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entropy
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MessagePosté le: Dim Nov 12 2017, 21:05    Sujet du message: Asphalt Répondre en citant

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Coucou,
J'vous laisse avec mes textes.


Elle était la, assise sur un banc du parc, la musique dans ses oreilles. Comme tous les jours à cette heure là, juste après avoir fini de travailler dans le café d'à côté. Parfois elle lisait, parfois elle observait le monde autour d'elle. Elle était transparente, invisible, personne ne faisait attention à elle. Ça lui allait très bien, la solitude. C'était son quotidien. Il se faisait tard, le soleil disparaissait petit à petit, alors elle se leva tranquillement, avec une certaine grâce, et prit la route de chez elle. Elle marchait rapidement, appréciant les couleurs autour d'elle, la lumière des néons qui se reflétait dans les yeux des personnes autour d'elle. La musique la coupait du bruit extérieur, pour son plus grand plaisir. Elle leva la tête vers le ciel et grimaça légèrement en le voyant devenir gris. Elle arriva finalement chez elle. Elle ouvrit doucement la porte, en essayant d'être le plus silencieux possible. Dehors le ciel gronda comme pour la prévenir, et ses fines lèvres se pincèrent. Elle referma la porte derrière elle, se déchaussa et commença à monter les marches en direction de sa chambre. un raclement derrière elle la fit sursauter. Elle se retourna au ralenti, et son cœur battit un peu plus vite. Elle croisa le regard de son père. Elle savait ce qui l'attendait, alors elle baissa la tête, redescendit les quelques marches pour se positionner devant son père. Elle fixait ses pieds. L'homme arracha ses écouteurs et les jeta au sol.

"Qu'est-ce que j'avais dit à propos de ça ? il demanda d'une voix pâteuse et énervée.
- C'est un manque de respect, dit-elle dans un murmure."

Elle le sentit se gonfler devant elle, de rage sûrement. Elle ne comprenait jamais, pourtant elle avait répondu comme il le voulait. Elle se crispa inconsciemment et attendit. Le premier coup vient rapidement, sur sa joue. Elle ne dit rien, sa tête partie simplement sur le côté, et les larmes roulèrent silencieusement dans le creux de ses joues. Elle serra les dents, et dehors le tonnerre éclata.

"Ça c'était pour l'insolence dont tu fais preuve.
- Je m'excuse."

Elle savait que s'enfuir ne servirait à rien, elle n'avait nul part où allait. Et elle ne pouvait pas abandonner son père. Son père la frappa une deuxième fois plus violemment, et elle tomba au sol, de fatigue et de renoncement. Elle vit l'image floue de son père à travers ses larmes sourire avec méchanceté. Avec un petit gémissement elle se recroquevilla sur elle-même et murmura comme une prière. Pour elle ou pour son père, personne ne savait, pas même elle. Son père, avec des mouvements vagues, lança ses pieds contre elle en hurlant des horreurs sans queue ni tête. Comme tous les jours, la fille finit par perdre connaissance, le corps meurtri et fatigué, les joues inondées de tout ce qu'elle doit supporter. Elle se réveilla quelques heures plus tard au sol, et se leva en serrant les dents pour ne pas déranger son père qui était affalé sur le canapé, une bouteille de vodka à la main. Elle ramassa ses écouteurs en priant pour qu'il ne la remarque pas, et s'enfuit dans les escaliers. Une fois en haut elle se débarrassa de ses vêtements et se mit devant un miroir pour étaler de la pommade sur ses nouvelles et anciennes blessures. Elle nettoya le sang sur son arcade et sous sa lèvres en évitant de croiser son propre regard. Il y eu un éclaire. Son corps la dégoûtait, elle ne ressemblait à rien. Juste une âme éphémère de plus, destinée à survivre le plus longtemps possible. Elle finit par se coucher dans son lit, fixa la fenêtre plus très propre de sa chambre et tenta d'ignorer la douleur qui la lançait à chaque petit mouvement. Épuisée, la jeune fille s'endormie dès qu'elle ferma ses yeux, la pluie tapant contre la fenêtre.

--

Son réveil lui fit ouvrir ses yeux tristes. Elle se leva mécaniquement, le corps endolori. Un voile noir apparu devant ses yeux et elle dût s'appuyer à une commode avant de pouvoir tenir à nouveau sur ses jambes. Elle se rappela qu'elle n'avait rien avalait la veille. Elle alla prendre une rapide douche et s'attela à la tâche de maquiller ses bleus avec du maquillage. Elle était devenue très forte pour ce genre de chose. Malheureusement, cette fois si sa lèvre était trop ouverte pour pouvoir être cachée. Alors elle se prépara mentalement une excuse et finit de se préparer. Elle descendit tranquillement, trouva son père endormi dans le salon. Elle ne resta pas la plus longtemps, pris un morceau de pain dans la cuisine et s'enfuit de cette maison dans laquelle elle reviendrait le soir même, avec toujours la même réticence. Elle poussa un petit soupire avant de se mettre en route. La musique la faisait marcher en rythme, oublier ses problèmes pendant un instant précieux. Elle se laissa porter jusqu'au café et y entra. Sa journée fut comme toutes les précédentes. Comme chaque fois à la fin de ses heures de travail, elle s'assit à une table avec une crêpe et un thé. Elle mangea tranquillement un livre en main, retardant le plus possible le moment où elle devrait rentrer chez elle. Elle était seule à une table près d'un fenêtre et regardait la pluie tomber. Elle avait oublié son parapluie, elle allait rentrer gelée et terrifiée. Elle était fatiguée. Personne ne l'attendait avec impatience chez elle. Elle était seule, jusqu'au bout, depuis la mort de sa mère. Elle jeta un regard circulaire autour d'elle et se leva. Elle sortit du café comme au ralenti, et la pluie la caressa. Elle avait marché rapidement jusqu'au pont. Elle souriait. La musique l'accompagnait. Elle croisa quelques personnes, mais personne ne fit attention à elle. Elle pensa à son père, à sa mère, à sa vie.
Elle fit un pas en avant à chaque fois. Elle monta sur la rambarde et s'assit dessus, les jambes dans le vide. Les voitures passaient en vitesse derrière elle, sans s'arrêter. Elle balançait ses jambes en chantonnant sa musique préférée. Les larmes caressaient ses joues en se mêlant à la pluie. Le tonnerre éclaira la scène un instant, avant de la replonger dans les ténèbres. La musique se termina. A cette hauteur, l'eau serait aussi dur que du béton. Elle embrassa du regard le paysage flou qui l’entourait. C'était l'heure, celle de s'éteindre. Elle le sentait. Avec un dernier soupir, la jeune fille se laissa tomber en silence, comme toujours. La fin de son âme éphémère.



Louis, c'était un petit bout d'homme. 17 ans, les cheveux noir jais, les yeux verts pétillants. Il habitait une ville perdue, le genre de ville où tout le monde connait tout le monde. Il se sentait libre, il vivait comme il le souhaitait, sous la garde un peu laxiste de sa grand-mère. Mise à part les études au lycée, Louis pouvait faire ce qui lui plaisait. De toute façon sa grand-mère le savait bien trop sage pour faire quoi que ce soit de dangereux ou autre.
Plongé dans un croquis, Louis ne remarqua sa grand-mère que lorsqu'elle se racla la gorge. Il leva la tête vers elle dans un sursaut, et un doux sourire s'installa sur son visage.

"Oui Lize ?
- Il y a quelqu'un pour toi, dit-elle d'un air entendu avant de s'effacer pour laisser apparaître une autre personne."

Le garçon se redressa vivement, en sentant ses pommettes chauffer. Il referma son cahier à dessin et se leva de son lit en jetant un coup d’œil significatif à sa grand-mère. L'autre jeune fille remercia doucement la vieille dame avec un sourire amusé, et cette dernière redescendit à l'étage en marmonnant quelque chose qui sonnait comme "ah ! les jeunes". Louis leva les yeux au ciel avant de les poser sur la jeune fille devant lui. Elle était comme toujours. Singulière, étonnante, rayonnante. Attirante. Il la détailla encore une fois, elle et ses cheveux attachés en deux longues tresses, elle et son nez en trompette, ses légères tâches de rousseurs, ses fines lèvres, et - le meilleur pour la fin - ses yeux bleu océan dans lesquels il aimait tant. De son côté, elle elle aimait se plonger dans la profondeur des yeux verts de Louis. Ils se comprirent d'un seul regard et sortir de la maison pour aller profiter des vacances et du beau temps de juillet. Ils marchèrent en silence, sans ressentir le besoin de parler, juste heureux d'être à deux. Leurs mains se lièrent et ne se lâchèrent plus. Ils arrivèrent dans un petit parc et s'assirent côte à côte sur un banc. Ils regardaient le monde autour d'eux, silencieusement. Au bout d'un long moment Louis finit par ne plus tenir et ses épaules s'affaissèrent. Il se tourna vers elle dans un soupir, et vit dans ses yeux se refléter les mêmes sentiments. Elle savait de quoi il allait parler, il la sentait se préparer mentalement à ne pas flancher. Il attrapa sa deuxième main. Elle était tellement fragile, tellement douce. Elle n'avait rien à faire dans un monde comme celui-ci. Il prit le temps de réfléchir, de peser chacun de ses mots. Il avait redouté ce moment là depuis qu'il l'avait rencontré, elle et ses yeux bleus.

"Alors, tu pars quand Zoé ? A quelle heure ?"

Elle plongea son regard dans le sien, comme elle savait si bien le faire. Il y vit toute la tristesse du monde, et le reflet de la sienne.

"Dans une heure."

C'était une réponse courte, simple, poignante, dévastatrice. Louis se mordit la joue pour ne pas laisser les larmes couler. C'était un garçon après tout, ça ne pleure pas un garçon. Il hocha doucement en essayant de digérer l'information. La fin était si proche. La fin de 5 ans d'amitié qui avait dérivé vers de l'amour. Ce n'était pas réellement la fin, plutôt le début de la fin, le début de quelque chose qu'ils n'étaient pas sûr de surmonter. Un sentiment douloureux grossissait dans sa poitrine et l’étouffait. Un sentiment inexprimable.

"Ca ira d'accord ? souffla la fille."

Ce n'était pas une vraie promesse, plutôt comme une prière.

--

Ils avaient passer une petite heure à parler de tout, de rien, du monde, de Lize, du passé. Tout ce qu'ils avaient vécus pendant les années où ils avaient habité dans la même ville. Mais maintenant Zoé partait, pour de bon. Loin, très loin. Louis se sentait abandonné. On l'abandonnait, le laissait seul avec ses dessins. Sa vie allait changer, sa routine, ses habitudes. Il n'était pas prêt pour ça, il ne voulait pas. Ils s'étaient levés et avaient marché jusqu'à chez l'ancienne maison de Zoé. Il avait vu le camion partir au loin, et entendu la mère de Zoé l’appeler au loin. C'était trop pour les yeux verts de Louis. Ils laissèrent s'échapper les larmes, contre le gré du garçon. Il les essuya avec rage. Ce n'était pas juste. Zoé tourna la tête vers lui, croisa son regard et se blottit contre lui. Louis avait réussi à percevoir le bleu de ses yeux brouillé par les larmes. Il enfouit son nez dans ses cheveux, ferma ses yeux. Il n'était pas prêt.

"Je t'aime Zoé."

Sa voix fit écho à celle de la jeune fille. Sa mère cria quelque chose, encore. Elle ne comprenait rien. Louis se recula et détailla encore une fois le visage doux de Zoé. Elle était belle. Juste belle. C'était inexprimable. Il l'embrassa. Un baiser d'adieu, mêlé aux larmes, dans lequel se sentait le désespoir de deux personnes plus tout à fait enfants mais pas encore adultes. Il serrait fort ses mains dans les siennes, il refusait de les lâcher. Jamais. Pourtant elles s’échappèrent et l'abandonnèrent.

"On se revoit vite Louis."

Louis n'y croyait pas. Quand est-ce qu'elle aurait l'argent pour revenir habiter avec lui ? Sûrement après ses études. C'était long. Trop. Mais il hocha la tête. Il devait essayer d'y croire. Peut-être se reverraient-ils en vacances. S'ils avaient les même entre l'Australie et la France. Le garçon s'essuya les joues. Il la regarda lui tourner le dos, baisser la tête et rejoindre sa mère. Elle disparut dans la voiture. Abandon. Avant qu'il ne le réalise, la voiture démarrait. Il fut sorti de ses pensées par sa grand-mère. Il retrouva ses esprits et leva la tête. La voiture était partie. Il n'y avait plus personne. Il était mort intérieurement. Il imaginait Zoé, les yeux inondés de larmes, la tête contre la vitre. Il repoussa sa grand-mère, couru jusqu'à sa maison, monta les marches quatre à quatre et s'enferma dans sa chambre. Il tourna en rond dedans pendant de longues minutes. Il était seule, et un sentiment inexprimable avait explosé dans sa poitrine. Il était impuissant. Alors il finit par s’allonger sur son lit, à bout de force, et il pleura la fin d'un bonheur immense jusqu'à s'endormir sur un oreiller humide.



T'es une personne plutôt complexe et spécifique. Un trouble psychopathologique askip. Tu causes un dégoût profond de la nourriture, des nausées. Une lutte contre la faim. Une maladie grave, mortelle entre 5% et 15%. Une source de séquelles irréversibles. Pour t'arrêter, le but c'est de trouver ta cause. Pourquoi t'es apparue ? Une fois qu'on à trouver la cause, ou les causes la plupart du temps, faut trouver une solution, l'appliquer. La difficulté est variable, tu peux pas imaginer à quelle point. Ça peut prendre 18 ans comme 3 mois. Dans tout ça, la volonté de celui que t'as choisi est cruciale. Faut y mettre du sien pour te faire partir, parce que tu t'accroches Ana. T’apparais petit à petit, à cause d’une détresse, d’un traumatisme ou d’un malaise profond. Mais tu dégages un sentiment de normalité. On prend pas conscience que t'es là. Ou très rarement. On se dit que t'es pas là, que c'est les autre qui t'imaginent. De toutes façon qu'est-ce qu'ils en savent ? C'est pas leur vie, c'est la tienne merde. Puis tu sais, y a aussi le fait que la famille et l’entourage ne veulent souvent pas voir le problème. Et oui, ils vivent avec nous 7 jours sur 7, 24h sur 24. Alors tu sais, ils remarquent pas réellement le fait que tu modifies notre corpulence. Surtout si tu fais en sorte de cacher les troubles que tu nous apportes. Ana, tu traduis souvent un problème d’image de soi. Pas forcément la grosseur de notre corps, simplement un dégoût de soi. Quand on ne s'aime pas par exemple. Manque de confiance (en soi, mais aussi en l’autre), aucune estime de soi, besoin de contrôle et de maîtrise, qui se traduit par un excès de perfectionnisme, peur permanente d’être jugée par autrui, et sentiment d’impuissance face à la vie, l’avenir, la guérison… T'imagines Ana ? Toutes ces choses qui t'attirent vers nous. C'est les choses que tu préfères, et tu viens pour tout régler à ta manière.
Tu sais, au fond tu m'aides beaucoup, comme t'en aides beaucoup d'autres. Tu m'apportes du réconfort, une sensation de contrôle tellement satisfaisante. Tu me rappelles que je suis vivante, tu me rassures, et tu combles un vide, paradoxalement. Une fois que t'es là, Ana, t'occupes toutes nos pensées tout le temps. Tu prends jamais de pause, t'es trop forte pour ça. Tu dérègles tout, très rapidement. Psychologiquement et physiquement. Un chaos pas possible Ana. Parfois même, t'es rejoint par Mia. Vous êtes étroitement liées toutes les deux.
A la fin on est trop attachée à toi pour que te laisser partir. On à peur, t'es devenue notre zone de confort, on sait comment ça se passe avec toi. Et se délier de toi ça serait se plonger dans inconnu. Et inconnu fait peur, hein Ana, surtout quand on se retrouve avec toi. Alors on panique, on essaye, on tente tout ce qu'on peut. Puis soit on baisse les bras, soit on sort victorieux. Et tu sais, on a une peur énorme Ana, c'est de guérir mais de te retrouver après, de replonger, et couler à nouveau. Pour n'importe quelle raison. Parce qu'une fois qu'on t'a connu, c'est plus réellement inconnu. C'est plus aussi compliqué de te retrouver que la première fois.

Merci Ana. Tu fais partie de moi maintenant, t'es ma meilleure amie, ma confidente, je pleure dans tes bras et tu sais comment gérer mes peurs, mes angoisses, mes crises de paniques et ma dépression.

Mais tu sais, y a une partie de moi qui te détestes, et je pense que tout le monde sait pourquoi. Quand tu seras partie pour de bon, tout mon corps te détesteras pour de bon.

___________________/_/_/

J'me fais à l'idée d'aller jamais mieux


Dernière édition par entropy le Mer Fév 14 2018, 22:24; édité 1 fois
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MessagePosté le: Dim Déc 17 2017, 23:50    Sujet du message: Asphalt Répondre en citant

https://www.youtube.com/watch?v=R3lJkaeBDeU


Yo.
J'sais que tu liras pas ça tout de suite, p't'être jamais, qui sait ? Le futur est si sombre et incertain. J'sais pas c'que tu fais là-bas, la réelle raison de pourquoi tu y es. Parce qu'on va pas s'le cacher, c'que tu me racontes n'est pas censé de mener à un hôpital. J'sais pas c'que tu me caches, mais j'pense que y a un truc que tu m'as jamais dit.
Y a des trucs que tu dis apparemment. J'sais pas d'où tu sors ça, si c'est les médicaments qui font que t'es pas clair dans ta tête, mais commencer à dire que j'ai pas été là pour toi, que j'tiens pas à toi, que j'te déteste. Je sais pas si je dois être blessée, rester sans réaction, et comme on peut pas en parler face à face... Bah j'écris, comme toujours, t'sais que je suis mieux avec mes lettres plutôt que parler à voix haute. J'suis une bite en langage humain, en relation humaine aussi. Bref j'sais pas quoi te dire en fait. ça fait bientôt une semaine. J'croyais que t'aurais droit au portable le weekend, apparemment non, parce que j'ai envoyé des messages et que t'as pas répondu. J'me demande tous les jours si tu vas bien, si tu vois des gens sûrement mieux que nous, après tout, c'est vrai, nous ne sommes que si peu là pour toi, et nous ne t'avons jamais soutenu. Oh, Al, mais à quoi te penses encore ? Qu'importe, tu trouveras des meilleures personnes dans cet hôpital. Fin je l'espère, puisque je peux pas savoir. Et j'vais poster là, parce que, que je poste ici ou ailleurs, tu le verras pas avant un moment alors bon.
J'sais pas trop c'que ça me fait tu sais, de me dire que tu seras pas là demain, ni après demain, mais j'ai jamais été une sentimentale. C'est juste... J'sais pas. ça fait quatre, cinq ans qu'on se connaît, et ça fait un trou. Et comment on est censé le ressentir le vide ? Et puis c'est pas comme si j'avais le choix, qu'en piquant une crise t'allais soudainement revenir. T'as voulu y aller, alors t'y es, c'est tout, fin de l'histoire. Tu passeras Noël avec tes nouveaux potes. Et, on devait aller voir starwars ensemble, on aurait pu retourner au marché de Noël comme l'année dernière. Tu te souviens ? Au furêt et tout, c'était drôle. J'y suis allée hier, au marché de Noël, et y avait encore ce trou. Meh bon. On fait avec.
Et puis j'sais pas. J'sais pas quoi dire, j'sais pas quoi faire. Y a rien à faire tu vas me dire. Rien à faire du tout, j'sais même pas dans quel hôpital t'es, ou si je peux te rendre visite. J'aimerais bien, mais j'crois pas que ce soit possible.
Et puis tu crois que je te déteste, non ? Et tu te fais des films, tu te racontes des histoires sans que je sache pourquoi alors que j'ai toujours été là. P't'être pas assez, j'ai p't'être toujours été une pote de merde alors, t'es mieux avec les autres, ouais. Les autres sont toujours mieux, je l'ai vite compris tu sais, quand tu te confiais à Anne ou Lucie.
Mais t'en fais pas. T'en fais pas, j'ai l'habitude. J'espère juste que t'es heureuse là où t'es, avec des gens biens et que tu finiras par guérir. Que si j'ai pas su t'apporter l'aide dont t'avais besoin, bah que les autres y arriveront.

Joyeux Noël ma grande. Tu me manques, même si tu y croiras pas.
...
<3

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MessagePosté le: Mer Fév 14 2018, 22:22    Sujet du message: Asphalt Répondre en citant

Je t'aime Noémie. <3

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:22    Sujet du message: Asphalt

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