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Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes

 
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Etoile Automnale
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MessagePosté le: Jeu Sep 6 2018, 01:01    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

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MOIS DE SEPTEMBRE 2018    




Il y a ces moments de doute, ces moments de peur, ces moments de lassitude. Où toutes ces choses que nous voyons quotidiennement nous paraissent soudainement plus lourdes, plus fragiles, plus grises. Ces jours où, quand le désespoir nous gagne d’un peu trop près, on entrevoit l’espoir que tout soit bientôt finit. L’espoir de parvenir à lâcher prise sur cette vie qui nous oppresse, et peu importe les conséquences. Ces jours où, innocemment, on se surprend à vouloir être égoïste en oublient la peine des autres, ces choses qui les hante, leur propre désespoir. Ces jours où l’on se dit qu’après tout, ce n’est pas toujours aux autres de dire ce qu’ils pensent, de crier toute leur colère à a face d’un monde qui ne les accepte pas pour ce qu’ils sont. On est tenté, maladroitement, de faire des choses que l’on nous a toujours interdites, ou en lesquelles on n’avait pas confiance. Fuguer, se bourrer la gueule, laisser des marques indélébiles sur nos bras tremblants. Dans ces jours-là, on apprend à sauter en parachute d’un avion trop lourd et trop étroit, et l’on guette le sol comme une nouvelle solution qui résoudrait tout. Beaucoup se demande ce qui est le plus dur lorsque l’on désire gravir la montagne qui nous sert de vie. La montée, avec ses gravillons qui nous déchirent les pieds et cette chaleur ardente qui nous brûle la peau ? Ou la descente, bien plus facile et rapide, avec cette certitude que l’on pourra rentrer chez nous une fois cela finit. Là où on aurait toujours dû être. Je pense qu’il n’y a pas de mauvaises réponses, et que le jugement de chacun lui appartient. Voici cependant ma réponse, partagée par certains, ignorée par d’autres. Tout le monde peut chuter, c’est presque un évènement inexorable dans notre existence si morne et triste que l’on aimerait parfois se tailler les veines juste pour vérifier que notre sang est toujours rouge. Tomber, c’est accepter de lâcher prise, c’est abandonner l’espoir d’un jour meilleur et sombrer dans une boucle morbide où les compliments des autres apparaissent comme les pires blessures. Les gens comme ça, comme moi, ne parviennent pas à admettre l’idée que les autres puissent les aider. On leur demande de s’en sortir seul, d’arrêter de faire autant de chichis pour des douleurs qui n’en sont pas. Un petit ami qui nous quitte, la mort de son animal de compagnie, une mauvaise note en classes… Après tout, n’importe qui peut avoir une mauvaise journée, et les gens normaux n’en font pas tout un plat. Oui, c’est vrai, n’importe qui peut avoir une mauvaise journée. Mais au bout de combien d’années une âme peut-elle supporter d’être constamment en équilibre sur un fil bien trop mince pour de trop grosses chaussures ? La culpabilité est un fléau, car elle nous guette tous, et les plus faibles en deviennent profondément dépendants. Quand l’on vit avec une telle entité depuis aussi longtemps, comment ne pas imaginer qu’elle puisse en réalité être une véritable part de soi, et que la renier serait rejeter au loin ce que nous sommes devenus grâce à elle ? Un monstre oui, mais qui devient parfois noter seule et unique compagnie. Remonter la pente, en revanche, voilà une entreprise bien plus ardue. Accepter que l’on est peut-être malade. Accepter que certaines personnes savent ce que nous traversons, et que notre situation n’est pas unique dans cette infinité de regards qui croisent le nôtre. Accepter encore que le bonheur, bien qu’éphémère, peut être ce qui nous permet de tenir la lame éloignée de notre poignet. Accepter enfin de s’ouvrir aux autres, au lieu de garder nos griefs couchés sur une feuille de papier. Tout le monde finit un jour ou l’autre par voir ses ailes s’étioler, par sentir le sol sous ses pieds. Mais combien, oh oui, combien parviendront-ils à regagner ce ciel qui leur manque tant, et qu’il contemple à la moindre occasion dans un désir presque malsain de s’assurer qu’il n’était pas qu’une illusion, un doux songe nous invitant à une vie meilleure ? Je ne suis pas quelqu’un qui peut se permettre de donner des leçons, puisque je suis incapable de suivre mes propres conseils. Aujourd’hui cependant, j’ai fait un grand pas, et je peux à nouveau voir la lumière se pencher sur mon visage, cette main s’agripper doucement à moi pour me pousser vers l’avant. Ca n’aura pas été facile, et ça semblera banal à de trop nombreuses personnes. Mais quand l’on apprend à vivre constamment avec un étau dans la poitrine, ce genre de petits moments anodins deviennent pour nous les plus grandes victoires. Etre parvenues à adresser la parole au garçon qui nous attire autant. Avoir réussit à franchir la grille d’une école que tout notre corps rejette. Ne pas avoir ajouté un marque de plus à un corps déjà bien trop meurtrit. Il n’y a jamais de petites victoires, ne laissaient jamais personne vous arracher cette certitude. Et même s’il vous arrive de trébucher de retomber au fond du gouffre, n’oubliez pas que des gens tiennent à vous, et donnerez n’importe quoi pour réussir à vous sortir de ce désespoir qui vous engloutit chaque jour un peu plus. Je fais partit de ceux-ci, et pourtant, je ne vous ai jamais rencontré. Car je comprends ces sentiments, je les vis au quotidien, et mon environnement n’est pas le meilleure pour parvenir à être fier de ses réussites.    



J’ai longtemps cru que la réalité qui s’offrait à moi n’avait qu’une seule image, celle que l’on me présentait. Après tout, quel aurait été le sens de remettre en doute les convictions de ceux qui le connaissaient mieux que moi ? Passé un certain âge, on ne peut plus baser ses réactions sur un imaginaire qu’on est le seul à appréhender. On se doit de grandir et de s’adapter au gris terne que prend chaque figure que l’on rencontre, tout en faisant semblant d’y détecter un semblant de couleurs. Toute ma vie, j’ai eu cette étrange impression de porter un masque à chaque heure du jour et de la nuit, afin de répondre aux demandes de ceux qui la dictaient. J’aurais pu m’y habituer, et admettre que le problème venait essentiellement de moi. Je le crois encore, aujourd’hui devenu adulte, mais ma position sur la question n’est plus la même. Car il a su me faire ouvrir les yeux sur ce que notre situation avait de malsaine, et il est parvenu à ajouter quelques petites tâches bariolées dans mon champ de vision. Il a changé ma vie, et celle de beaucoup d’autres, sans même en avoir conscience ni chercher à en tirer profit. Oui, IL est la raison pour laquelle je peux prendre la plume aujourd’hui, pour poser sur le papier les raisons d’un tel drame.

Je pense que personne n’a véritablement compris comment les évènements avaient pu escaler jusqu’à une telle tragédie. Nous avions toujours été si proches, il aurait semblé impensable à quiconque nous connaissant pour imaginer que l’un puisse blesser l’autre. C’est un sentiment plutôt difficile à décrire, mais il me rendait complet. Chaque fibre de mon corps me hurlait de le trouver lorsque je ne le voyais pas dans les parages, comme un besoin vital qui ne pouvait être arrêté par les restrictions que nos proches s’efforcèrent de dresser entre nous. Ils ne comprenaient pas. Ils ne pouvaient pas comprendre. Avec le recul que je peux manifester aujourd’hui, je pense avoir toujours été celui pour lequel le contact physique était le plus important. Pas que j’en manque de la part de mes camarades, non. J’avais toujours été le type de garçon à se faire facilement des amis et à attirer les gens autour de moi, disait-on.

Comme une aura naturelle agissant comme une lumière pour les papillons auxquels ils ressemblaient. Ca ne me déplaisait pas non plus, ce serait mentir, mais leurs présences ne tenaient pas la comparaison avec la sienne. Chaque fois qu’il entrait dans une pièce, je ne voyais que lui, et cette façon si particulière qu’il avait de me sourire, sachant à quel point j’avais besoin de ces petits moments qui n’étaient réservés qu’à nous deux. J’aurais donné n’importe quoi pour qu’il me regarde encore davantage, pour qu’il ne regarde que moi. N’importe quoi.

Je ne saurais pas dire exactement à quel moment, mais la nature de mes sentiments à son égard se sont mis à changer, subtilement. Au départ, ce n’était pas grand-chose : une attention plus poussée lorsque quelqu’un se trouvait trop proche de lui, un besoin plus fréquent de prendre sa main dans la mienne, comme pour m’assurer qu’il était toujours là… Je crois qu’il a toujours eu un instinct plus développé que le mien pour sentir ce genre de choses, pour percevoir mon trouble avant même que je n’en prenne conscience moi-même. Parfois, j’avais même l’impression que je n’avais pas besoin d’ouvrir la bouche pour qu’il sache exactement ce que je voulais. Un regard n’était même pas nécessaire en ces rares moments où il m’apparaissait plus brillant encore. Et pourtant, j’étais le seul à le percevoir de cette manière, tous les autres l’ignoraient comme s’il n’était pas là. Comme s’il ne comptait pas, et que j’étais le seul à mériter toute leur attention. On m’a souvent rappelé que j’avais d’énormes facilités pour tout ce qui touchait au quotidien, quand lui ne semblait présenter aucun don particulier. Comme si, par un terrible coup du sort, tout m’était revenu le jour où nous avions ouvert les yeux, et que nous avions cessé de faire un. Je n’aimais pas cette sensation, elle me plaçait directement comme un voleur ne se souciant pas de son bien être, uniquement focalisé sur mes propres désirs. Mais il n’en était rien, car j’aurais fait n’importe quoi pour qu’il conserve ce sourire qui lui allait si bien. N’importe quoi.

Puis, progressivement, cette jalousie à l’encontre des autres a finit par devenir bien plus sombre encore, bien plus…destructrice. Ils pouvaient agir comme ils le voulaient, personne ne viendrait le leur reprocher. Le comportement qu’ils adoptaient était en accord avec ce que le reste de la société reconnaissait comme bon, et ils en devenaient de parfait petits soldats. A l’inverse, lui qui agissait comme il le souhaitait était méprisé et isolé, ne correspondant pas à l’image qu’un bon fils devait renvoyer. Il aurait pu en souffrir, mais c’était comme si ces remarques ne l’atteignaient pas. Comme s’il ne les entendait pas. Comme si elles ne lui importaient pas. Enfermé dans une cage dont il ne cherchait pas même à sortir, il était ironiquement bien plus libre que moi. Moi qui, partagé entre mes devoirs et mes véritables envies, m’étais égaré dans un raisonnement qui avait perdu toute logique. Cette pensée commença lentement à faire son chemin dans cette vision déjà déformée par l’incertitude, y prenant de plus en plus de place sans que je cherche à la repousser. Jusqu’à envahir tout l’espace disponible sans la moindre honte. Une nouvelle réflexion fit alors son apparition, l’une de celles qui me mènerait à commettre l’irréparable. Ce n’était pas juste. Je devais constamment supporté une pression énorme de par mon rang privilégié, destiné à reprendre le flambeau d’une famille qui me méprisait pour ma faiblesse dès qu’elle pensait que j’avais le dos tourné. Tandis que lui, considéré comme un élément plus que négligeable, pouvait se mouvoir à sa guise au travers d’histoires qui ne le concernaient plus vraiment. Je devins envieux de cette liberté qui m’était refusé, tirant toujours plus sur les chaînes me retenant au sol alors que je le voyais s’éloigner toujours plus loin, ses ailes déployées sans la moindre gêne. A cette époque, j’aurais fait n’importe quoi pour que nos rôles s’inversent, ne serait-ce que quelques instants. N’importe quoi.

Personne n’est parvenu à m’arrêter, encore moins à le sauver. Cette rage qui s’était emparée de moi détruisait tout sur son passage, avec pour unique objectif de le voir disparaître définitivement de ma vie. Personne n’est parvenu à lire dans mon regard, ni à comprendre mes intentions à mon égard. Je me demande parfois si je n’avais pas repris mes anciennes habitudes, et si mon expression ne reflétait pas l’exact opposé de ce que je ressentais réellement. Personne n’a compris, quand ils nous ont découvert, que j’étais celui ayant pris ce couteau taché de sang que je tenais dans ma main. J’étais bien trop parfait et irréprochable pour cela, il était forcément le premier à m’avoir attaqué. Il avait toujours été le problème dans cette famille déformé, après tout. Oui, il était celui qui m’avait poussé à bout, avec ses airs supérieurs et cette capacité à se sortir de toute situation sans le moindre dommage. Il avait mérité son sort, et je ne pouvais qu’être soulagé qu’il ne soit plus là pour me tourmenter. Je n’avais pas à me sentir coupable, je n’avais pas à me couper du reste du monde dans l’espoir d’oublier ce qui était arrivé. Je pouvais compter sur mon entourage, je pouvais tout leur dire. Il ne serait pas juste que je subisse les conséquences de sa folie, il était celui qui avait tout débuté. Après tout, je venais simplement d’assassiner mon frère jumeau.

C’est ce dont j’ai réussit à me persuader pendant de nombreuses années, comme si tout ce que j’avais un jour ressentit à son égard n’était qu’un doux rêve m’empêchant d’affronter une réalité trop dure. Mes parents m’y aidèrent énormément, patients et compréhensifs face à mon état de choc, mais souhaitant que je me rétablisse au plus vite. Je fus suivit pour ce traumatisme que j’avais vécu, et je pense avoir été capable de me libérer de beaucoup de choses. J’allais mieux, enfin, et j’eus même l’espoir de laisser derrière moi cet épisode particulier de mon histoire. Et puis, un beau jour, je me réveillais de nouveau.    




Hey. Long time no see, other me. I was wondering how you were today. Have you cried ? Have you let yourself fall into despair ? Have you broke something else ? I’m not really worried about you, I know you can handle a lot of things. I just want to ask…why now ? After all these weeks, I heard my name again. The desperation in your call. Your fear. Your hate. Your loneliness. Everything is as usual, right ? I know I’m not the best partner, not the most…supportive, at least. But do you anything else ? Anyone else ? Cause I’m tired, you know ? Trying to get the things better, to cheer you up…to make you forget what you feel. It’s a burden, you know, that you can’t take by yourself. That’s why I cam, and I’m a little disapointed. What’s going on ? Did you forget what I said to you last time ? Don’t come back here. You’ll die, or you’ll kill someone. Cause you can’t control it, remember ? All this anger that grow in you heart, all the problem tou cause…I can’t be by your side everytime, even if you can sense my presence. I’m just…like a ghost, you know ? A save point. Something you can use to try a little harder. I feel the pain in your hand, I saw the marks at your arms. Why did you do that again ? I thought we have cross the most difficult, or at least I thought tou were going to climb this moutain again. Like you did once, when she died. Why are so angry about yourself ? Why do you have to keep all for yourself ? Why can’t you just…shoot them up ? They deserve it. She deserve it. She do all she can to make you face hell. Your hell. I tried really hard to help you, and it’s all for nothing. Don’t you trust me ? Can’t you just listen my voice when you’re in the dark ? I care for you a lot, you know ? More than for anybody else. Your like…my soulmate, in a sens. The only thing than keep me for giving up. But if you don’t see the point too…I don’t know what to do. I don’t know what to say. You seem just to far away. Like I can’t reach you. I’m scared, cause I don’t know what you’re up to. I can’t read in your mind like before. I’m blind, and I don’t like this. Please, listen to me just a last time. Nothing is useless, and not the effort you put in everything in your life. They just can’t see it, and that’s why you have to show them. Fight, at least for me. Fight, at least to see the other day. Fight, so you don’t have to depend on anybody. Fight, because she wouldn’t have want that. She loves you, and a lot for sure. So please…put that knife down, and come with me. I’m here, not for long as always, but I won’t fail you. Go rest, as long as you want. Now, it’s time for revenge.   




J'ai parfois cette impression que ce n'est pas uniquement une question de volonté. Il y a certaines choses dont je ne peux pas parler,e t qui restent enfermées dans mon coeur. J'ai même parfois cette impression qu'il y a des choses que je ne peux pas coucher sur le papier. La peur, le désespoir, la souffrance... La partie la plus sombre de mon être, que mêem moi ne doit jamais voir. Ou plutôt, que je ne veux pas voir. Elle s'en nourrit et grossit, testant toujours plus loin mes limites. Sa simple présence est une agonie, et je me sais bien trop impuissante. Combien de fois lui ais-je laissé le contrôle, juste pour un bref instant de répit ? Bien trop pour que je puisse les compter. Mais les marques sont là pour le prouver, de même que la fatigue et la douleur. Les preuves tangibles que je suis en train de m'écrouler sur moi-même. Tout va trop vite et trop loin, et je n'ai même plus la force de suivre le rythme. Je suis bien trop épuisée pour cela, continuellement. Je ne sais même plus de quand date ma dernière vraie nuit de repos. Tout se mélange et se ressemble, et je me laisse couler. C'est plus facile et plus rapide, comme de se retrouver en chute libre. Plus encore, il me sertait bien facile de simplement me laisser aller. Fermer les yeux pour ne jamais les rouvrir? Je ne suis pas une battante, et je ne l'ai jamais été. Je ne suis que cette petite fille ayant bien trop peur des autres pour les appeler à l'aide. Et profondément ravagée par une culpabilité sans nom. On sait quand on perd pied le jour où l'on se satisfait d'une telle situation. Lorsque tout devient morne et gris et qu'on s'y sent comme chez soi. Le monde tourne toujours, mais l'on a arrêté de le suivre. On est trop fatigué pour encore essayer. Et l'on voudrait simplement que tout s'arrête, pour de bon. Quitte à y donner sa petite impulsion. Mais on est bien trop lâche pour d'y résoudre, et les problèmes ne font que s'amonceler encore davantage. Et on continue de se noyer sans oser avertir, par peur de déranger. Car l'on se sent comme un poids mort qu'il vaudrait mieux jeter.  




~ Sometimes, I care more for fictionnal character than for the ones around me ~ 

Un autre moyen de se couper de tout ce qui me fait mal, je suppose. Il me semble que ça fait...déjà un petit moment que mes pensées n'avaient pas dérivées aussi tard le soir. Un moment que la crise avait pas été aussi violente, aussi. Ce n'est pas quelque chose de facile à décrire, ou même à expliquer. Il y a simplement cette douleur sourde qui se répand dans mes veines comme un poison, cette douleur qui me donne l'impression de perdre tout contrôle, cette douleur qui me donne envie de hurler pour que tout le monde la constate. Problème : elle n'est pas réelle. Ou tout du moins, je ne l'interprète pas comme telle. La douleur physique, je commence à bien la connaître, c'est ce qui me calme quand les choses vont trop loin. La douleur psychologique, ou même mentale, elle en revanche...c'est autre chose. De bien plus douloureux et épuisant. Car personne ne voit, personne ne comprend, personne ne croit. C'est comme...de se sentir déchirer de l'intérieur, je suppose. Quelque chose comme ça. L'angoisse est là, partout, tout le temps, nous empêchant de penser à autre chose. On est à peine au début de l'année, et j'aimerais déjà qu'elle soit terminée. Alors les vieilles habitudes reviennent, comme explorer le fandom des séries que j'aime. Jeux vidéos, livres, films...tout y passe, tant que ça m'intéresse. Ce qui me plaît particulièrement, c'est de voir les personnages en position de faiblesse. Malades ou blessés, vulnérables et en danger. Des choses que l'on ne verra pas forcément dans les univers de base. C'est bien à ça que ça sert, de toute façon. Et puis, ça garde aussi l'esprit occupée sur autre chose que ma propre faiblesse. Ma propre douleur. Mes propres larmes. Se détacher de cette "réalité' pour en explorer une autre, plus facile à encaisser. Car l'on peut toujours revenir en arrière, "reset" ce monde fictif pour que tout revienne à sa juste place. Pas ici, pas comme ça. Un évènement ne peut pas être simplement balayé comme s'il n'avait pas exister. Les conséquences sont là, sournoises et cruelles, et n'attendent qu'un faux pas pour nous sauter au visage. Je suis fatiguée d'écrire, fatiguée d'avoir peur constamment. Fatiguée de me crisper au moins mot prononcé un peu trop haut comme s'il m'était directement adressé, comme si j'avais commis la pire faute du monde. Ah, difficile de savoir si cela vient des six années passées aux côtés de cette femme, de mes problèmes qui n'ont fait que se dévoiler chaque fois un peu plus, ou encore de mon caractère propre. Je ne sais pas, je n'ai pas la raison à cela. J'aimerais juste, pour une fois depuis trop longtemps, passer une bonne nuit de sommeil. Pas d'insomnies et me fatigue encore plus, pas de cauchemars qui ne font aucun sens. Juste le sommeil, l'oubli, et le repos dès que j'ouvre les yeux. Je crois que je ferais mieux d'arrêter de chasser des chimères une bonne fois pour toute. Je ne suis pas dans un rêve, et tout ceci est la réalité. Et je ne m'en réveillerais jamais.
 

___________________/_/_/

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MessagePosté le: Jeu Sep 6 2018, 18:41    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

C'est très beau... Une histoire ou une succession de petites "pensées" comme celle-ci...?
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MessagePosté le: Lun Sep 10 2018, 11:12    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Un peu des deux je pense :3 Je travaille sur une nouvelle version de Nunnally, et il n'est donc pas du tout impossible que des textes dessus voient le jour :)
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MessagePosté le: Lun Sep 10 2018, 21:19    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Hooooo **
Tu avives ma curiosité là... Mais quoiqu'il en soit je te souhaite une bonne continuation et un bon courage <3
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MessagePosté le: Sam Sep 15 2018, 10:34    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Merci :') Pour te donner une idée, au lieu de passer d'un monde à l'autre, j'envisage de séparer leurs deux histoires en deux. L'une parlera d'Alex dans Nunnally, l'autre de sa vie dans son monde. Chacune pourra être lue indépendamment, mais elles resteraient complémentaires :3




+1 texte
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MessagePosté le: Dim Sep 16 2018, 23:14    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

+1 texte, entièrement rédigé en anglais, donc il se peut très fortement qu'il y ait de nombreuses fautes de grammaire, principalement
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MessagePosté le: Lun Sep 17 2018, 18:25    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Très beau ce texte que tu as ajouté :) Serais-ce le nouveau départ de Nunnally...?
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MessagePosté le: Lun Sep 17 2018, 18:42    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Pour le texte du 15/09, tu as bien deviné :p Je suis incorrigible, c'est une façon de commencer dont je n'arrive pas à me détacher x)
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MessagePosté le: Lun Sep 17 2018, 20:41    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Aha, ta petite signature <3
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MessagePosté le: Ven Sep 21 2018, 15:08    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes Répondre en citant

Si l'on veut ^^


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Sixième Personnage: Rapace Ephémère |C| &gt; Mort en mars
Septième Personnage: Grison - Lierre - Rem |E|
Points de RP: 4 880
Autre(s): Première inscription le 26/09/12 + Activité plus faible sur l'année scolaire en cours

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___________________/_/_/

~ J'aurais fait n'importe quoi pour qu'il conserver ce sourire qui lui allait si bien. N'importe quoi ~
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MessagePosté le: Aujourd’hui à 04:56    Sujet du message: Dis-moi quelle est la vérité qui se cache derrière ces larmes

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