LA GUERRE DES CLANS : Le Forum des Passionnés Forum Index
LA GUERRE DES CLANS : Le Forum des Passionnés Forum IndexFAQSearchRegisterLog in

Nos Partenaires
 
 

TopSites : Cliquez pour voter !
 
top site velusia
 
Le Quatorzième Joueur

 
Post new topic   Reply to topic    LA GUERRE DES CLANS : Le Forum des Passionnés Forum Index -> Ma Guerre des Clans -> Histoires
Previous topic :: Next topic  
Author Message
Spectre Nocturne
Lieutenant du Clan du Crépuscule

Offline

Joined: 27 Dec 2017
Posts: 6,949
Personnage Principal: Spectre Nocturne
Deuxième Personnage: Fable Mensongère
Troisième Personnage: Astéroïde Filant
Quatrième Personnage: Griffe Agile
Cinquième Personnage: Esprit des Sables
Sixième Personnage: Cendres d'un Echo
Septième Personnage: Nuage d'un Ouragan
Huitième Personnage: Nuage des Ruines
Neuvième Personnage: Nuage du Mensonge
Dixième Personnage: Sylphide Ethérée
Personnage Exceptionnel: Danse des Coquelicots
Points de RP: 7,522
Autre(s): Première inscription le 26/09/12

PostPosted: Wed Jan 3 2018, 01:06    Post subject: Le Quatorzième Joueur Reply with quote

PublicitéSupprimer les publicités ?
Le Quatorzième Joueur
           
The song : https://www.youtube.com/watch?v=PJ4enUXQo4Q
           








- Le Premier dit le Maître du jeu


- Le Second dit le Voyageur


- Le Troisième dit le Compte


- Le Quatrième dit le Collectionneur


- Le Cinquième dit le Guide


- Le Sixième dit l'Oublié


- Le Septième dit le Guetteur


- Le Huitième dit le Rêveur


- Le Neuvième dit le Juge


- Le Dixième dit le Gardien


- Le Onzième dit l'Héritier


- Le Douzième dit le Protecteur


- Le Treizième dit le Professeur


- Le Quatorzième dit le Musicien






- Neah


- Lizzy




***
 


- Dis-moi, jusqu’où serais-tu prêt à aller pour ramener ceux que tu as perdus à la vie ?           
           
La question était purement rhétorique, mais il la posait tout de même. Il gardait l’espoir qu’un jour, quelqu’un finirait par lui donner une réponse différente, et un minimum digne d’intérêt. Mais visiblement, l’être qu’il avait devant les yeux était comme tous les autres. Ennuyant.           
           
- J’irais jusqu’à donner ma vie pour vie ! C’est injuste ! Elle n’avait pas à mourir ainsi !           
           
Désespérément banal. Ce petit jeu ne l’amusait plus. Il n’y avait sur cette terre que des imbéciles prêts à balancer leur avenir et leurs rêves dans le néant juste pour revoir un visage familier. Sans même se douter que la requête qu’il acceptait ne leur rendrait qu’une poupée vide de réel souvenir. On ne pouvait pas ramener les gens à la vie. C’était un fait que nul ne pourrait changer.           
           
- Accepterais-tu alors de passer un contrat avec moi ? Je la ramène pour toi, et l’avenir qui t’attends sera entièrement entre mes mains. Et si tu cherches à t’opposer, tu mourras à ton tour.           
           
Il forçait sa voix à prendre des tons joyeux, légers, pour que celui en face accepte. Mais il n’y prenait plus aucun plaisir. Manipuler la vie des gens n’était plus amusant. Car ils répondaient tous de la même façon, et finissaient par mourir comme des idiots.           
           
- N’importe quoi, tant que je peux la serrer dans mes bras !           
           
Tss, encore un plein de rêves et d’énergie. Un de ceux qui pensaient avoir un pouvoir supérieur à celui de la mort elle-même. Un de ces rats incapables d’agir pour eux-mêmes. Et cela arriva une nouvelle fois. Il observa avec indifférence ses mains couvertes de sang, comme s’il n’y avait rien de particulier à remarquer. Tout autour, un attroupement commençait à se former. Certains criaient, d’autres le pointaient du doigt. Un homme de loi cherchant même à lui donner un coup avec son arme. Mais ce dernier passa complètement au travers de son corps. Inutile.           
           
- Mais comment… ?           
           
Et il s’en retourna d’où il venait, sans plus de réaction. Vide. Il se sentait incroyablement vide. Sans plus aucun objectif concret pour lui permettre de trouver un sens à toute cette comédie. C’était sans intérêt. Et alors qu’il marchait dans les rues étroites, éclairées par la seule lumière de la lune déclinante, l’autre fit son apparition. Les bras croisés, prenant son temps pour l’observer. Il ne lui lança qu’un regard neutre en réponse.           
           
- Décidément, tu ne fais pas du travail ces derniers temps. On a perdu sa motivation, Compte ? Si ça t’intéresse, je connais un moyen pour que tu ne perdes pas ton temps à massacrer ceux qui t’entourent.           
           
Un soupir sarcastique sortit de sa bouche à l’entente de ces paroles. Un moyen de dissiper l’ennui ? Cela faisait des siècles qu’il en cherchait un. A force, il aurait bien fini par trouver.           
           
- Ne sois pas si défaitiste, veux-tu ? Un invité très spécial s’apprêt à rejoindre la partie. Le quatorzième joueur de cette lutte à mort, qu’on n’avait plus revu depuis trois ou quatre cents ans. Ne me fais pas croire que ça ne te dit rien ?           
           
Le quatorzième ? De retour ? C’était impossible !           
           
- Il est mort depuis longtemps. Comment pourrait-il être à nouveau là ?           
           
Content de son effet l’autre s’approcha un peu plus, un sourire collé sur son visage sombre. Et bien, peut-être que les choses n’étaient pas aussi simples qu’on aurait pu le croire au premier abord ? Il en avait assez de voir ses pions errer sans but sur un échiquier pourtant bien vaste et fournit. Alors, un petit tour de passe-passe de-ci de-là, ça ne pouvait pas faire de mal.           
           
- Le quatorzième a toujours été un peu différent de vous autres, non ? Et un peu plus comme moi. Dès lors que l’on a comprit ça, pas très difficile de défier la mort elle-même.           
           
Un silence tendu s’étendit alors entre les deux êtres, mais uniquement inconfortable pour le premier. L’autre prenait un malin plaisir à savourer sa petite confession.           
           
- Dans une vingtaine d’années, il se présentera à nous comme il l’a toujours fait. Et alors, peut-être que tu comprendras. Ah, juste un petit avertissement : les douze autres ont également été mis au courant. Tu es le dernier. Si j’étais toi, je me mettrais rapidement en chasse. Tu ne voudrais pas laisser échapper ta chance, cette fois-ci ?           
           
Avant même que son interlocuteur n’ait pu le remarquer, il avait disparu. Laissant dans son sillage quelques papillons dorés, qui ne tardèrent pas à s’effacer dans l’air. L’autre ne bougea pas pendant ce qui parut des heures, avant de finalement esquisser un mouvement. Son visage se tourna vers le ciel, et un rictus mauvais fit son apparition sur celui-ci. Alors comme ça, il était de retour ? Voilà qui redonnait enfin un peu de saveur à ce jeu mortifère. Quatorze joueurs, et une éternité pour gagner. A cet instant, le Compte sentit son cœur s’alléger, et l’on entendit plus parler de lui durant les années qui suivirent.           



L’enfant jouait tranquillement avec le couteau qu’il avait en main, le retournant depuis maintenant près de deux heures. Il y avait peu de passants ici, et la majorité d’entre eux l’évitaient, dérangés par sa bizarrerie. Habituellement, on ne souriait pas de la sorte en tenant une arme dans sa main. Pourtant, cela faisait déjà plusieurs minutes que trois hommes l’observaient depuis l’autre côté de la rue, à moitié cachés dans l’ombre. On ne percevait que quelques chuchotements, mais il était assez facilement question de le vendre à un quelconque cirque. Finalement, le plus petits des trois s’approcha de lui, avant de poser sa main sur son épaule.        
        
- Dis-moi petit, tu es tout seul ici ?        
        
L’enfant l’ignora pendant quelques secondes, avant de lever ses yeux violets vers lui. Il n’avait pas vraiment l’air de comprendre la situation dans laquelle il se trouvait.        
        
- Non M’sieur, j’attends Neah !        
        
Un sourire mauvais apparut sur le visage de l’homme, tandis qu’il raffermissait sa prise sur l’enfant.        
        
- Vraiment ? Que dirais-tu d’aller faire un petit tour avec nous, on te montrera quelque chose d’amusant.        
        
Un petit sourire innocent apparut sur le visage de l’enfant avant qu’il ne ferme les yeux et ne lance son couteau dans les airs. Surpris, l’autre esquissa un rapide mouvement pour que l’arme ne le touche pas.        
        
- Qu’est-ce que… ?        
        
- Désolé M’sieur, mais ça ne m’intéresse pas, lâcha l’enfant avec un ton tout de suite moins enfantin.        
        
Avant que son interlocuteur n’ait pu faire un geste pour l’attraper, un coup de pied le fit immédiatement reculer. Apeurés, les deux autres portèrent leur regard sur l’homme qui venait d’intervenir, et la couleur disparut de leur visage en un instant.        
        
- Neah ! s’exclama l’enfant avec joie en tapant joyeusement dans ses mains. Tu en as mis du temps !        
        
Le concerné se retourna à moitié pour pouvoir observer l’enfant qui se tenait encore assis sur mon muret, avant de pousser un léger soupir. S’il ne pouvait même pas le laisser seul quelques heures…        
        
- La prochaine fois, ne me demandez pas de la retrouver à l’autre bout de la ville !        
        
Jetant un coup d’œil derrière Neah, l’enfant sourit davantage. Une jeune fille à l’air bougon se tenait là, les mains crispées sur la robe qu’elle portait. Elle qui avait espéré que cette fois-ci, elle parviendrait à s’échapper, était profondément vexée que l’homme l’ait retrouvé. Et visiblement, c’était surtout sur ordre du gamin.        
        
- Si je ne l’avais pas fait, elle aurait totalement disparue. Ca n’aurait pas été drôle.        
        
Poussant un nouveau soupir, l’homme reporta son attention sur les trois autres qui cherchaient à s’enfuir le plus discrètement possible. Ils semblaient avoir comprit où se trouvait leur intérêt.        
        
- Qu’est-ce qu’on fait d’eux ?        
        
- Je pense qu’ils ne poseront plus de problèmes. Cependant…        
        
Tendant légèrement la main sur le côté, il attrapa le couteau qui avait finit par retomber, avant de se redresser d’un rapide mouvement. Il laissa une estafilade, peu profonde mais bien visible, sur la joue de chacun des hommes. Puis il revint tranquillement auprès des deux autres.        
        
- Juste au cas où, rit-il doucement.        
        
Il ne leur en fallu pas plus pour prendre leurs jambes à leur cou, laissant les trois comparses seuls dans une rue s’étant vidée avec l’incident. Se rasseyant sur le muret, l’enfant fit face à la jeune fille, qui n’avait pas perdu son air renfrogné.        
        
- Tu ne peux pas gagner Lizzy, fais-toi une raison. Neah et le chasseur le plus efficace que je connaisse.        
        
- Et alors ? Je n’ai aucune envie de rester avec vous !        
        
Elle avait prit une posture un peu plus défensive, comme un chat sauvage qui ne voudrait pas qu’on l’attrape. Neah se mit à hauteur de l’enfant, prêt à parer à tout dérapage de la jeune fille.        
        
- Tu appartiens au Maître, que ça te plaise ou non. Crois-moi, si je le pouvais, je le laisserais également en plan.        
        
L’enfant prit une mine blessée, avant de baisser la tête de dépit. Il savait bien ce que pensait les deux autres, mais tout de même. L’entendre une fois de plus avait de quoi le démoraliser un peu plus. Les deux autres continuèrent de se disputer pendant encore quelques minutes, sans paraître se soucier de l’humeur de l’enfant.        
        
- Vous avez tout de même l’air d’oublier que je suis plus vieux que vous, lâcha t-il soudainement d’une voix aussi joyeuse qu’à son accoutumée, mais où perçait une note d’agacement.        
        
Les deux autres cessèrent leurs enfantillages pour pouvoir mieux observer l’enfant qui les accompagnait. Cheveux blancs, yeux violets, il dénotait de manière assez significative avec l’homme aux longs cheveux rouges sombres et la jeune fille aux cheveux bruns. C’est alors qu’ils remarquèrent tous deux une nouvelle lueur dans son regard. La solitude.        
        
- Le jour où vous vous déciderez à nous raconter votre histoire, soupira Neah en se grattant légèrement la tête.        
        
- C’est vrai Léo. Si je ne te connaissais pas, j’aurais beaucoup de mal à y croire.        
        
Cela faisait déjà…un an, deux peut-être, que les trois énergumènes voyageaient ensemble. Et pourtant, le plus énigmatique du groupe restait celui qu’ils avaient décidé de servir jusqu’à ce qu’il arrive au bout de sa quête. Et plus le temps passait, plus la mélancolie qui habitait cet être se faisait grandissante. Leur plus grande crainte était qu’il ne soit un jour plus en mesure de supporter cette tristesse et ne finisse par disparaître.        
        
- Moins l’on en sait sur les gens comme moi, et plus longtemps on reste en vie, répondit-il en levant distraitement sa main gauche vers le ciel.        
        
Cela faisait près de cinq cent ans qu’il se répétait cette phrase comme une litanie, après tout.        



Le menton reposant entre ses mains, l’homme fixait le mur face à lui, pensif. Les recherches n’avaient rien données, et il commençait véritablement à perdre patience. Un être comme la Quatorzième, ce n’était pourtant pas compliqué à repérer. Peu importe la forme qu’il avait pu revêtir, il y avait des caractéristiques que l’on ne pouvait pas manquer. Et celles du Musicien étaient véritablement particulières. Bien différentes des siennes.

- Ne crois pas te cacher encore longtemps,
lâcha t-il à mi-voix. J’ai encore des comptes à régler avec toi.

Peu après, on toqua à la porte de sa chambre avec insistance. Un nouveau chercheur sans doute, avec il l’espérait de bonnes nouvelles. Il n’allait pas courir indéfiniment contre un fantôme. Ca faisait déjà dix ans.

- Entrez.


A sa grande surprise, ce fut une femme qui pénétra dans la pièce, vêtu d’une longue robe d’un bleu très pâle. Son visage était inexpressif, comme à son accoutumée, et sa vue eut le don d’irriter l’homme. Qu’est-ce qu’elle venait faire là ? Si c’était pour le narguer, elle s’en mordrait les doigts.

- Si tu n’as rien d’intéressant à me dire, tu ferais mieux de déguerpir. Je n’accepte pas les chats de gouttière chez moi.


La femme s’avança davantage, soutenant le regard brûlant de l’autre sans tressaillir. Il ne lui ferait pas peur de la sorte, et il le savait parfaitement. Elle resterait aussi longtemps qu’elle le désirerait, quitte à lui mettre les nerfs en boule.

- Allons, c’est comme ça que tu traites une vieille amie ? Ce n’est pas très poli Argon, alors que je suis certaine de pouvoir t’intéresser.


- A moins que tu n’ais des informations sur le Musicien, j’en doute fort Cheshire.


Un rire léger s’échappa de la bouche de cette dernière, avant qu’elle ne s’asseye à l’autre bout du lit sur lequel se trouvait son interlocuteur. Toujours sympathique de le titiller là où c’était le plus évident.

- Cela fait plusieurs centaines d’années que nous ne nous sommes pas réunis tous les douze, tu ne veux vraiment pas de nouvelles de nos compagnons ? Ca pourrait s’avérer dommageable pour la suite du jeu, Héritier.


- Ne me fais pas croire que tu ad