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L'Hôpital

 
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Abysse Oubliée
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MessagePosté le: Sam Nov 11 2017, 21:19    Sujet du message: L'Hôpital Répondre en citant

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Encore une fois, l'hôpital est commun à Castway, Rosed et Brivery, il est assez spacieux et bien équipé.

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CLIQUE SUR LE TEXTE PUIS SUR LA NOTE DE MUSIQUE.
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MessagePosté le: Sam Nov 11 2017, 22:59    Sujet du message: L'Hôpital Répondre en citant

Josh - Eléane : Rencontre à l'hôpital

Comment on est est arrivé là ? Je savais que notre famille n'en était plus une, mais on vient de passer un cap. Parce que je crois que c'est pas normal de se retrouver à l'hôpital saoule, défoncée et la main en sang à 5h du matin.


Quelques heures plus tôt

Pour une fois, je dîne avec mes parents. Ça arrive rarement et comme à chaque fois, l'ambiance est électrique. La tension monte peu à peu et j'ai droit à différentes remarques de la part de mon père : "Arrête de jouer avec la nourriture", "Regarde-moi quand je te parle", "J'attends une réponse autre qu'un grognement". J'ai l'impression d'avoir sept ans dans ces situations. Je ne suis plus une gamine et pourtant, mes parents me considèrent encore comme telle. Mais je ne me laisse pas faire pour autant et ma réponse cinglante déclenche un magnifique "Sors de table et vas dans ta chambre !". Désolée papa, désolée maman, mais ce temps là est fini, révolu. Alors oui, je sors de table sans problème, je n'attends que ça depuis 20 minutes, mais je ne vais pas aller dans ma chambre. Je me lève et me dirige vers la sortie en prenant mon sac à main au passage. Je marmonne une insulte et claque la porte en sortant de la maison, ce qui fait crier mon père, une fois de plus. Mais après tout, ça, c'est un peu la normalité dans cette famille de dingues. J'ai pris l'air, traîné dans la ville, acheté de quoi m'amuser. Finalement, je me suis retrouvée assise sur le banc où on allait tout le temps, avec alcool, joints et cigarettes. Quel cliché ! Dans ces moments, je suis seule. Je n'ai besoin de personne, personne n'a besoin de savoir et de toute manière, personne ne peut comprendre.
Je finis par rentrer parce que je sens que je n'ai plus de larmes à verser et que seul mon lit pourra m'aider à surmonter la gueule de bois qui s'annonce. J'ai droit à une surprise en ouvrant la porte : mon père est encore debout. D'habitude, mes parents vont se coucher et on se contente de continuer nos vies respectives chacun de notre côté comme d'habitude. Mais pas cette fois. Allez savoir pourquoi. Peut-être que c'est la fois de trop. En tout cas, quand je rentre, ivre morte et défoncée à 4h du mat', mon père est assis dans le salon, guettant mon retour. Je crois qu'il ne m'a jamais vue comme ça. Malgré nos différends, j'ai toujours pris soin de ne pas me montrer dans mon pire état à mes parents. Peut-être qu'il me reste un fond de tendresse pour eux et que je cherche à les préserver ? J'en sais rien. Toujours est-il que je crois bien qu'il est choqué. Pauvre papounet, tu t'attendais à quoi sérieux ? Alors il se lève et se met à m'engueuler, à me crier dessus, à m'insulter même. Je reste silencieuse, un sourire en coin histoire de l'énerver encore davantage. Sauf que j'ai sommeil et j'aimerais bien qu'il me foute la paix. J'essaie de me défiler mais il m'attrape le bras pour m'empêcher de partir. Mauvaise idée. Je me débats mais il a plus de force et me fait asseoir. Ma mère, réveillée par les cris, observe la scène telle une statue de marbre, immobile, silencieuse et impassible. Je suis passée de l'indifférence à la colère en l'espace de quelques secondes et lorsqu'il me dit qu'on doit parler de mon comportement, j'explose.

-Et si on parlait du vrai problème ? Si on parlait de Layena ? Qu'est-ce que tu en dis, papa ? Tout a changé depuis qu'elle n'est plus là !

-C'est toi qui a changé, Eléane !

-Oui j'ai changé. Je ne suis plus la petite fille modèle ! Mais toi tu fuis cette maison et tes responsabilités. Tu crois que je ne vois pas que tu m'évites ? Tu n'oses même plus me regarder dans les yeux. Tu as honte, c'est ça ? Ou alors tu as des regrets ? Peut-être que tu aurais préféré que ce soit moi qui crève au lieu d'elle. Eh bien...


Je suis coupée dans ma tirade par une gifle. C'est inattendu et violent. Mon père n'y est pas allé de main morte et du sang remplit peu à peu ma bouche. Je vois la colère qui brille dans ses yeux. À ce moment ma mère n'existe plus, il n'y a plus que nous deux. Dommage pour toi papa, j'ai hérité de ton fort caractère.

-Je dois prendre ça pour un oui ? Allez, je me tire d'ici !

Je me dirige vers la porte pour la deuxième fois, la joue en feu. Mais mon père n'est pas décidé à se laisser faire cette fois. Il m'attrape le bras alors que je suis à côté de la porte et je me débats. Cela dure plusieurs secondes, peut-être même une minute. Est-ce que je suis en train de me battre avec mon père ? On en est vraiment arrivé là ? Soudain ma main passé au travers d'un des petits carreaux de part et d'autre de l'entrée. Je ne sais pas comment s'est arrivé. Un mouvement trop brusque de ma part ou de mon père. Toujours est-il que je pousse un cri, de surprise et de douleur. Je saigne et un bout de verre est carrément dans ma main. Ok, faut que j'arrête de regarder ou je vais vomir. C'est trop là. Ma mère semble enfin prendre conscience des événements alors que moi, je décroche totalement. Tout se passe très vite. J'ai l'impression d'être ailleurs, je n'ai même plus de colère en moi, juste une douleur lancinante qui me déconnecte peu à peu avec la réalité.


Ma mère a conduit et mon père n'est pas venu. Elle a bien essayé de me parler mais je n'ai pas réagi. Alcool, drogue et perte de sang ne font pas bon ménage. Ma mère demande un médecin dès qu'on franchit les portes des urgences. À la voir, on a l'impression que je suis en train de mourir. J'aimerais la rassurer, lui dire que ce n'est pas le cas, que je vais bien, mais aucun mot ne franchit mes lèvres maquillées. Je me contente de fixer ses cheveux blonds qui me font tant penser à Layena tout en essayant de remettre de l'ordre dans mon esprit.
Et maintenant ?

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MessagePosté le: Sam Nov 11 2017, 23:00    Sujet du message: L'Hôpital Répondre en citant

[Pour pas que ça "casse" la lecture, "Fe" ça se prononce "Fé" :3]]


Josh.
Ft. Éléane.


Sa main heurte mon épaule, et je titube légèrement, avant de jurer en allemand. Est-il sérieux cet abruti ? Je lâche un juron en allemand avant de me pencher vers le sol, ramasser ma bouteille d'eau, encore pleine et lui lancer le contenu sur la tronche. Allez, bien fait pour toi, Fe, il fallait pas me chercher ou m'énerver. Il est trempé. De la tête aux pieds, littéralement. J'étouffe un rire moqueur pour ne pas l’humilier encore plus, le pauvre. Les passant nous regardent un sourire au coin des lèvres, certains rigolent, d'autres lèvent les yeux au ciel. Quoi ? Vous n'avez jamais vu personne s'amuser avec de l'eau ? Détendez-vous les mecs, il fait chaud, on s'amuse. C'est pas comme si c'était la mort. Je prends alors la bouteille d'eau vide, et je me mets à courir devant Fe, histoire de rester en vie ne serait-ce que quelques minutes de plus. Il jure - en allemand lui aussi - et commence à trottiner derrière moi. Mais, j'ai plus d'endurance que lui. J'ai plus d'endurance, parce que moi, après les cours, je ne rentre pas m'enfermer pour réviser la médecine. J'ai plus d'endurance, parce que je préfère chercher le fight plutôt que de rester calme. Je préfère sortir, faire la fête, fuguer, m'amuser. Fe lui rentre, sors parfois avec ses potes, mais passe ses soirées à réviser. Et ça se fait ressentir dans ses notes. Alors que les miennes sont basses, les siennes atteignent le sommet. Mais, l'avantage, c'est que là, tout de suite, je gagnerai notre course, et donc notre jeu. Sauf que ça ne passe pas comme prévu. J'entends un juron allemand, mais ce n'est pas la voix de Fe. Je n'y fais pas attention, avant d'entendre un second juron, plus fort. Le respirations et les bruits de coursent de Fe ne me parviennent plus, mes oreilles n'absorbent que les jurons. Alors, je me retourne, et je fais demi-tour pour arrêter ma course. Fe est étalé sur le sol. Mes yeux se fendent, et je me précipite vers lui en hurlant, tandis que quelques passant commencent à s'affoler. Tout le monde parle - allemand - et j'entends quelqu'un déverrouiller son téléphone pour appeler les secours. Fe, bordel, pas maintenant. Je sais qu'il est inconscient, mais je me place près de lui, écartant les voyeurs malsains, et je lui parle. Je lui parle de la soirée qu'on doit faire tous les deux, demain. Je lui dis qu'il est exemple pour moi, et qu'un jour, il sera le plus grand chirurgien urgentiste de tous les temps. Et je lui dis qu'un jour, il vaincra sa putain de maladie, et que les crises cesserons. Je lui parle, tandis que le monde bouge autour de moi, que les pompiers arrivent. Je les entends me parler, me demander de bouger, mais je ne peux pas, non. Je suis immobile, là tandis que...

Bip. Bip. Bip. Bip. Bip.

Félix ! Félix, bordel ! J'ouvre les yeux, me réveillant en sursaut, en sueur. Ma main se dirige vers le bippeur des urgences, et je l'arrête, sans même lire ce qu'il peut bien indiquer. Merde. Fick dich ! Il me faut quelques minutes pour retrouver mon calme, et j'attrape mon téléphone pour lire l'heure. Dans un premier temps, la lumière m'aveugle et je suis incapable de lire quoi que ce soit, puis mes yeux s'adaptent à la luminosité, et je discerne cette putain d'heure. 5:02. C'est bien trop tôt. Un SMS s'affiche alors sur l'écran. Il provient d'une infirmière de garde, Samantha. Ah, merde. Le bippeur, c'était donc réel, et pas un rêve, ou un cauchemar. Je ne lis pas le contenu, je sais simplement que je dois aller au centre hospitalier, et rapidement. Je me lève, la tête dans le cul, et je me dirige vers ma salle de bain, pour prendre une douche rapide. Je ne peux pas ne pas me laver, vu toute la sueur qui s'écoule de moi. Merde. Je déteste rêver de Félix. Je déteste le revoir comme s'il était vivant. Mais ce que je hais par dessus tout, c'est de revivre ses crises. Merde. L'eau est froide, pour que je me réveille plus facilement, et je la prends très rapidement. Je m'habille en vitesse, avant de sortir de l'appartement, descendre les deux étages, marcher quelques mètres dans la rue. Je déteste quand je rêve en allemand. Je déteste quand mon passé européen vient me hanter. Félix est mort. Mort putain de bordel de merde. Rageur, j'ouvre ma voiture, avant de faire vrombir le moteur, en direction de l'hôpital.

Dès que je passe l'entrée, habillé en médecin, les infirmières viennent me voir. La pseudo urgence - parce que clairement, ça n'en est pas une - c'est pour une gamine. J'attrape le dossier rapidement, en me dirigeant dans la salle de pause, pour prendre un café. Si je n'ai pas de café, je ne suis pas opérationnel, alors mieux vaut pour cette... Je lis le nom de la patiente : Éléane. Bon, alors, cette jeune fille est sous l'emprise de stupéfiant, semble totalement bourrée et à des morceau de verre dans sa main qui est en sang, et peut être endommagée. Ah ! Une opération de la main de bon matin peut-être ? Génial, qui a faim ? Tu sais, Fe, je fais ce job pour toi, mes pour les réveils à cinq heures du matin, je te déteste frère. Toi au moins, tu peux dormir pour l'éternité. Je jette la tasse de café vide dans l'évier, tout en continuant de regarder le dossier. J'ouvre alors la porte de la chambre, et la première chose qui me frappe, c'est l'odeur de l'alcool. Ah, ces jeunes ! Dire que j'étais pareil, voire pire. Je retiens un sourire, afin de rester professionnel. Ce n'est pas Samantha qui m'accompagne, mais Jennie, une infirmière rousse aux tâche de rousseurs qui illumine son visage. Je lui donne le dossier, ignorant si elle l'a lu. Et je m'approche de la patience. Avant même que je ne puisse voir son visage, que sa mère me cache, cette dernière commence à avoir un débit de parole plus qu'élevé, comme si c'était la fin du monde. Calmez vous madame, et bougez vos fesses que j'examine votre fille. Évidemment, je ne dis pas ça, non. Je l'écoute me raconter que la certaine Éléane est passé au travers d'une vitre avec son père. Le reste, elle va trop vite, elle parle d'une certaine Layena, et répète je ne sais combien de fois qu'elle attends un médecin depuis longtemps. Oui, bon, ça va, il est cinq heures trente, relaxez. Je souris de manière professionnelle, et j'invite Jennie à lui faire prendre un café, ou un chocolat chaud. Après une bataille de regard, quelques arguments, et un ton autoritaire, elles disparaissent. Bien.
Éléane, dix-neuf ans, cheveux brun avec des reflets blonds, des lèvres pulpeuses, de beaux yeux verts. Bon, je dois avouer qu'il y a pire comme réveil. Je m’approche alors d'elle., en m'asseyant là où était sa mère. Sa main est ensanglantée, et un gros bout de verre dépasse. Je grimace.

« Bonjour, Éléane, je suis le Docteur Wagener. Bien, alors je vais examiner ta main, ce serait bien que tu essayes de rester immobile, d'accord ? »

Ses yeux, bien que magnifiques sont légèrement vide. Vive l'effet de la drogue. Je lui attrape le poignet, manipulant sa main avec soin. Le morceau de verre n'a touché aucun nerfs, tant mieux. Je vais pouvoir l'enlever sans crainte. Je ramène alors vers moi la table à roulette que Jen a laissé, et j'ouvre les tiroirs afin d'en sortir des compresses et du désinfectant. Sa main rentre largement dans la mienne, bien plus grande, ce qui a un côté pratique pour commencer à nettoyer tout le sang autour.

« Alors comme ça, tu es passé à travers une vitre ? »

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MessagePosté le: Sam Nov 11 2017, 23:02    Sujet du message: L'Hôpital Répondre en citant

S'il te plaît maman, arrête de hurler sur cette infirmière. Elle n'y peut rien tu sais, ce n'est pas de sa faute. Ce n'est pas elle qui s'est emportée contre sa fille, ce n'est pas elle qui a provoqué son père, ce n'est pas elle qui est resté immobile tandis que tout dégénérait. Parce que oui maman, tu es en partie responsable. Comme toujours, tu as été incapable de faire un choix entre ton mari et ta fille. Tu aurais pu empêcher qu'on en arrive là, tu sais. Mais tu ne l'as pas fait alors maintenant tu cries sur cette pauvre infirmière qui s'acharne à t'expliquer qu'un médecin ne va pas tarder. Même une fois l'infirmière partie, tu continues à t'exclamer comme si c'était la fin du monde. T'en fais pas, je peux attendre. Ça fait un mal de chien c'est vrai, mais je ne suis pas en train de mourir. Ce n'est pas comme la dernière fois maman, alors calme-toi s'il te plaît. Je te jure que ma vie n'est pas en danger. C'est juste... un morceau de verre dans ma main. Bon ok, c'est clairement écœurant, douloureux et un peu effrayant mais ça va. Je survivrai. Je ne suis pas en train de mourir donc par pitié, tais-toi. Ta voix aiguë me donne mal à la tête. Je suis fatiguée, j'ai envie de vomir, je souffre, alors je n'ai pas besoin que tu en rajoutes.

-Maman, s'te plaît...

Je lui parle en français et ce sont les premiers mots que je prononce depuis que mon bras a traversé la vitre. Elle se précipite vers moi comme si j'étais en train de prononcer mes dernières paroles. Ah, ma mère, je crois que je ne la comprendrai jamais. Toujours à côté de la plaque, absente quand j'ai besoin d'elle et présente quand je voudrais qu'elle disparaisse de ma vue. Heureusement l'entrée du médecin dans la pièce me sauve. Sinon, j'aurais eu droit à un sermon et je ne suis clairement pas en état. Je n'ai même pas le courage d'être vraiment énervée contre elle et pourtant, Dieu sait qu'elle est agaçante ! Je suis juste passive, attendant que tout se passe comme si je n'étais pas une actrice de la scène. Je me contente d'attendre. Je crois que j'ai un peu trop abusé sur l'alcool et les stupéfiants ce soir, je l'avoue. L'entrée du médecin déclenche une nouvelle crise d'hystérie de la part de ma mère. Je ne l'écoute plus, mais je compatis pour le médecin et l'infirmière obligés d'écouter ses jérémiades. Du médecin je ne vois que ses chaussures, des baskets. Ma mère m'empêche de voir qui c'est. Est-ce qu'il a lu mon dossier ? Mon dossier complet avec toutes mes hospitalisations ? Je ne sais pas.
Il faut dire que j'en suis pas à mon coup d'essai. Après la mort de Layena, j'ai vraiment dérapé. Mes parents m'ont emmené ici plusieurs fois parce que je faisais des crises d'angoisse qui ne se calmaient pas. Puis il y a eu le merveilleux mélange de médicaments et d'alcool. J'ai failli y passer, c'était mon but. C'est après ça que j'ai décidé de couper les ponts avec la plupart de mes amis. J'ai continué avec quelques mésaventures jusqu'au coma éthylique il y a quoi... 4 mois ? Je ne sais plus. C'est pour ça que ma mère panique. Elle a peur que ça recommence. Je l'entends qui parle mais je ne m'y intéresse pas jusqu'à ce qu'elle évoque Layena. À ce moment, j'ai envie de hurler, de lui crier de se taire. Pourquoi elle fait ça ? Ça ne le regarde pas, il n'a pas besoin de savoir. Il est juste là pour soigner ma main, ce n'est pas la peine de lui raconter notre vie. Finalement, le médecin finit par réussir à la convaincre d'aller prendre un café et de m'attendre ailleurs. Je le vois alors enfin. Il s'approche avec un sourire rassurant même s'il grimace en voyant ma main et s'assied à côté de moi. Je le fixe d'un air songeur. Il est jeune, il ne doit pas avoir fini ses études depuis longtemps. J'essaie pas de calculer son âge, j'en suis incapable dans mon état. Et puis il est beau, on dirait un allemand. Quand on vivait en Allemagne, il y avait beaucoup de blonds, ce n'est pas qu'un cliché. Bon après, ça veut rien dire. Sa voix me tire de mes pensées et je cligne plusieurs fois des yeux le temps d'assimiler ce qu'il vient de dire. Rester immobile ? Je pense que j'en suis capable. En fait, je crois que je suis incapable de tenir debout alors ne pas bouger, c'est largement dans mes cordes. Il prend ma main dans la sienne et commence à nettoyer le sang. Je le regarde faire et sa voix me surprend une fois de plus. Il veut vraiment qu'on discute ?

-Déjà, inutile de me parler comme si j'avais huit ans. J'en suis pas à ma première fois donc bon... Et désolée pour le comportement de ma mère.

Je grimace lorsqu'il s'approche de la plaie puis continue :

-Disons seulement que ma main a rencontré la vitre un peu trop violemment et de manière accidentelle. Pas de quoi en faire un drame.

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MessagePosté le: Dim Nov 12 2017, 12:31    Sujet du message: L'Hôpital Répondre en citant

Bon, reprenons les choses dans le bon ordre, parce réfléchir à une heure aussi matinale, c'est vraiment tout, sauf facile, surtout pour moi, qui à dix-sept ans me levais tous les jours après dix heures du matin, et ce, même lorsque j'avais cours. Pourquoi suis-je un putain de médecin maintenant ? Je vois bien que la gamine a mal, mais heureusement pour elle, la puanteur de l'alcool me prouve qu'elle est sous anesthésiant. Tu sais, ma grande, sans toute cette drogue et cet alcool qui sort de ton haleine, tu serais en train de hurler de douleur, parce que, avoir un aussi gros bout de verre (et certainement des débris) plantés à cet endroit de la main, ça fait bien plus qu'un mal de chien. Et, je sais de quoi je parle. Sauf, que moi, ma main a traversé une vitre un peu trop violemment en Allemagne, un soir de kampf. C'est quoi déjà le bon mot dans cette langue ? Ah oui, un soir de baston. Je me battais, comme quasiment tous les soirs, contre d'autres mecs pas très fréquentables de la ville, et j'ai voulu frapper un mec, près d'une vitre. Sauf qu'on la cassée, et nous sommes passé au travers, continuant notre combat au sol, dans les débris, tandis que la polizei arrivait. Et, évidemment, continuer un baston au milieu de gros bout de verres, c'est une chose d'une grande stupidité. Je soupir en y pensant, tout en continuant de nettoyer la main d'Éléane, et en essayant de me réveiller. Presque.
Je m'appelle Joshua Wegener. J'avais un frère jumeaux, Félix Wagener. Nous sommes nés en Allemagne, à Munich. Fe était malade, gravement, on a jamais su ce qu'il avait, mais il faisait régulièrement des crises qui le rendait presque inactif cérébralement. Je crois que Fe, était le mec le moins chanceux de la Terre. En plus de cette merde qu'il avait, il a été diagnostiqué leucémique à ses huit ans. Bordel Fe, si tu savais à quel point j'aurai tout donné pour être à ta place. T'avais un corps de lâche, tu faisais pas craquer les filles, mais bordel Fe, t'avais un charme de fou. T'étais le meilleur en cours, alors que j'étais le cancre. Ironique, hein ? Tu rêvais de devenir le plus grand chirurgien du monde, pour sauver tous les gamins dans ton cas. Tu jugeais personne, jamais, et au final, tout le monde t'aimais pour ça. Ils ne te prenaient pas en pitié, mais te respectaient pour ta force. Bordel, Fe, je me sens tellement faible à côté de toi, à chialer lorsque ma nuit ne se finit pas après six heures du mat'. Je me rappelle à la fin. T'as même pas pu avoir ton examen final, ce pour quoi tu te battais. La vie t'as vraiment rien donné, tu as toujours du décrocher la lune pour avancer. Tu sais, tous les jours je venais à ton chevet. Je me levais à cinq heures, pour être à tes côtés de six heures à huit heures. Puis, j'allais en cours, en me disant que tu en aurais besoin lorsque tu irais mieux. Entre midi et deux, je revenais te voir, et le soir aussi. Les infirmière étaient obligées de me mettre dehors, et tous les soirs, je hurlais pour rester à tes côtés. J'avais besoin de toi Fe. J'ai besoin de toi Fe.
Je reviens à la réalité, en m’apercevant que je ne nettoie plus la plaie. J'ai simplement la main blessé de la jeune fille dans ma main, tandis que la compresse est en l'air, dans mon autre main. Elle me regarde d'une manière que je ne pourrai décrire. En même temps, quel médecin s'arrête en plein soin ? Je cligne des yeux, et je marmonne.

« Es tut uns leid. »

Je me rends compte que je viens de parler en allemand, et je lève les yeux aux ciel avant de parler en anglais, la langue du pays, afin de traduire. « Pardon. ». Je reprend alors le soin, tout en finissant de nettoyer totalement la plaie. Le morceau de verre est gros, et il y a certainement des petits débris à l'intérieur. Bordel, elle ne s'est pas loupée. Je lui tourne doucement la main, m'assurant qu'elle puisse bouger sans déclencher une hémorragie. Il ne se passe rien, parfait. Je passe sous silence s ces remarques, qui ne me parviennent que maintenant à l'esprit.

« Attention, ça va faire mal. »

Au moment où je prononce ces mots, je retire d'un geste vif, rapide et prévis le petit bloc coincé dans sa main. À la fin de ma phrase, le morceau est dans ma main, et d'un rapide coup d’œil, je dirai qu'il fait cinq centimètres. Heureusement qu'il était plus transversal que vertical. Sa main se met à saigner, et je jure en Allemand, avec un magnifique verdammte Scheiße. Merde, je suis vraiment fatigué, l'allemand prend le dessus à chacune de mes pensés. Je fais alors un point de pression sur sa main, tout en désinfectant, pour être certain que tout aille bien par la suite.

« Tu viens souvent ici, non ? »


Le dossier me fait dire ça, avec les nombreux tampons sur les hospitalisations. Et puis, au moins, ça la fait parler, et sa concentration n'est pas exclusivement sur sa main douloureuse.

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MessagePosté le: Lun Nov 13 2017, 01:01    Sujet du message: L'Hôpital Répondre en citant

[Tu veux me faire pleurer ou quoi ? C'est trop triste !
Bon j'avais envie de répondre donc je l'ai fait mais c'est loin d'être aussi beau que toi, c'est nul et sans doute bourré de fautes mais tant pis. <3]

Le médecin semble ailleurs. Je ne peut pas lui en vouloir au vu de l'heure, 5h45 d'après l'horloge. Au bout d'un moment, il s'interrompt et semble penser à autre chose. Je me contente alors de le fixer sans un mot, en profitant pour remarquer la beauté de son visage et en particulier de ses yeux verts. C'est alors qu'il s'excuse. Mais il le fait en allemand. Il traduit mais c'est inutile, je le parle aussi bien que l'anglais et le français. Donc ce beau docteur est allemand. J'en avais fait la supposition mais voila que ça se confirme. Néanmoins, ça me fait étrange. Ça faisait longtemps que je n'avais pas entendu cet accent si caractéristique. Évidemment, j'ai fait de l'allemand à l'école, mais les profs étaient français, ils n'avaient pas cette intonation particulière caractéristique aux germaniques. Les souvenirs remontent à la surface et c'en est presque douloureux, l'alcool et la drogue devant sans doute aider.
Je me souviens particulièrement de cette fois, où Layena s'est écorchée les genoux au parc. C'était un parc où on allait souvent. Ma mère y retrouvait une amie qui avait une fille de mon âge. Elles discutaient pendant qu'on jouait ensemble. C'était ma meilleure amie à l'époque. Ce jour-là, c'était peu de temps avant le déménagement donc j'avais cinq ans et Lay presque trois. J'ai toujours eu une excellente mémoire et je me souviens parfaitement de cette journée, même si j'étais jeune. Je jouais avec Golde, mon amie, et ma sœur s'amusait toute seule à côté de nous. Je n'ai pas vu ce qui s'est passé exactement mais Lay s'est mise à pleurer. Je me suis précipitée vers elle et quand j'ai vu ses tout petits genoux ensanglantés, je me suis mise à pleurer à mon tour. J'ai crié pour que ma mère vienne et quand elle a vu l'état de panique dans lequel j'étais, elle a cru que c'était moi qui était blessée. Mais non, j'étais juste terriblement inquiète pour ma petite sœur qui était pourtant à peine éraflée. J'ai toujours été comme ça, trop protectrice. Ça a continué toute notre enfance, elle a toujours pu compter sur moi. J'ai été faire peur à un garçon qui l'embêtait, j'ai menti à mes parents pours qu'elle aille voir son petit copain. Elle était la petite dernière, chouchoutée par ses parents et sa grande sœur. Mon père disait que c'était une vraie petite allemande, avec ses cheveux blonds et ses yeux bleus. Pour moi, c'était mon petit chat, ma beauté, ma pianiste préférée. J'aurais pu l'écouter jouer pendant des heures. Mais je n'ai pas su être là quand j'aurais dû, ce fameux jour.
La voix du médecin me ramène à la réalité. Je n'ai pas le temps de comprendre ce qu'il me dit qu'il arrache le morceau de verre de ma main. Bordel ça fait mal ! Et ça se met à saigner. J'en ai vu d'autres et pourtant je commence à me sentir mal. À moins que ce ne soit l'alcool. Toujours est-il que je réponds à sa question par un :

-Je vais vo...

Je ne peux même pas finir ma phrase. Je vomis. Heureusement, mon sauveur à de bons réflexes et il m'a tendu une bassine. Il devait s'y attendre en même temps. Je dois être dans un état pitoyable. J'ai mal à la main, à la tête, j'ai sommeil et penser à Layena est douloureux, encore plus que tout le reste. Ce docteur me fait penser à elle alors qui si j'ai autant bu, c'est justement pour essayer d'oublier. Je prends quand même le temps de lui répondre. D'habitude, je lui aurais dit de se mêler de ses affaires, mais là je suis encore sous le coup de ce souvenir sorti des méandres de ma mémoire. Je me contente de hausser les épaules et de dire d'un ton navré pendant qu'il s'occupe de ma main :

-J'ai arrêté de compter, ça devenait déprimant. Si je dis que c'est parce que je suis maladroite et tête en l'air, c'est crédible ?

J'ai parlé en allemand de manière instinctive et j'ai un sourire fatigué quand il relève la tête. Oui je parle allemand, et non je ne viens pas ici tous les quatre matins parce que je suis maladroite. Mais je pourrais peut-être revenir juste pour tes beaux yeux.

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MessagePosté le: Aujourd’hui à 06:08    Sujet du message: L'Hôpital

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