quelqu’un d’extérieur mais malgré tout bienveillant. Ca permettait de s’échapper un peu du quotidien, d’oublier ce que l’on ne voulait pas voir. 

 
- Alice n’a pas pu venir directement, expliquais-je en me tournant vers elle. Mais elle ne devrait plus tarder.  

 
Ma réponse sembla la satisfaire, même si je pouvais voir son froncement de sourcils. Cela n’était jamais arrivé, et ça me rappelait douloureusement la première fois qu’Alice et moi étions revenus ici après la disparition de Nathan. Ca avait été un jour difficile, où nous n’avions pratiquement pas décroché un mot. C’était trop douloureux, autant pour nous que pour elle. Elle l’aimait bien, car il lui demandait souvent de lui parler de son travail. C’était grâce à lui que nous avions pu entendre toutes ses petites anecdotes. Ca avait mis du temps, mais tout avait plus ou moins fini par redevenir comme avant. 

 
- Tu as une petite mine aujourd’hui, je me trompe ? m’interrogea t-elle soudain. Je ne te forcerais pas à en parler, mais tu sais que tu peux te confier. 

 
Certains pourraient dire qu’il faudrait être fou pour raconter ses états d’âmes à une femme aussi âgée, incapable de comprendre ce que nous traversions. Mais l’attention constante donc elle faisait preuve à notre égard me touchait profondément, et mon cœur s’allégeait un peu. Avec la présence d’Alice dans les parages, je ne pouvais pas expliquer ce qui n’allait pas, ou même me confier. Mais ce jour n’était pas ordinaire, et je ressentais le besoin de parler à quelqu’un. Cependant, je n’allais pas tout lui déballer comme ça, ce n’était pas mon genre. 

 
- De la fatigue sans doute, les examens approchent de plus en plus, répondis-je en me calant contre le dos de la chaise. Et j’ai assez mal dormit cette nuit, ça doit visiblement se voir. 

 
Sarah resta silencieuse un instant, jaugeant sans doute ma réponse volontairement évasive. Non, il n’y avait pas que ça, mais c’était une partie du problème. Mais j’avais moi aussi mes secrets, et comme elle ne nous parlait jamais de son enfance, je n’avais pas envie de lui raconter toute ma vie. Elle en savait déjà beaucoup, et je savais qu’elle réfléchissait. Elle était un peu comme une tante à qui l’on parlerait de ses parents dans leur dos.  

 
-Tu travailles beaucoup, à ce que l’on raconte, souffla t-elle en posant l’une de ses mains sur la table. Tu dois te surmener, et tu négliges ta santé. Enfin, je fais confiance à Alice pour te tenir ce discours pendant des heures. 

 
Un petit rire lui échappa, et je ne pus m’empêcher de sourire. C’était vrai, Alice s’inquiétait beaucoup. Etant dans la même classe, elle était davantage littéraire alors que je préférais le scientifique, et elle avait parfois du mal à comprendre pourquoi je m’entêtais autant sur certaines choses. Quand quelque chose me tenait à cœur, pour les bonnes ou les mauvaises raisons, je ne renonçais pas facilement, ou je m’effondrais. C’était elle qui m’avait permis de tenir le coup après la mort de Nathan, et je savais qu’elle avait peur que je retombe dans cette période. Heureusement, les risques étaient très minces. 

 
Alors que je m’apprêtais à lui répondre, la clochette retentit une seconde fois, et je tournais un regard curieux vers la porte. Etait-ce Alice ou un autre client du café ? Pensant sans doute à la deuxième option, Sarah s’était redressée et avait déjà fait quelques pas vers l’entrée, avant de s’arrêter. Deux yeux bleus scrutèrent la pièce, avant de rencontrer les miens. Un frisson me parcourut quand je constatais toute la tristesse qu’ils dégageaient. Apparemment, c’était plus grave que ce que j’avais pensé. Alice s’avança vers moi en silence, le regard à moitié tourné vers le sol. Quand elle m’eut rejoins, je pu voir ses mains se serrer sur le petit sac qu’elle avait amené avec elle. 

 
- Il a quitté la maison en la laissant seule, fut tout ce qu’elle parvint à murmurer, la voix tremblante. 
 


Last edited by Evalone on Wed 2 Nov 2016, 14:03; edited 2 times in total
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 05:41    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

J'aime j'aime j'aime. 
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 10:04    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Merci :) j'ai l'impression d'enchaîner, ça fait bizarre ^^
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 13:47    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Envol de l'Epervier wrote:

Brumy : ah ah, tu verras bien :) Bon, tu seras peut-être un peu surprise par contre x) à voir :')
Je vais éditer **

Ecu : Je connais la curiosité, je l'ai aussi :3
Je te remercie pour ton commentaire, ça me touche :') J'essaye souvent de me mettre à la place de la personne qui aurait pu vivre une telle chose quand j'écris, pour que ça paraisse le plus réaliste possible. Dur, mais réel. Je me souviens avoir fait un chapitre sur une enfant battue une fois, l'histoire d'où elle est tirée trotte encore dans ma tête Un truc que j'apprécie beaucoup, ce sont les histoires où il peut arriver quelque chose aux personnages principaux. Trop souvent, on sait à l'avance que le héros ou l'héroïne sera heureux à la fin, même s'il y aura eu plein de morts autour de lui, et je trouve ça un peu trop optimiste. Les histoires ne se finissent pas toutes bien.
Je crois que c'est la seule histoire d'amour de LGDC dont je suis persuadée qu'ils seraient restés ensemble si elle n'était pas morte. Peut-être parce qu'elle l'est, justement, mais en revoyant son caractère, je pense qu'elle aurait pas abandonné.
C'est écrit par Alyson Noël je crois, et ça traite de réincarnations, d'âmes soeurs et de destin tout le long. Ca reste une de mes séries préférées, mais quand on connaît Twilight, on peut rapidement se dire que ce sera pareil
C'est beau ** Super triste, mais je trouve ça magnifique un tel attachement. Je ne saurais pas dire si c'est mieux de se laisser mourir ou de se battre malgré tout, les deux points de vue sont défendables :)

{{{Edit : voilà la liste des chapitres de cette partie}}}
--> Oui, je comprends tout à fait cette démarche là, je fais la même quand il s'agit d'incarner un personnage dont l'histoire ne m'est pas familière, personnelle ou du moins de rapproche d'un fait vécu. Mais alors, ça ouvre la voie à un nouveau débat : celui de savoir quand est-ce que le personnage s'émancipe de l'auteur et devient vivant de lui-même, sort de l'être de papier et de caractères linguistiques pour devenir un être d'esprit, autonome, avec sa propre vie, ses histoires, ses façons d'être... **
Ça t'est déjà arrivé de sentir que ton personnage te glissait entre les doigts ? Que c'était davantage lui qui te poussait à raconter ses périples plutôt que toi qui les lui écrivait ? Il y a un livre... enfin, une série de livres tous plus magiques les uns que les autres écrite par Bernard WERBER. Nous les dieux, Le souffle des dieux, Le mystère des dieux qui sont une prolongation du Royaume des anges, des Tanathaunautes et ainsi de suite. J'adooooore la vision des choses de cet homme. C'est à mon sens un écrivain incroyable.

Quant à Alyson Noël.... ben tu viens de me donner le prochain nom qui figurera dans ma commande Amazon ! :'D
Merci beaucoup !
PS : oui, c'est une histoire sublime entre Plume Grise et Rivière d'Argent. On retrouve un peu de cet esprit d'âmes soeurs entre leurs deux enfants, aussi, Pelage d'Orage et Jolie Plume. Un peu comme dans ton histoire. **
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 15:11    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

J'aime beaucoup ce genre de débat philosophiques ** Je trouve ça absolument fascinant ! Tout dépend d'à quel moment on considère qu'un personnage échappe à l'emprise de son créateur ou de son auteur, et qu'il devient un être à part entière. Je ne crois pas que cela me soit déjà arrivé, j'ai toujours l'impression d'avoir un certain contrôle, de diriger l'histoire. Après, c'est déjà arrivé que je rajoute des choses que je n'avais prévu, parce que je me rends compte que ça pourrait être intéressant ou autre.
Après, c'est là où j'aime bien le rp par rapport à l'écriture solo d'une histoire, c'est qu'on est pas le seul à contrôler ce qu'il se passe. L'autre a sa propre vision des choses, sa propre façon de raconter les choses, et ça peut donner des choses super ** Ca m'est déjà arrivé, avec surtout l'un de mes persos, de commencer un rp sans intention particulière , et de me retrouver à la mettre en couple avec un chat d'un autre Clan x)
Je ne connais pas, mais je vais m'y intéresser :p Faut juste que je me remette à lire pendant les vacances x3
De rien, j'espère que ça te plaira :)
C'est vrai, il sont très touchant :') Merci pour la comparaison <3
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Etoile Dévorante
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 16:47    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Ouf ! J'avais peur que des babillages t'agaces ! xD
Pareil, j'ai toujours ce contrôle, ce regard un peu "divin" qui surveille les aventures de mes personnages malgré les intempéries qui surviennent dans leur vie. Cette part d'échange, d'inconnu et de renouveau perpétuel à dialoguer avec autrui dans un RP ou une histoire à plusieurs est fantastique, on est d'accord ! C'est une source intarissable d'inspiration que d'aller puiser directement dans le cerveau des autres ! :DD
Pour en revenir à cette histoire de décoller du personnage qui s'anime de sa propre vie... pareil, ça ne m'est jamais arrivé. Sauf peut-être... dans les Guerriers Bannis. Ça fait plusieurs années que j'écris avec Amos (Captain Raccoon) et... c'est magique. J'ai l'impression de pénétrer dans un nouvel univers chaque fois que je passe la "porte" des Guerriers Bannis... Sauf que ce n'est pas vraiment comme si j'assistais à la vie palpitante d'Osmose sans y intervenir : j'ai l'impression de fusionner avec mon personnage et que ce qu'elle vit, je le vis avec elle sur le moment. Je ressens sa joie, sa haine, ses peurs comme si elles étaient miennes. À la base, il faut dire que j'ai crée Osmose, elfe et reine du Royaume d'Antaticka, à partir de moi-même. "Assez narcissique", tu pourrais dire, mais c'était plus dans l'intention de pouvoir la jouer si bien que les gens ressentiraient ses émotions : et quoi de mieux pour cela que de transmettre ses propres émotions, de les décrire, les analyser et les envoyer brutes en pleine face du lecteur ? **
Bref, c'était un peu bizarre mais du coup, cette petite elfe a évolué toute seule, basée sur mon impulsivité, mon caractère passionné, irréfléchi la plupart du temps mais capable d'analyse et de prise de recul, brave face au danger et prête à tout, même mourir, pour ceux qu'elle aime. Et au final, Osmose, j'en parle comme d'une autre moi, un dédoublement, une autre face, une moi incontestablement moi mais pas entièrement moi puisque complètement soi. (Ça devient très philosophique... )
Tiens, ce serait sympa que je demande à Amoros ce qu'il pense de son demi-dieu, tiens. :b
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Evalone
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 18:25    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Pas du tout, je te rassure :)
Je n'ai jamais vraiment suivi cette histoire, mais je sais qu'elle est très longue x) Personnellement, je suis de ceux qui pensent que chaque personnage que l'on interprète ou que l'on écrit possède une part de nous-mêmes. Ce petit quelque chose qui fait qu'en la regardant dans l'ensemble, on arrive à se dire "tient, j'aurais réagit pareil" ou "c'est ce que je pense". Même quand on parle d'une situation que l'on a pas vécu, on insufle quelque chose dans la manière de décrire le personnage ou les environs qui n'appartient qu'à nous, que nous serions les seuls à pouvoir écrire. Comme si le personnage n'était plus vraiment lui-même, ou tout du moins comme on l'avait imaginé, si ce n'était pas nous mais quelqu'un d'autre qui serait au contrôle.
Je comprends donc parfaitement ta remarque en gras :p
J'ai vécu ça pour un seul des personnages que j'ai incarné sur ce forum, ou en tout cas dans cette dimension. Ma petite Symphorine Céleste, le premier peso que j'ai joué, et dont je n'arrive pas à me détacher. Elle n'est pas entièrement moi, il y a des points sur lesquels je pense que je n'aurais pas agit ou penser comme elle, mais je m'y retrouve énormément. Et j'ai parfois l'impression qu'elle m'échappe un peu, puisqu'elle n'est pas moi. Je pense que c'est pour ça que j'arrive pas à m'en débarrasser et que e continue à la jouer ^^
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Etoile Dévorante
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 18:59    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Oh oui, Symphonie Céleste... J'en ai tellement entendu parler comme d'un personnage... vraiment original et atypique. Je m'avance un peu mais ce serait donc du au fait qu'elle paraissait si réelle parce que tu la jouais en t'y impliquant fortement. Dans le même genre d'implication émotionnelle dans son personnage... À toi Symphonie Céleste, à moi Petit Écureuil. Elle était une moi meilleure, plus ambitieuse, plus aimée, plus forte, plus courageuse... ! Et curieusement, elle a connu une déception avec ses amis en même temps que moi dans la vie réelle. Son abandon correspondait au mien et je l'ai très mal vécu, j'en ai pleuré des jours durant.
C'est donc vraiment intéressant quand on se penche dessus, de voir l'influence qu'on a sur nos personnages, mais qu'eux aussi ont sur nous. **
Et je te rejoins aussi sur ce que tu as dit : « je suis de ceux qui pensent que chaque personnage que l'on interprète ou que l'on écrit possède une part de nous-mêmes. Ce petit quelque chose qui fait qu'en la regardant dans l'ensemble, on arrive à se dire "tient, j'aurais réagit pareil" ou "c'est ce que je pense". Même quand on parle d'une situation que l'on a pas vécu, on insufle quelque chose dans la manière de décrire le personnage ou les environs qui n'appartient qu'à nous » : c'est tout à fait mon avis aussi ! C'est vraiment une relation privilégiée qu'être auteur et posséder un autre soi, différent, issu de soi comme Ève fut issue de la côte d'Adam selon la théologie chrétienne. :v
En étudiant Flaubert en Littérature.... ou était-ce en Philo ? Bref : on a abordé le concept d'écrivain comme seul dieu sur Terre. Il crée, invente, décide, façonne, commence et termine une histoire, une vie, ou tout ce qu'il veut quand il veut.
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Evalone
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PostPosted: Thu 12 May 2016, 19:42    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Hum, on va dire qu'elle a eut une histoire assez mouvementée ^^ D'abord timide et curieuse, légèrement rebelle (c'était surtout du à ce qu'il se passait sur le forum à cette époque, manque de mentor...) mais sympathique, j'ai décidé qu'elle se ferait posséder par un esprit, dont je ne sais toujours pas aujourd'hui qui il est vraiment. Elle a alors eu comme un dédoublement de la personnalité, gardant son côté "gentil" mais en développant un beaucoup plus sombre, habité par une forte envie de meurtre et de faire souffrir les autres. N'arrivant pas à se contrôler, elle a choisit de se suicider pour ne pas faire plus de mal aux siens. A cette époque, les deux côtés n'étaient pas vraiment dissociés, elle était à la fois l'un et l'autre. Une fois morte, une partie de son âme, que je considère comme la "gentille", s'est réincarnée dans une chatonne aveugle, fille de sa meilleure amie, tandis que l'autre est resté au Saule des Larmes aux Etoiles. La partie réincarnée ne pouvait pas agir ou se manifester, sauf dans quelques flash back, comme prisonnière, tandis que l'autre a commencé à péter doucement les plombs. Trop de temps passé seule, toujours sous l'influence de l'esprit, voyant ses amis souffrir de la vie... Ne pouvant rejoindre le Clan des Etoiles, comme bloquée entre les deux mondes, elle a commencé à vouer une haine farouche envers le Clan des Etoiles, qu'elle considérait responsable de tout. A la mort de la réincarnation, la partie "gentille" est restée piégée dans le corps astrale de Dauphin (la petite aveugle), ce qui a créé une forte connexion entre les deux. Par exemple, Dauphin arrivait à comprendre et anticiper les actions de Symphorine. En contrepartie, elle a peu à peu reperdu la vue qu'elle avait gagné en mourant, et les symptômes de la maladie qui a causé sa mort se sont remanifestés. De son côté, Symphorine s'est mis en tête que tout ce qui était lié de près ou de loin à sa vie ou celle de Dauphin devait disparaître, quitte à tuer tout le monde. Comme sa mère était Plume de Lichen du Clan de l'Aube, mais ayant été élevée dans le Clan du Soir, elle était plus sur ce dernier. Une de ses demi-soeurs (que j'ai appelé Osmose, je me souviens que tu m'avais fait une réflexion à l'époque si je comptais garder ce perso ou pas ) est revenue dans le Clan du Soir avec un fils, Lagon, qu'elle a laissé là-bas avant de disparaître. Symphorine a alors pris le chaton en grippe, décidant de faire de sa vie un enfer. A peu près au même moment, une chatonne sang-mêlée du nom de Destinée est née, et Symphorine a décidé de la posséder, tout en lui laissant quand même une marge d'action. Destinée a au fur et à mesure oublier sa rencontre avec Symphorine, croyant que ses pires actions étaient de sa faute. Symphorine s'est servit d'elle pour tuer le fils de Lagon, mais il s'est interposé et est mort à sa place, ce qui n'a pas plus à Symphorine qui voulait le faire souffrir, pas qu'il meure. Plus tard, Destinée a tué la compagne de Lagon, chef du Clan du Soir (Brumy <3) avant de se faire tuer bien plus tard par le fils en question. Symphorine a fait revivre à Destinée la mort de Dauphin, la sienne et sa propre mort, avant que Dauphin n'intervienne. Alors que Symphorine a tenté de tuer Lagon définitivement, comme il était déjà un esprit, elle a tué Dauphin qui s'était interposée, mais elle ne le voulait pas du tout. Du coup, elle a perdu ce qui lui restait d'esprit et s'est réincarnée dans une autre Symphorine, et ne pouvait donc plus agir. La 2è est finalement morte apprentie, mais ça a provoqué un déchaînement des mémoires de la 1è dans son esprit, et la possibilité de communiquer avec l'âme qu'elle hébergeait. Sauf que les deux ne s'entendent pas du tout, la 2è voulant carrément détruire les Clans car sang-mêlée et le vivant très mal. Pour la 1è, elle veut surtout juste disparaître, même si ça la dérange pas d'entraîner quelques personnes avec elle. Actuellement, l'esprit de la 1è a pris le dessus sur la 2è et compte bien essayer de se venger en revenant une fois de plus.


Quand j'ai commencé à la jouer, j'étais dans une situation familiale et personnel compliquée, et il s'est passé plusieurs choses qui ont fait que le forum était un peu comme une échappatoire. Et comme les dps existaient pas encore, je me suis consacrée à fond sur elle. Et puis, j'ai tendance à aimer faire souffrir mes personnages x)
Oui, j'adore revenir en arrière pour voir ça ** Je pense que ça renforce encore plus le lien qu'on peut avoir avec eux <3
Nous sommes des Dieux ** Ou des Déesses x) J'aime beaucoup cette vision des choses, je trouve qu'elle est très vraie. après, je pense que ça dépend beaucoup des définitions qu'on donne à tel ou tel terme. "Dieu" peut avoir beaucoup de significations et beaucoup de pouvoirs, mais j'aime bien la sienne :)
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Nacre
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PostPosted: Mon 16 May 2016, 13:22    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Je lis encore et toujours :3
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Evalone
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PostPosted: Mon 16 May 2016, 14:16    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Merci <3 J'essaye de poster la suite bientôt, mais je bloque sur le chapitre 4 ><
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Etoile Dévorante
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PostPosted: Mon 16 May 2016, 15:34    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

L'histoire de Symphonie est vraiment très complexe, et paraît vraiment travaillée, curieusement ! Je dis "curieusement" car on dirait que ça t'es venu au fur et à mesure, qu'au fil des émotions et du temps, elle s'est complexifiée et est devenue encore plus profonde alors que ça paraît également fluide, comme si tout avait été évident, que tout devait commencer et devait se terminer ainsi ! Vraiment, c'est impressionnant.

Pendant qu'on parle de nos personnages déments, je peux te raconter celle de ma petite Requiem de l'Écureuil/Petit Écureuil ?
Petit Écureuil est née avant même la création de ce forum. Bien avant, quand il s'agissait d'une sorte "d'atelier" noir et vert et que nous n'avions pas de comptes personnels, mais juste des pseudonymes que n'importe qui pouvait emprunter. Elle était à l'image de la guerrière loyale, sacrifiant sa vie et son âme pour les siens. Lieutenante de Lune Bleue alors Étoile Bleue, elle était courageuse, infatigable, aimante, aussi bonne combattante que chasseuse et toujours optimiste. Un peu comme moi à cette époque où j'étais l'insouciance et la bonne foi incarnée. (x'DD)

Je suis restée dans sa peau bien plus tard après.

Elle avait participé à une quête qui a sauvé les Clans, avait eu une fille de Coeur de Miel nommée Pelage de Ficelle, et avait adopté Pluie de Cendre, une panthère des neiges recueillie bébé. Puis, Petit Écureuil est devenue Étoile Rousse après son deuxième mandat de lieutenante et s'est éprise d'Étoile de Sagesse (avant Plume Noble, du Clan du Soir). Elle est morte une première fois en s'interposant dans un combat opposant Lune Argentée (Lulany) et une jeune chatonne (j'ai oublié son nom ! Tu le crois ça ? xDD) sous les yeux d'Étoile de Sagesse. Elle était alors enceinte, mais ne lui a jamais révélé, ayant tué son enfant avec elle en mourant au champs de bataille. L'esprit du chaton s'est réincarné dans un autre corps, né d'une autre mère : Brise Glacée, dite Étoile Cristalline plus tard.
L'esprit d'Écureuil a erré quelques temps puis a trouvé un nouveau corps : elle s'était réincarnée, reprenant le nom de Petit Écureuil. À nouveau, elle était la guerrière explosive, dynamique et passionnée d'autrefois, mais n'est jamais devenue lieutenante dans cette vie là. Mais alors qu'un soir, à une Assemblée, les Clans se sont fait attaquer par des chasseurs et leurs chiens, Petit Écureuil s'est faite blessée gravement. Les combattants sont rentrés chez eux prestement après avoir livré la bataille de leur vie... mais le Clan de la Nuit a abandonné la guerrière rousse. Elle est restée deux jours et deux nuits à croire qu'elle allait mourir là-bas, personne ne revenant la chercher. Elle allait mourir seule en ayant donné sa vie aux siens, qui allaient la laisser aux charognards.
À ce moment là a commencé à naître une indignation qui s'est transformée en aversion et en véritable colère envers les siens au fur et à mesure qu'elle voyait la mort se rapprocher. C'est une patrouille du Clan de l'Aube où se trouvait Nuit Étoilée (Nuityyyy) qui l'a trouvé à moitié morte, gisant dans son sang séché, et l'a ramené chez les Aubistes. Écureuil y a reprit du poil de la bête et a commencé à sombrer en dépression, se demandant si les siens allaient un jour se rendre compte de sa disparition. Elle qui était si dévouée et si aimante envers les siens et qui s'était faite abandonner comme une vulgaire chaussette inutile ?
Avoue, c'est dégueulasse. :')

J'ai été moi-même très touchée par cet abandon. J'entrais à ce moment là dans une période assez morose de l'adolescence, en pleine crise. Je devenais moins sûre de moi, moins enthousiaste.

Bref. Finalement, Écureuil s'est rendue compte qu'elle n'avait toujours vécu que pour le Clan de la Nuit et est restée très fidèle à son ancien Clan, espérant vraiment que ses compagnons seraient vraiment heureux de la revoir saine et sauve. Elle a quitté le Clan de l'Aube une nuit avec la complicité de Nuit Étoilée, et est rentrée chez elle. Ça a été une deuxième déception. Ça l'a rendu folle de rage, complètement enragée et indignée par l'abandon des siens. Elle se mit à les détester, à les haïr et les maudire autant qu'elle les avait autrefois aimé, aidé et soutenu. Je la faisais les épier du haut du promontoire et des corniches sans arrêt, dans les arbres ou derrière les buissons. Elle devenait malade, complètement folle que personne ne se soit jamais inquiété de son absence depuis cette bataille à l'Assemblée, que personne ne soit revenu la chercher nulle part. Petit Écureuil était devenue aussi folle qu'elle avait été saine d'esprit. Tout ce qu'elle aimait avant, elle le détestait maintenant avec la même force que celle de son amour. Bref, Petit Écureuil est devenue Requiem de l'Écureuil. Instable, hallucinant, haineuse.
Sa dernière joie dans sa vie torturée a été de découvrir que Brise Glacée avait été sa fille : elles se sont alors reconnues comme mère et fille astrales. Requiem a adopté des filles : Prunelle d'Argent, Pelage de l'Aube, (Brise Glacée) qui ont assisté à ces derniers instants. En effet, incapable de tuer les Nuiteux comme elle le voulait et l'avait pourtant essayé à mainte reprise dans sa haine et son désir de vengeance, Requiem s'est exilée dans les Montagnes Sibyllines et a fini par se donner la mort en hiver tout en haut de la montagne en sautant du haut d'un immense sapin. Un des rochers proéminents qui abritaient la grotte devenue son refuge fut son autel de mort. Ses filles ont retrouvé son corps baignant dans son propre sang, la neige imprégnée du liquide rouge sombre : à l'agonie, Requiem a confié ses dernières paroles prophétiques à ses filles, puis est morte.

Sa vie a accompagné une période de trouble personnelle, où je me renfermais sur moi-même, mal dans ma peau et un peu moquée tout comme je moquais. J'étais en proie à pleins de sentiments contraire que je n'explique aujourd'hui encore absolument pas. Et mon mal-être m'a poussé plus tard dans l'anorexie. J'imagine que le dégoût et le rejet de Petit Écureuil faisait écho au mien (un peu en avance). C'étaient les prémices, je crois. Tout comme Petit Écureuil a changé et est devenue Requiem de l'Écureuil après ses déceptions et ses expériences de la vie, j'ai changé aussi, en conservant -comme elle- des brides de moi, de mes convictions et de qui j'étais avant, tant et si bien que j'ai "muté", entre guillemets. Bon, j'ai bien mieux survécu à ma transformation que Petit Écureuil, mais le fond est le même. :'D



Tu sais, je me demande si Dieu, s'Il existe, éprouve des sentiments, ou s'il est ataraxique. Quand je vois qu'inéluctablement, même quand on en a la volonté comme Flaubert l'avait d'impersonnalité (de détachement total avec ses personnages, d'en faire des sujets d'expériences cliniques), les écrivains placent de leur vie, de leurs émotions ou de leurs convictions dans leurs personnages... ; quand je vois que nous, mini-dieux et mini-déesses nous insufflons de nous en nos personnages crées de toutes pièces par notre esprit à partir de rien... Et bien, je me demande si Dieu aussi peut nous avoir crée sans avoir insufflé de Lui en nous. D'ailleurs, je suis un peu contre l'idée qu'Il aurait crée à partir de "rien" : nos propres personnages de fiction ne sont pas nés de "rien" : ils sont nés de nous, de nos idées. Tout comme Dieu, quand on croit en Lui, nous aurait crée à partir de Lui-même.
Bon, ça devient vraiment philosophique, là. x'D
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Evalone
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PostPosted: Mon 16 May 2016, 16:05    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

Tome 1

Partie 1 - Commencement

Chapitre 4 ~ Famille ~


Sans attendre plus d’explications de sa part, je me levais précipitamment avant de la serre dans mes bras. Je la gardais contre moi, essayant de la tenir si fort qu’elle ne puisse pas tomber si ses jambes se dérobaient sous elle. Je sentis son sursaut surpris à mon geste, et elle trembla légèrement, mais pas de peur. Elle ne mit pas ses bras dans mon dos, mais ça ne m’importait pas. Je voulais juste qu’elle sache que j’étais là, que je la soutiendrais peu importe ce qu’il s’était passé. Elle avait l’air bouleversé, je l’avais bien remarqué quand elle avait croisé mon regard. Je me souviens l’avoir déjà vu comme ça une seule et unique fois, et je n’avais pas été là pour elle. J’étais trop abasourdit moi-même, dans le déni le plus total après ce qui était arrivé. Je ne voulais pas qu’elle subisse cette solitude de nouveau.

Sarah nous observa un instant, avant de nous laisser un peu seuls. Je savais qu’elle était sans doute allée chercher quelque chose de chaud pour essayer de réconforter Alice, et je lui en étais reconnaissant. Elle aurait besoin de quelque chose pour se contenir quand je l’aurais un peu calmé, ce que j’espérais réussir à faire. Nous restâmes quelques instants ainsi, durant lesquels elle retint les larmes que j’avais devinées dans ses yeux bleus gris. Cependant, dès que je l’assis sur la chaise à côté de moi, elle se laissa aller et les gouttes salées dévalèrent ses joues sans un bruit. Elle ne poussa pas un cri, ni un gémissement. Elle se contenta de rester là, contre mon épaule, à laisser sortir tout ce qu’elle retenait depuis qu’elle était entrée dans le café.

Ne sachant pas trop quoi lui dire, préférant d’abord qu’elle soit plus calme, je lui passais la main dans le dos dans un geste rassurant. La voir ainsi me crevait le cœur, je ne supportais pas de la savoir malheureuse. D’autant plus qu’il ne m’avait pas fallu longtemps pour comprendre que c’était de la faute de son beau-père. Alice était fille unique, n’ayant ni frère ni sœur, et elle tenait énormément à sa mère. Depuis que cet homme, Pierre, avait embobiné Sylvie, il était extrêmement dur avec Alice, la rabaissant et lui lançant des commentaires méprisant. Je ne l’avais jamais rencontré, mais je détestais cet homme presque autant que Matt. Face à ce dernier, je pouvais au moins faire quelque chose, mais pas face à cet homme méprisable. Et cela me mettait hors de moi.

- Je ne…je ne comprends pas…hoqueta Alice soudainement. Pourquoi…pourquoi c’est toujours…toujours ce genre d’hommes…qu’elle choisit ?

Je restais interdit devant sa question, à laquelle je n’avais pas de réponses. Pourquoi ? Comment aurais-je pu le savoir ? On disait souvent que l’on choisissait les choses parce qu’on arrivait à y retrouver une part de soi-même. C’était surprenamment narcissique, mais c’était également inconscient, donc on n’y faisait pas attention. Mais surtout, lorsque l’on perdait quelque chose auquel on tenait énormément et que l’on était prêt à en reprendre une, on cherchait quelque chose qui ressemblait à ce que l’on avait perdu. Plus j’y réfléchissais, et plus cela s’avérait vrai concernant l’amour. Selon certains, on cherchait également une personne nous rappelant notre premier amour, ou notre père ou mère.

J’ignorais tout du passé de Sylvie ou de Pierre, et je ne tenais absolument pas à le savoir. Chacun avait le droit d’avoir des secrets, des choses qu’il ne souhaitait pas révéler aux autres. Des blessures aussi, toujours ouvertes ou difficilement refermées, que l’on ne souhaitait pas montrer aux autres. Le père d’Alice avait abandonné sa famille pour une fille beaucoup plus jeune que son épouse, d’après ce que nous avait raconté Alice, et n’avait depuis plus donné de nouvelles. Elle avait essayé plusieurs fois de le contacter, de savoir comment il allait, voir de l’engueuler, mais il n’avait jamais répondu. Pas un coup de fil, pas un message. Juste le silence, et une immense trahison dans le cœur des deux femmes.

De quelle manière Pierre lui ressemblait-il ? Je n’en avais pas la moindre idée. Nous étions jeunes quand cet incident s’est produit, alors je ne me souviens plus vraiment du caractère de cet homme. Même en écoutant Alice en parler, quand elle était nostalgique et qu’elle retombait dans ses souvenirs, cela me semblait flou et confus. Je ne m’étais jamais vraiment intéressé à lui, beaucoup plus attiré par Alice que par sa famille. Elle, en revanche, regardait toujours avec attention nos parents. Je ne m’en suis rendu compte que récemment, mais elle observait toujours leurs réactions, la manière dont ils se comportaient avec nous… Elle avait ça en commun avec Nathan. Peut-être pour voir chez les autres ce qu’elle ne trouvait pas chez elle ? Dans mon esprit de l’époque, le monde de ces adultes trop arrogants ne valait pas le coup de retenir notre attention. Le monde enfantin où nous nous trouvions m’apportait ce que je voulais.

- Je ne sais pas,
répondis-je à voix basse. Pourquoi les abeilles butinent toujours le même type de fleurs ? Pourquoi le soleil se lève t-il toujours du même côté ? Pourquoi venons-nous ici dès que nous devons aller quelque part ? Parfois, il y a des choses qui n’ont pas de réponses.

Je caressais lentement ses longs cheveux noirs, à moitié perdu dans mes propres pensées. Tout en essayant de rassurer Alice, peu importe la manière, j’essayais aussi de me calmer. Je ne sais pas si elle l’avait sentit, mai je m’étais tendu à mesure que je réfléchissais. Je ne voulais pas forcément me souvenir de tout ça, je voulais le garder enfermé dans un coin de mon esprit sans le voir. Oui, il y avait des choses que l’on ne pouvait pas expliquer. Il e fallait même pas chercher. Ca se passait, point. Pourquoi un garçon de dix-sept ans devait-il mourir alors qu’un grand avenir s’ouvrait à lui ? La vie était cruelle, dans tous les sens du terme.


Alors que je la gardais contre moi, silencieux tous les deux, un mouvement me sortit de ma torpeur. Sarah revenait avec deux tasses fumantes, et il me fallu quelques instants pour émettre une hypothèse sur son contenu. C’était vrai, elle s’était discrètement éclipsée après l’arrivée d’Alice… Et je m’étais fait la remarque qu’elle avait du aller chercher qu’elle pourrait boire. En y repensant, je ne lui avais rien demandé quand je m’étais moi-même assis, préférant attendre qu’Alice me rejoigne. Je pouvais maintenant sentir que mes doigts étaient encore froids, malgré la chaleur du lieu. Comme si mon sang s’en était retiré pour se concentrer ailleurs. La regardant pour la remercier, je remarquais qu’elle souriait doucement, comme attendrie par la scène que nous devions lui fournir.


Je sentis une légère gêne me prendre, mais je n’arrivais pas à me résoudre à repousser Alice. Elle avait besoin de moi, et je m’étais promis de ne pas la laisser. A ma surprise, elle se releva un peu, séchant avec sa manche les dernières larmes qui coulaient sur ses joues. Je ne savais pas si c’était ma remarque qui l’avait calmé, mes gestes, le retour de Sarah, le temps… Mais je préférais la voir reprendre la situation en main. Elle prit en remerciant Sarah d’une petite voix la tasse chaude, qu’elle garda un peu dans ses mains, peut-être pour se réchauffer aussi. Je fis de même et la propriétaire du café nous laissa tous les deux. Ne sachant pas quoi dire, je me contentais de regarder ma tasse de chocolat chaud, troublé. Cela faisait longtemps que je ne m’étais pas sentit si proche d’elle, depuis l’accident…


- Merci Alex,
finit-elle par souffler en me regardant. Merci d’être toujours là quand les choses ne vont pas.

Son regard bleu s’attacha au mien, et je sentis l’atmosphère s’adoucir. Ce qu’elle m’avait dit semblait derrière elle, au moins pour l’instant, et ça me réconforta. Le chocolat avait vraiment ce pouvoir étrange d’alléger le cœur des gens malheureux. Souriant, je portais ma tasse à mes lèvres et en but quelques gorgées. Le liquide chaud effaça les dernières traces de froid que je sentais encore en moi, et je la reposais sur la table. Je m’étais fait une promesse ce jour où je l’avais vu plus malheureuse que jamais, et où je n’avais rien pu faire pour revenir en arrière. Plus jamais je ne la laisserais se perdre dans sa tristesse, plus jamais je ne me retrouverais impuissant devant les évènements. Je le lui avais promis.


- Tu sais que tu peux compter sur moi,
lui répondis-je sans perdre mon sourire. Tu peux tout me dire, tout me confier.

Même les choses qui te font le plus mal. Je serais l’éponge qui t’empêchera d’être débordée par tes sentiments. Même si au fond de moi, cela fait mal. Mal de me dire que tu ne comprends pas mes sentiments. Que tu es incapable de voir ce que je peux bien ressentir. Parce que personne ne peut remplacer un mort dans le cœur d’un autre. C’est injuste de me faire ça, Nathan. Alice n’est pas uniquement à toi…
  
 
 


Last edited by Evalone on Wed 2 Nov 2016, 14:09; edited 3 times in total
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Evalone
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PostPosted: Mon 16 May 2016, 16:35    Post subject: Nunnally [FIN] Reply with quote

C'est le cas :) A la base, l'histoire de Symphorine quand elle était vivante était telle qu'elle, et pour sa réincarnation, ça devait juste s'arrêter là. Je crois que c'est vraiment quand Lagon est apparu que j'ai commencé à essayer d'expliquer certaines choses sur Symphorine, d'autant qu'il y avait encore Cielette à cette époque (Nuée Céleste). Je suis assez bipolaire sur certains points : par exemple, j'aime bien quand tout ne peut pas forcément être expliqué, pour laisse un peu de "magie" dans les légendes et autres, et en même temps, j'aime que tout soit expliqué et ait une cause précise. Du coup, j'avais sûrement besoin de donner une excuse à Symphorine, en quelque sorte.
Le plus dur c'est effectivement de rester cohérent dans la durée. C'est ce que je trouve le plus dur quand on écrit une histoire quelconque : avoir plein d'idées à rassembler dans un même cadre, mais faire en sorte que ça garde une certaine logique.

J'ai toujours été passionnée par les histoires datant d'avant mon arrivée sur le forum ** Je me dis que j'aurais du me lancer plus tôt pour comprendre toute l'histoire qu'il y a derrière certains personnages que je considère comme légendaire sur ce forum. Tous les chefs déjà, dont je retrouve certaines traces de temps en temps, mais se relire tous les sujets de rps est long, est quand tu ne connais pas les personnes derrière, ça fait bizarre. Comme j'aime la généalogie du forum, c'est très difficile de bien comprendre qui est qui et par rapport à qui. A l'époque où je suis arrivée, Etoile de Pluie était la chef du Clan du Soir, Etoile de l'Aube celle de la Nuit et Etoile des Dunes celle du Clan de l'Aube. Alors avoir des détails de personnes ayant vécu tout ça est très intéressant **
Ecureuil a vraiment eu une vie difficile, et je suppose que ça a en partie joué à cause de l'ambiance sur le forum à cette époque. Rien que quand je suis arrivée, c'était beaucoup moins réglementé, parfois le bazar, et chacun faisait un peu ce qu'il voulait. En tout cas, j'imagine que ça a du être vraiment dur pour toi. Je pense que plus tu es attachée à quelque chose, plus la déception est difficile à accepter, et on peut en venir à détester cette chose. Ca a faillit m'arriver pour ce forum, mais je suis revenue. Des fois, je me dis qu'on peut avoir du mal à faire la différence entre soi et le personnage qu'on incarne. A tel point que quand il se passe quelque chose d'un côté, ça se répercute forcément de l'autre côté. En tout cas, j'espère que ça va mieux pour toi aujourd'hui <3

C'est vrai que si l'on se réfère à la formule "Dieu a créé les Hommes à son image", et que nous sommes capables d'éprouver des sentiments, alors il semble logique que Dieu en est aussi. En y réfléchissant, je ne pense que si Dieu existe, il soit comme nous le décrive les différentes religions, ou ce que j'ai pu en voir. Certains s'étonnent que si Dieu est tout puissant, il ne fasse rien pour nous, ou que s'il est tout puissant, il n'aurait aucun intérêt à nous apporter le malheur. Je ne trouve pas ça vrai, justement. Puisque Dieu aurait tout pouvoir sur l'univers qu'il a créé, pourquoi justement ne ferait-il pas tout et n'importe quoi avec ? Quand on crée une histoire, on a beau voir que nos personnages souffrent, que la vie leur inflige les pires tourments, on intervient pas pour leur rendre la vie plus facile. Parce qu'on sait que c'est nécessaire pour les faire grandir, les faire changer, que ce soit en bien ou mal, leur faire prendre conscience de quelque chose. Et que la mort de certains est inéluctable, et qu'elle revêt un intérêt qu'ils ne sont pas en mesure de comprendre car ils ne sont pas le créateur. Je pense que si Dieu est infini, tout puissant et omniprésent, nous ne pouvons pas le comprendre, même en essayant. Car justement, nous ne sommes rien de tout ça. C'est pour ça qu'une personne dite "normale" ne comprendra pas l'univers d'un "fou" et considèrera que puisque lui ne le comprends pas, alors c'est forcément l'autre qui est en tort. Nous ne pouvons comprendre que ce que nous avons vécu, approché, ressentit. Même en essayant de se mettre à la place des autres, j'ai le sentiment qu'il y aura toujours quelque chose de faux, même si on essaye de faire abstraction de tout ce que l'on croit et connaît.

Une autre question qui revient souvent, c'est "Est-ce Dieu qui a créé les Hommes, ou les Hommes qui ont créé Dieu ?" Je trouve ce genre de sujets fascinant, car c'est réfléchir sur ce qui entoure, ce que l'on croit savoir et connaître, remettre notre monde en question... Comme d'essayer de savoir qui de la science ou de la théologie a la vérité. Je pense que les deux ne sont pas incompatibles, mais pas dans notre société actuelle. Les Hommes de sciences admettent pour certains uniquement ce qu'ils ont pu prouver, là où certains religieux ne peuvent accepter quelque chose en contradiction avec ce que leur enseigne leur religion. Franchement, en y repensant, j'aurais du me trouver des études là-dedans en plus de la psycho **
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